|
De Zlatan à Modric, en passant par Giroud et Kjaer, les « vieux briscards », comme on les appelle, réussissent régulièrement en Italie et notamment sous le maillot rossonero.
On se souvient des buts de Giroud contre le cousin interiste qui ont contribué au 19e scudetto du club obtenu en 2022, de la grinta apportée par Ibrahimovic qui aura insufflé à toute l'équipe l'envie de gagner, du viking Simon Kjaer qui aura gardé fidèlement les cages de Donnarumma et de Maignan. On peut évoquer quelques échecs également, comme celui de Mandzukič qui aura passé plus de temps à l'infirmerie que sur la pelouse de San Siro, ou encore le passage d'Higuain et un peu plus récemment (bien que les causes soient un peu différentes) du passage de Kyle Walker qui n'aura marqué personne dans les tribunes. Pourtant, l'AC Milan continue de faire confiance à ces vieux de la vieille pour apporter expérience et professionnalisme dans un club qui comporte beaucoup de jeunes éléments à qui ceci ferait du bien. Si le club lombard serait en négociations avec Sergio Ramos (pour un contrat de 6 mois, selon les informations actuelles) le nom de Robert Lewandowski résonne également dans les couloirs de Milanello pour la saison 2026-2027. Celui qui aurait dû obtenir le ballon d'or 2020 verra son contrat au Barça expirer à l'issue de cette saison. Alors qu'il fêterait quelques mois plus tard ses 38 ans, il pourrait apporter son expérience à notre club. Alors que la saison précédente était un échec total tant sur le plan sportif que financier, le club du diavolo pourrait revenir sur une formule qui a fonctionné il y a pas si longtemps encore, à savoir des joueurs prometteurs (Jashari, Ricci, ou encore Bartesaghi, le joueur issu du centre de formation du club) et quelques joueurs expérimentés qui pratiquent ou ont longtemps pratiqué le football à haut niveau (Modric, Rabiot). Une formule qui a gagné, seulement il faudra faire attention. Si Igli Tare (directeur technique, NDLR) ne s'appuie que que ses joueurs expérimentés et ne renforce pas l'effectif avec des joueurs plus jeunes mais fonctionnels, la saison prochaine risque d'être compliquée à tenir en cas de blessure de certains joueurs. Max Allegri a demandé au directeur un effectif plus réduit pour cette saison en cours, et on remarque déjà que certains joueurs (notamment achetés lors de ce mercato estival) ne parviennent pas forcément à s'inscrire comme des alternatives sur la durée. On pense par exemple à Nkunku qui ressemble plus à un panic-buy qu'autre chose (Allegri a demandé un buteur d'expérience pour concurrencer Gimenez et le français est arrivé en toute fin de mercato). Avec un retour en ligue des champions en bonne voie au vu des résultats actuels du club, Igli Tare devrait avoir une liberté d'action plus élargie pour obtenir des joueurs plus compétitifs et construire un avenir plus compétitif et basé sur le long terme, ce dont le club a cruellement manqué depuis le départ de Paolo Maldini, lui qui avait (en partie) créé un projet basé sur le long terme.
0 Commentaires
Gérer un club de football, à plus forte raison au XXIe siècle ne s'apparente malheureusement pas à une carrière manager sur FIFA mais plus à un bon vieux Football Manager avec des enjeux qui vont au delà de la réussite sportive, un peu comme une entreprise ou plus encore, une action en bourse dont le but du jeu est de faire du bénéfice, et qui sait, revendre l'action (ou le club) pour récupérer ce bénéfice. Aussi, aujourd'hui il ne s'agit plus seulement d'acheter les plus grands joueurs et gagner des titres nationaux ou internationaux, à moins d'être géré par des propriétaires investis dans le pétro-dollar pour qui dépenser cinquante millions pour un seul joueur revient à aller à la boulangerie acheter son pain pour le commun des mortels. Comme le dirait un grand philosophe français « Le football il a changé », et il a bien raison ! Petit à petit, le football tend sur un équilibre sportif - financier. Il reste encore bien des mauvais élèves en la matière mais plusieurs clubs tentent de réussir l'aspect financier par la réussite sportive (AC Milan, le petit poucet Brest et sa grosse performance la saison 24-25 entre championnat et ligue des champions (dont les revenus ont permis de payer l'ensemble des salaires des joueurs pour environs six mois).
💰 Comment fixer le prix d'un joueur ? Il y a plusieurs critères qui déterminent la valeur marchande d'un joueur. • 📝 Le temps de contrat restant au joueur. Un joueur qui vient de prolonger son contrat vaudra automatiquement plus que s'il lui restait un an de contrat • 📈 Les performances individuelles du joueur. Un joueur qui fait une grosse saison va attirer plus de clubs et sa valeur marchande pourra augmenter • 📈📈 Les performances collectives. Un « bon » joueur dans une équipe qui performe en championnat ou en international aura plus de valeur qu'un joueur dans une équipe qui fera une saison moyenne / blanche. Le club vendeur sera évidemment en position de force dans le premier cas • 🧑🦯 L'âge du joueur. Eh oui ! Un joueur dans la force de l'âge aura plus de valeur qu'un jeune joueur ou encore un joueur d'un âge plus avancé ! En dehors de ces critères, la concurrence peut avoir un effet et entraîner une « mise aux enchères ». Si une équipe est approchée par plusieurs clubs, son prix (au près du club vendeur) pourra être vu à la hausse alors que si un joueur n'attire pas, son club aura moins de marge de manœuvre. Ça, c'est dans la théorie, ou en tout cas dans certains championnats. La Premier League ou encore l'Arabie Saoudite ayant plus de moyens financiers que d'autres championnats, s'ils décident d'offrir un montant faramineux sur un joueur malgré sa valeur initiale... Évidemment, cela « fausse » un peu la donne ! Mais c'est aussi le risque de ne pas réussir à vendre un joueur si son club demande trop, et dans certains cas, le perdre gratuitement. Il faut être gourmand quand tu es en position de force (bonnes performances du joueur et du club, temps de contrat restant du joueur, plusieurs offres) et prudent si le club a besoin d'argent rapidement ou s'il ne veut pas prendre le risque de voir son joueur partir gratuitement. ⚽ Le football il a changé. On vous le disait plus haut. Au XXe siècle et au début du XXIe siècle, le football se résumait (pour les gros clubs en tout cas) d'acheter des joueurs et de rentabiliser grâce aux titres qu'ils soient nationaux ou internationaux. Seulement aujourd'hui, comme on le disait encore, mis à part quelques mauvais élèves, le football tend à trouver une forme d'équilibre entre le sportif (achat de joueurs) et l'aspect financier. Aujourd'hui, si un club veut un « gros » joueur, il devra non seulement se plier aux exigences de l'UEFA quant au FPF, mais aussi probablement vendre un ou des joueurs pour trouver cet argent. Mais ce n'est pas qu'une question d'argent, c'est aussi un choix sportif, de jouer sur un collectif plutôt qu'une équipe all star sur FIFA. Le PSG a aligné les meilleurs joueurs depuis l'arrivée du Qatar au club sans jamais réussir à obtenir le Graal, et l'année où ils ont voulu créer un vrai collectif bien huilé, ils ont brillamment réussi à obtenir la coupe aux grandes oreilles. Ne gère pas une équipe de stars qui le veut ! Si Ancelotti ou encore Zidane au Real Madrid l'ont fait, Pep avec City, ça ne fonctionne pas tout le temps. Si les joueurs sont dans une atmosphère où ils sont traités en stars en plus de leurs salaires colossaux, un entraîneur aura plus de mal à gérer leurs égos. 🗒️ Et les listes UEFA dans tout ça ? Un club évoluant en compétitions européennes doit aussi respecter certains critères qui influent sur le recrutement, comme par exemple : • 25 joueurs sur la liste A, dont au moins 2 gardiens de but. • 8 de ces 25 places sont réservées exclusivement aux joueurs formés localement* et aucun club ne peut avoir moins de 4 joueurs formés par club (dont 4 places pour les joueurs formés dans le championnat) *Un joueur « formé localement » signifie qu'il ont évolué dans un même club ou un autre club du même championnat pendant 3 saisons entières ou 18 mois s'ils ont entre 15 et 21 ans. En conclusion : Si un club ne jouit pas d'une réussite régulière en compétition européenne, il devra redoubler d'intelligence de recrutement mais aussi de son sponsoring ou encore d'un exploit collectif pour attirer les rentrées d'argent. Bien que cela ne soit pas courant, les exemples existent toujours. Le scudetto de l'AC Milan en 2022 avec un effectif qui n'était pas taillé pour l'obtenir si rapidement, la qualification en C4 de Mainz 05 pour la saison 2025-26, les invincibles du Bayer Leverkusen, ou encore l'exploit de Brest en ligue des champions. Remise en contexte Lors d'un précédent article, nous nous sommes attaqué à un travail titanesque dans le but de décortiquer le travail fourni par Paolo Maldini lors de son passage dans l’organigramme du club pour lequel il a toujours joué. Le premier article qui n’était qu’une première partie était basé uniquement sur le point de vue économique de la gestion de Paolo Maldini. Cet article, qui n'était qu'une première partie, se concentrait uniquement sur l'aspect financier du travail de Maldini. Ce deuxième parti le sera donc plus basé sur l'aspect sportif et humain, ce qui pourrait permettre de remettre les pendules à l'heure... Ou pas Un ancien joueur proche des joueurs Paolo Maldini, par son rôle de Directeur Technique, avait donc plusieurs rôles : acheter ou vendre des joueurs notamment qui faisait conjointement avec Frédéric Massara, mais le rôle dans lequel il se distinguait le plus était sa proximité des joueurs. En effet, il était pratiquement tous les jours à Milanello pour suivre les entrainements de ses protégés. Cette faculté à être proche des joueurs lui a permis de nouer des liens avec certains d’entre eux. Maldini était relativement proche de Théo Hernandez, Rafael Leao et Mike Maignan. On l’a bien remarqué lors de son renvoi puisque ce sont les trois joueurs cités qui ont réagi avec le plus de virulence par l’intermédiaire de leurs réseaux sociaux respectifs. Maldini est une personne qui est à l’écoute, certains joueurs aimaient venir lui parler que ce soit de leurs problèmes personnels ou de leurs problèmes professionnels. Théo Hernandez n’hésite pas à lui rendre encore hommage ces derniers temps et est souvent en contact avec lui. Maldini est une personne humble, il n’a jamais hésité à faire passer le club en premier lieu tout en se mettant en retrait. Cette humilité lui a même porté préjudice dans le cadre de prolongations qui ont débouchées sur des départs libres de joueurs cadres de l’équipe. Maldini est une personne qui porte son club dans son cœur, il était très souvent (presque tous les jours) à Milanello pour voir les joueurs s’entraîner, contrairement aux personnes qui l’ont remplacé suite à son licenciement comme Zlatan Ibrahimovic notamment. Maldini est une personne férue de travail, il n’hésitait pas à se déplacer pour parler aux futures recrues et les convaincre de renjoindre l’équipe. Si Maldini avait eu un rôle différent… Paolo Maldini a réalisé un très bon travail en tant que Directeur Sportif même si les chiffres financiers ne parlent pas en sa faveur. En effet, sous son mandat, le club a ressuscité et est redevenue une place forte du Calcio. Cependant, si on reparle une dernière fois de chiffres et de finances, son mandat est malheureusement assombri par quelques transferts ratés : Origi, Ballo-Touré ou encore Vasquez pour ne citer qu’eux, mais encore une fois, s’arrêter à cet unique point de vue n’aurait aucune valeur. En effet, sous Maldini (auquel on peut rajouter Boban et Massara), le club a décroché le scudetto et retrouvé la Ligue des Champions après une décennie d’absence. Le club a également retrouvé de sa superbe au niveau de sa renommée sans nécessairement pouvoir faire des dépenses stratosphériques sur le plan des transferts. Maldini, cependant, au lieu d’être licencié, aurait pu être transféré à un autre poste qui aurait pu avoir autant d’importance. Il aurait pu devenir ambassadeur du club, mais il aurait plus de responsabilités que Franco Baresi ou Arrigo Sacchi qui sont, à mon point de vue, juste présents comme ambassadeurs histoire de montrer que le club n’oublie pas une partie de ses légendes. À la différence des deux derniers cités, il aurait pu jouer un rôle actif dans la conclusion des transferts en allant directement rencontrer les cibles visées et leur présenter le projet. Après un rapport auprès du Directeur Technique ou du Directeur Sportif, celui-ci aurait pu intensifier les contacts pour conclure définitivement le transfert. Pourtant, une place, à mes yeux, lui aurait été parfaite est celle de président. En effet, il est de coutume qu’en Italie, le propriétaire d’un club ne soit pas nécessairement son président, même si c’est le cas dans d’autres championnats également (Marseille, Bayern de Munich, …), mais il est important que le président soit une personnalité forte pour pouvoir faire avancer le club dans le bon sens. Or, on ne peut pas dire que Paolo Scaroni soit le président le plus influent de la botte. Maldini pourrait être un parfait président : excellent communiquant, il est capable de faire des déclarations qui expliquent des points de vue importants ; respecté par ses pairs et les joueurs actuels, il pourrait taper du poing sur la table quand c’est nécessaire ; humble et discret, il pourrait être le parfait lien entre le propriétaire et l’organigramme de direction dans le but de relayer les communications importantes et enfin et surtout, c’est un enfant du club qui connaît parfaitement les rouages du Milan AC mais aussi du football italien et européen en général. Une entreprise qu’elle quelle soit (un club de football reste, quoi qu’on en pense, une entreprise qui doit générer des bénéfices dans le but d’être rentable et de se développer) se doit d’être dotée d’un président fort et ayant une personnalité dans le but de grandir, on le remarque dans le domaine du marketing où Jeff Bezos ou encore Elon Musk sont des personnalités qui n’ont pas peur de dire les choses et qui sont respectées dans leurs domaines. Qui d’autre que le joueur le plus capé du club, ancien capitaine, légende vivante pourrait remplir à la perfection ce rôle de président ? Gageons que Gerry Cardinale fasse traduire et lise ces lignes et se décide à rappeler Paolo Maldini pour lui offrir le rôle fondamental de président du Milan AC. Article rédigé par Micky pour La Table Ronde et AC Milan - Choix & Analyses, 27 juillet 2025. Une carrière couronnée de succès
Paolo Maldini, l’homme du Milan AC, légende incontestable et incontestée d’un seul club au palmarès aussi long que le bras. Paolo Maldini a fait ses débuts avec l’équipe première du Milan AC le 20 janvier 1985 à l’âge de 16 ans et 208 jours contre l’Udinese en remplacement de Sergio Battistini. C’est le début d’une très grande aventure et une carrière gargantuesque à qui il ne manque que la consécration mondiale et européenne au plan national, son aventure au club comme joueur se terminant un soir de 31 mai 2009 contre la Fiorentina. Maldini, c’est donc 24 ans de carrière au Milan AC, 902 matchs pour 33 buts, 7 scudetti, une coupe d’Italie, 5 supercoppa, 2 coupes intercontinentales, 1 coupe du monde des clubs, 5 supercoupes d’Europe et enfin 5 ligues de champions dont la fameuse victoire contre le FC Barcelone en 1994 de Johan Cruyff surnommé la « Dream Team ». C’est aussi 126 sélections pour l’équipe d’Italie pour 7 buts. Il est donc incontestable que Paolo Maldini est une légende des Rossoneri dont sa famille est la seule à avoir gagné la ligue des champions avec deux membres de la famille étant capitaine : Cesare Maldini (son papa) en 1963 et lui-même en 2003 et 2007. Une reconversion logique (ou pas) Le Milan AC, comme beaucoup de monde le sait, est un club très important au niveau européen, puisqu’il possède toujours à l’heure actuelle, la deuxième place concernant le nombre de titre en ligue des champions malgré une décennie de décadence commencée en 2012. En effet, cette année-là marque le départ de nombreux joueurs tels que Gennaro Gattuso, Filippo Inzaghi, Allessandro Nesta qui partent en retraite ou en pré-retraite, mais aussi Mark Van Bommel, Gianluca Zambrotta et Antonio Cassano ou encore Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic qui cèdent aux sirènes de la nouvelle place forte française : le Paris Saint-Germain qui venait d’acquérir dans son organigramme Léonardo et comme entraîneur Carlo Ancelotti pour jouer les premiers rôles. Le club rentre dans le rang, malgré la vente du club à un fond d’investissement chinois présidé par Yonhhong Li après trois ans d’attente de la part de Silvio Berlusconi. Cependant, malgré des dépenses sur le marché des transferts gargantuesques avec des arrivées comme celle de Léonardo Bonucci, le club peine à redresser la barre. Pire encore, puisque le fond propriétaire du club n’est pas capable de rembourser le prêt effectué pour acheter le club auprès de la banque d’investissement Eliott. Cette dernière prend donc le contrôle du club en 2018. Cette banque d’investissement n’a pas pour objectif de rester à long terme le propriétaire du club, donc elle décide de réorganiser complètement l’organigramme du club dans le but de remettre à flots les finances du club pour pouvoir mieux le vendre plus tard. Paolo Scaroni devient le nouveau président, Ivan Gazidis devient directeur général et Léonardo fait un bref retour en tant que directeur sportif. Cependant, la grande évolution est la présence de Paolo Maldini (depuis 2018) et Zvonomir Boban (depuis 2019 en qualité de directeur sportif), deux légendes du club au sein de l’organigramme. Léonardo remplace Massimiliano Mirabelli qui avait plombé les finances du club. Cependant, ses transferts entrants comme Gonzalo Higuain n’ont guère plus de réussite et le club peine toujours à remonter la pente en Serie A malgré des qualifications en Europa Ligue. Léonardo prend donc logiquement la porte et est remplacé par Frédéric Massara qui devient le nouveau directeur sportif en provenance de l’AS Rome et qui est épaulé par Paolo Maldini et Zvonomir Boban, tous deux nommés directeurs techniques du club. Les trois dirigeants travaillent de concert sur la politique des transferts lors de l’été 2019 : une petite révolution commence à prendre forme avec les arrivées de Rafael Leao en provenance de Lille (49,50 M), Théo Hernandez en provenance du Real Madrid (22,8 M), Ismaël Bennacer et de Rade Krunic en provenance d’Empoli (17,2 M et 8,6 M) et Léo Duarte en provenance de Flamengo (10,6 M), sans parler du rachat du prêt de Franck Kessié au profit de l’Atalanta pour 32 M et du prêt de Ante Rebic de l’Eintracht Frankfort en échange d’Andre Silva. Dans le sens des départs : Diego Laxalt en prêt avec option d’achat vers le Torino, Patrick Cutrone pour 23 M vers Wolverhampton et une flopée de joueurs partent en fin de contrat : Andrea Bertolacci , Ivan Strinic et José Mauri alors que Riccardo Montolivo, Cristian Zapatta et Ignazio Abate prennent leur retraite. Paolo Maldini fait également du ménage dans le staff en faisant signer la star montante des entraineurs italiens : Marco Giampaolo en provenance de la Sampdoria. Cette nouvelle politique de transferts marquée par l’arrivée de jeunes joueurs à forts potentiels (puisque le plus âgé est Léo Duarte qui a 23 ans) dirigée par l’ambitieux Marco Giampaolo est un véritable échec puisque le club pointe à une décevante 13ème place à la mi-automne. L’entraineur se fait licencié et est remplacé dans la foulée par Stefano Pioli qui avait pour seul fait d’armes une troisième place avec la Lazio lors de la saison 2014 – 2015 et une finale de la coupe d’Italie la même année. Cependant, suite au mercato hivernal de 2020 marqué par le retour de Zlatan Ibrahimovic en provenance du Los Angeles Galaxy, l’arrivée de Simon Kjaer tout droit de Séville en prêt avec option d’achat de 3,6 M et le prêt avec option d’achat d’Alexis Saelemaekers (7,65 M) venu d’Anderlecht alors que des joueurs achetés sous Mirabelli, quant à eux, partent : Mattia Caldara en prêt vers l’Atalanta Bergame, Pepe Reina en prêt vers Aston Villa, Suso en prêt vers Séville, Ricardo Rodriguez en prêt vers le PSV Eindhoven, Fabio Borini en prêt vers l’Hellas Vérone et surtout Krzysztof Piatek arrivé en grande pompe il y a à peine un an pour 27 M vers l’Hertha Berlin. L’équipe commence à enchainer les bons résultats, mais est stoppée dans son élan par la pandémie de Covid-19 qui fait des ravages dans le monde. Cependant, la Serie A finit par reprendre ses droits et le club termine à une honorable 6ème place qualificative pour la Ligue Europa. La fin de la saison 2019 – 2020 est également marquée par le départ de Zvonomir Boban le 7 mars suite à des désaccords avec la direction qui pensait enrôler Ralk Rangnik au poste d’entraineur. Vu les relations professionnelles étroites qu’il entretenait avec Maldini, ce dernier devait quitter également ses postes en fin de saison. Cependant, il a été confirmé suite au redressement spectaculaire durant cette saison tronquée. Durant l’intersaison 2020 – 2021, Massara et Maldini travaillent activement pour renforcer l’équipe avec comme objectif d’accéder au Top 4 et retrouver la Ligue des Champions qui n’a plus été jouée par le club depuis la saison 2013 – 2014, malgré que les finances ne soient pas au beau fixe. Pour ce faire, Maldini fait signer les joueurs suivants : Jens Petter Hauge (4,8M en provenance de Bode/Glimt qui ne sera qu’une étoile filante, Ciprian Ttarusanu (1M en provenance de Lyon pour suppléer Gianluigi Donnaruma, Pierre Kalulu (1,39 M en provenance de l’équipe réserve de Lyon), Sandro Tonali en provenance de Brescia sous forme de prêt payant de 5M, Brahim Diaz en prêt en provenance du Real Madrid et Diogo Dalot en prêt en provenance de Manchester United. Il y a également du mouvement dans le sens des départs : Diego Laxalt revenu de prêt (option d’achat non activée de la part du Torino) part cette fois-ci en prêt avec option d’achat au Celtic Glasgow alors que Giacomo Bonaventura, Lucas Biglia partent libres et que Lucas Paqueta dont les relations avec Pioli ne sont pas au beau fixe rejoint Lyon pour 20 M. Le début de saison est tonitruant puisque le club pointe encore à la première place après la 22ème journée de championnat, donc d’autres transferts sont encore réalisés durant l’hiver 2021 : Soualiho Meïté en prêt avec option d’achat (qui ne sera jamais levée) en provenance du Torino, Mario Mandzukic (qui jouera très peu suite à des blessures) qui arrive libre et Fikayo Tomori en prêt avec option d’achat en provenance de Chelsea, tandis que Mateo Musacchio est le seul départ notable contre un chèque d’1 M vers la Lazio. Cette saison se termine sur une honorable 2ème place à 12 points du rival interiste et retrouvera donc la plus prestigieuse des compétitions européennes la saison prochaine. Pour faire bonne figure notamment pour son retour sur la plus grande scène européenne et sécuriser la position du club dans le Top 4 italien, Maldini va travailler dans le but de renforcer son équipe durant l’intersaison 2021 - 2022. Au rayon des arrivées durant l’été 2021, on compte Fado Ballo-Touré en provenance de l’AS Monaco pour 4,2 M, Mike Maignan de Lille pour 13 M, Olivier Giroud de Chelsea pour 1M, Yacine Adli de Bordeaux (où il sera prêté la saison) pour 9 M, mais aussi l’arrivée en prêt avec option d’achat d’Alessandro Florenzi (3,15 M) et une reconduction pour 2 ans du prêt de Brahim Diaz pour qui le Real aura un droit de contre-rachat. Fikayo Tomori (28,5 M) et Sandro Tonali (10 M) voient, quant à eux, leur option d’achat définitivement activée. Cependant, cet été est également marqué par les départs libres de Gianluigi Donnarumma (qui prend son frère Antonio dans les valises) vers le PSG et de Hakan Calhanoglu vers l’Inter Milan alors que Diego Laxalt est (enfin) définitivement vendu au Dynamo Moscou contre 3,5 M et Jens Petter Hauge à l’Eintracht Francfort contre 12 M. Comme lors de l’exercice précédent, Milan démarre bien la saison et reste en embuscade dans les premières places, malgré une campagne en ligue des champions relativement terne soldée par une sortie dès la phase de groupe et le mercato d’hiver est très calme avec le simple transfert définitif d’Andrea Conti vers la Sampdoria pour un montant inconnu. Milan prendra la tête du classement de manière définitive lors de la 28ème journée et ne la lâchera plus, remportant ainsi son 19e Scudetto, le premier depuis 2011 et une décennie de déboires. Malgré ce scudetto, Eliott qui quitte le club comme prévu n’est pas satisfait de Maldini, notamment concernant les dossiers Donnarumma et Calhanoglu. Les Tifosi espèrent que le club continuera sur cette lancée et que le nouveau propriétaire (le fonds d’investissement américain Redbird présidé par Gerry Cardinale) investira dans ce but. Maldini, quant à lui, est finalement conforté dans ses fonctions aux côtés toujours de Frédéric Massara. Conforté dans son rôle de directeur technique, Maldini travaille à renforcer l’équipe et multiplie les pistes pour renforcer différents secteurs de jeu. Au-delà des pistes Paulo Dybala qui aboutira au transfert de Charles De Ketelaere en provenance du FC Bruges (37,5 M) et Marko Arnautovic qui aboutira finalement au transfert de Divock Origi provenant libre de Liverpool, l’intersaison 2022 – 2023 est marqué par les arrivés de Malick Thiaw venu de Schalke 04 (9,3 M), Aster Vranckx de Wolfsbourg (prêt avec option d’achat), Sergino Dest de Barcelone (prêt avec option d’achat) et Antonio Mirante qui est libre de tout contrat. Au rayon des départs : Franck Kessié part libre à Barcelone, Alessio Romagnoli libre à la Lazio, Samu Castillejo libre à Valence et Alessandro Plizzari à Pescara contre un chèque de 425 000 euros. Cette saison plus que poussive marqué par le scandale des transferts de la Juventus se terminera par une 4ème place arrachée dans les dernières journées et grâce aux retraits de 10 points infligés à la Juventus. Les transferts hivernaux, quant à eux, se limiteront à l’arrivée du gardien Devis Vasquez pour 810 000 Euros en provenance de Club Guarani, club paraguayen. Le 5 juin 2023, le propriétaire du club Gerry Cardinale licencie Paolo Maldini et Frédéric Massara à la suite de différends concernant les investissements pour les transferts et le futur sportif du club. Maldini, le directeur technique, quel bilan ? Maldini, sur 4 saisons en tant que directeur technique, c’est 271,6 M en transferts entrants dans le club pour 87M en transferts sortants, mais aussi une flopée de joueurs partis libres dont le total des valeurs marchandes à un an de la fin de leurs contrats respectifs s’élève à 176,5 M d’euros. Que faut-il donc retenir de Paolo Maldini dans son rôle de directeur technique en dehors de son trophée du Gloden Boy : quelques jolis coups comme Théo Hernandez ou encore Mike Maignan, mais surtout une balance déficitaire énorme et surtout de nombreux joueurs avec une forte valeur marchande1 qui sont partis gratuitement. Malheureusement, les chiffres parlent pour lui et dans le football moderne où l’argent est roi, une balance déficitaire n’est jamais la bienvenue. Par ailleurs, certains choix de joueurs n’ont pas été prolifiques et c’est un euphémisme : hormis Charles De Ketelaere qui n’a jamais été utilisé correctement par le Mister Pioli (et revendu sans trop de perte), Ballo-Touré, Origi ou encore Vasquez pour ne citer qu’eux ont été des flops monumentaux. De plus, concernant les transferts sortants, Maldini a eu énormément de mal à se débarrasser de certains joueurs : Diego Laxalt en est l’exemple concret puisqu’il aura fallu deux prêts avec option d’achat ratés pour pouvoir enfin le vendre définitivement. Paolo Maldini est un homme rassurant, cependant sa gentillesse et son attachement indéfectible au club lui ont porté préjudice, car il pensait que certains joueurs, par leurs différentes conférences de presse, étaient comme lui : attachés au club et qui ne refuseraient pas de prolonger, même en étant à quelques mois de la fin de leur contrat et encore moins avec une énorme revalorisation salariale. Maldini était au mauvais poste, en effet il aurait été plus bénéfique en tant qu’ambassadeur qui aurait discuté avec des joueurs plutôt qu’en tant que directeur technique, poste pour lequel aucune improvisation, aucun état d’âme ni aucune amabilité n’est nécessaire. Oui, Maldini a été le directeur technique du dernier scudetto du club, mais il ne faut pas oublier non plus que la majorité des joueurs transférés qui ont été couronnés champions d’Italie sont arrivés quand Maldini travaillait avec Boban et on voit que dès que ce dernier a quitté ses fonctions, les transferts de Maldini étaient plus hasardeux. Cependant, nous devons quand même dire merci à Maldini pour sa fidélité sans faille qui n’importe quel supporter, pour ou contre son rôle de directeur technique, ne pourra remettre en question. Article rédigé par Micky pour La Table Ronde, 30 juin 2025.
La genèse de Pioli Stefano Pioli est né le 20 octobre 1965 à Parme, il est un ancien défenseur qui a énormément joué en Serie B notamment à la Fiorentina durant la première moitié des années 90 en plus d’avoir fait quelques matchs pour la Juventus durant les années 80. Il prend sa retraite en 1999 à Colorno Calcio, un club de la banlieue de Parme évoluant dans les divisions amatrices italiennes et intègre directement le staff de Bologne où il devient entraîneur des jeunes. Il faudra attendre 2003 pour qu’il obtienne sa chance en tant qu’entraîneur (tout en étant devenu, auparavant, entraîneur des jeunes de Chievo Vérone en 2002) à la Salernitana, mais ce n’est pas une franche réussite. Après des passages sur le banc de Modène entre 2004 et 2006 (deux passages) en Serie B, il devient entraîneur principal d’une équipe de Serie A en 2006 à la tête du Parma FC, mais il ne termine pas la saison et est remplacé par Claudio Ranieri qui sauve le club de la relégation en 2007 sans toutefois prolonger. Il doit attendre 2010 pour avoir une nouvelle chance en Serie A au Chievo Vérone (après des passages non marquants en Serie B à Grosseto, Plaisance et Sassuolo) où il ne reste qu’un an avant de partir pour Palerme, puis Bologne. 2014 est un tournant dans sa carrière, car il est nommé entraîneur principal de la Lazio, club qui ambitionne de retrouver sa place au sommet de la Serie A après quelques années d’irrégularités depuis le rachat du club en 2004 par Claudio Lotito. Sa première saison (2014-2015) est probante avec une troisième place qualificative pour la Ligue des Champions et une finale de Coppa perdue contre la Juventus. Sa deuxième saison est plus difficile terminée à une 8ème place et il est remercié fin de saison pour être remplacé par un certain Simone Inzaghi. A la suite d’une saison 2015-2016, ayant vu l’inter échouer de peu à la qualification européenne (l’inter finira 4eme, mais n’ayant plus 4 places en Europe, le 4ème étant reversé en Europa League) , l’inter s’attacha les services de l’illustre Franck de Boer, pour impulser un vent nouveau, et la ramener enfin en C1.. 12 journées de championnat, une 9eme place au classement 4 journées d’Europa league et une dernière place plus tard, le technicien Hollandais prit logiquement la porte. Stefano Pioli, étant chargé avant tout de redresser la barre, et d’amener l’inter à un classement, beaucoup plus en phase avec ses ambitions. Il prit ses fonctions le 8/11/2016. Le premier match qu’il dirigea fut… le derby contre le Milan AC qui finit par un nul 2-2. Et un but de Perisic dans les arrêts de jeu pour arracher le match nul. Il faut savoir que sa mission remontée fut en partie une belle réussite car entre la 13e et la 19e journée, l’inter ne perdit que 3 matchs, pour 2 match nuls et 12 victoires dont une série de 7 victoires d’affilés dui avait complément relancé l’inter, qui naviguait cette fois ci entre la 5ème et 6ème place. Bien évidemment, s’il n’est plus là, c’est qu’il a donc été débarqué. Oui. En effet, car il n’a pas résisté à une terrible série de 7 matchs sans victoires entre la 29e et la 35e journée. Il fut remplacé par Stefano Vecchi pour les 3 derniers matchs de championnat. Au final que retenir de son passage à l’Inter ? Il est venu en pompier de service, pour essayer de redresser un effectif dont il n’a pas du tout dessiné les contours , il y a eu du bon, du mauvais, mais difficile de lui imputer la saison en dent de scie du club, puisque les erreurs (Joâo Mario, 40M, merci Kia, je ne te pardonnerai jamais) ne lui sont pas imputables. Il a fait ce qu’il a pu. Avec ce qu’il avait à disposition. Si je devais le noter, je donnerai un 5,5/10. C’est donc avec un certain scepticisme de la part des tifosi qu’il est nommé entraîneur du Milan AC le 8 octobre 2019 suite au licenciement de Marco Giampaolo. Un entraineur décrié… Mais gagnant Pour son premier match de championnat sous ses nouvelles couleurs, Pioli décide d'évoluer en 4-3-3 avec la composition suivante face à Lecce : Donnarumma ; Conti, Musacchio, Romagnoli (C), Theo Hernandez ; Paqueta, Biglia, Kessie ; Suso, Leao, Çalhanoğlu, avec un nul obtenu 2-2. Çalhanoğlu et Piatek étant les buteurs milanais. La première partie de saison ne fut pas couronnée de succès jusqu'au mercato hivernal et l'arrivée d'un ancien pensionnaire de la maison du Diavolo, un certain Zlatan Ibrahimovic (parti bourlinguer en 2012 au PSG, Manchester United et enfin le Los Angeles Galaxy) et un passage en 4-2-3-1 essayé le 9 février 2020 lors du derby de la Madonnina tout de même perdu 4 à 2. Le premier succès de ce schéma arrive face au Torino (but de Ante Rebic servi par Castillejo le soir du 17 février 2020). Malgré des résultats en demi-teinte, le club termine à une honorable 6e place en championnat. La saison suivante (2020-2021), le club renaît petit à petit de ses cendres et termine à la deuxième place avec 79 points à bonne distance (12 points) du champion, le rival Interiste. La saison suivante fut un franc succès puisque Stefano Pioli et ses hommes obtiennent le tant recherché scudetto devant le rival avec deux points de différence grâce notamment à un doublé de l'international français Olivier Giroud dans le derby. L’année suivante est plus difficile terminée à une quatrième place suite au retrait de points de la Juventus pour des affaires de corruption, mais tout de même avec une belle campagne en Ligue des Champions terminée en demi-finale où le club tombe à nouveau face au rival de toujours. La saison 2023 – 2024 sera la dernière de Stefano Pioli à la tête du Milan AC. Le club se qualifiera à nouveau pour la Ligue des Champions en terminant 2ème malgré une nouvelle élimination précoce sur la scène européenne. Oui, mais et alors ? Quel bilan tirer de cette période ? Stefano Pioli au Milan AC, c’est donc 240 matchs pour 130 victoires, 58 nuls et 52 défaites répartis sur presque 4 saisons complètes. Cependant, tout n’a pas été rose pour cet entraîneur : il est arrivé comme un pari au pied levé suite au licenciement de Giampaolo qui devait être l’incarnation du renouveau milanais suite au jeu léché qu’il proposait à la Sampdoria et il a dû faire ses preuves. Sa première saison devait être à la base l’unique de son mandat, puisqu’il était avant tout un pari et que personne n’osait imaginer la suite de son parcours, mais il a fait mentir les statistiques et les bookmakers pour finalement rester presque 4 saisons complètes dans le club. Pour autant, il faut nuancer son travail. En effet, l’effectif n’a jamais réellement taillé selon ses envies et il utilisait les joueurs comme bon lui semblait. Certains joueurs, qui étaient destinés à devenir le futur du club étant donné leurs potentiels, n’ont jamais percé sous ses ordres, on peut citer Paqueta ou Charles de Ketelaere entre autres. En effet, Pioli n’a jamais été un entraîneur qui aime lancer des jeunes dans le grand bain et il est vrai que peu de joueurs issus du centre de formation ou achetés ont réussi à faire leur trou durant son mandat. Pire encore : il préférait utiliser Rade Krunic tel un couteau suisse (tantôt milieu défensif, tantôt milieu offensif, tantôt arrière droit ou encore tantôt ailier droit) plutôt que donner sa chance à de jeunes joueurs de l’effectif comme Terraciano ou encore replacer Theo Hernandez pour un match comme défenseur central plutôt que de donner sa chance à Jan-Carlo Simic. Pioli aimait aussi tenter des choses concernant la tactique puisqu’il utilisait essentiellement le 4-2-3-1 mais passait de temps en temps à une défense à 3 sans vraiment que les résultats soient au rendez-vous. Par ailleurs, il n’aimait pas jouer avec un meneur de jeu en position de numéro 10, ce qui explique les difficultés de Paqueta, Charles de Ketelaere ou encore Brahim Diaz qui n’étaient pas exploités selon leurs qualités intrinsèques et naturelles. En outre, Pioli arrivait rarement à motiver ses troupes une fois que le score n’était pas en sa faveur, ceci explique les difficultés de son équipe sur la scène européenne lors de son mandat. Il se reposait énormément sur ses vieux briscards qui étaient les tauliers de l’équipe : Ibrahimovic à son retour, puis Giroud sans oublier Kjaer en défense. On peut remarquer cette perte d’influence lors de sa dernière saison où le jeu était relativement poussif. En effet, Kjaer avait pris sa retraite et Giroud avait décidé de partir en pré-retraite sous le soleil de Californie. Pour conclure, on peut dire que Pioli était on fire, car il avait des joueurs d’expériences sur qui se reposer et qu’il utilisait à bon escient pour que l’équipe tourne correctement, mais n’était pas un meneur d’hommes et encore moins un fin tacticien. Ses résultats en compétition européenne parlent pour lui. La campagne 2020 – 2021 n’est qu’une parenthèse enchantée, car de nombreux joueurs avaient quelque peu boudé la compétition au premier tour au profit de la Coupe du Monde qui se jouait durant cet hiver-là. Le scudetto de 2020 n’est pas (totalement) une surprise non plus, car l’effectif bâti par Boban (avant son départ) et Maldini était taillé pour jouer les premiers rôles en Serie A, mais il n’est pas dû aux qualités de manager de Stefano Pioli. Il est avant tout dû à une équipe bâtie autour d’une colonne vertébrale composée de Maignan – Kjaer – Tonali – Giroud ainsi qu'une solidarité et une combativité sur le terrain. Ses résultats à Al-Nassr parlent également pour lui, car malgré l’apport de Cristiano Ronaldo, Sadio Mané ou encore Marcelo Brozovic, l’équipe n’arrive toujours pas à décrocher le titre tant espéré au point qu’on parle déjà d’un éventuel départ en fin de saison. Article écrit par Micky, Jeff (@jdlvcch) et Syrus Jake Lors du mercato estival 2024, l'AC Milan n'a pas été très actif lors du marché des transferts, malgré un solde positif , jugeant que l'équipe n’avait besoin que de quelques ajustements. |
Archives
Mars 2025
Catégories
Tous
|


Flux RSS