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On le sent encore, cette excitation mêlée d'attente. Lorsque vous attendez quelque chose de beau, dont vous savez déjà qu'il sera si beau, vous avez presque envie d'attendre un peu plus longtemps, pour en profiter encore plus.
28 janvier 2020 : le rideau se lève, à La Scala . Là, où les « premières » sont toujours spéciales.
Où la classe rencontre l'élégance. Christian Eriksen et l'Inter Milan ne pouvaient en être autrement. Le maestro, avec sa magie, au milieu de notre milieu de terrain.
Le bruit du ballon sur la barre transversale mêlé au "ohh" d'étonnement et d'émerveillement, dans le premier derby, avec un coup franc tiré de loin : à ce moment-là tous les supporters de l'Inter se sentaient en paix, sachant que Christian portait les couleurs des Nerazzurri, C'était assez. Le reste, le football, coulerait naturellement, comme une musique écrite par un compositeur.
Des éclairs de classe et des batailles, des buts soudains - comme celui directement d'un corner à Naples - et aussi les déceptions, en ce très long été 2020, après une bonne chevauchée tous ensemble, avant l'amertume. Un point à partir duquel repartir, ensemble.
Toujours trouver les réponses dans la classe, dans la qualité, dans la magie : le coup franc à la croisée des chemins dans le derby de la Coppa Italia , un moment emblématique de l'histoire récente des Nerazzurri. Un but aussi beau qu'important, non seulement pour le passage du tour, mais aussi pour redonner de la vigueur à une histoire, celle de Christian et de l'Inter, qui s'est progressivement renforcée, match après match.
Central, dans cette belle course vers le Scudetto . A partir de ce moment, Christian et l'Inter se sont pris par la main et ont continué ensemble, match après match, dans la construction du chef-d'œuvre tricolore. Un travail d'équipe, auquel Eriksen contribue avec des géométries, des intuitions, des jeux qui facilitent la manœuvre, des aides. Et des buts lourds : à Naples, encore. Et à Crotone, dans ce qui sera en fait le but du Scudetto , alors célébré à San Siro avec une autre perle sur coup franc. Une idylle qui a eu sa période de bas et de hauts, mais qui n'attendait qu'a se renforcer et se solidifier au cours de la saison suivante. Jusqu'a ce fameux jour lors de l'Euro 2020 ou la planète foot retient son souffle lorsqu'il te voit inanimé sur le terrain..
Foutu problème cardiaque.
Les buts et les victoires, l'étreinte des supporters à l'extérieur de San Siro pour célébrer le Scudetto : tout restera toujours figé dans la mémoire des Nerazzurri.
Bonne route Chris. #24
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L'arrivée de Rangick à United est actée et il sera sur le banc contre Palace. Tout le monde connaît son histoire à Leipzig ou Schalke mais son histoire au Lokomotiv est tout aussi passionnante. Depuis Juillet 2021 Ralf est à Moscou et plus précisément au Lokomotiv. Dès qu'il arrive, il chamboule tout. Il pousse à la sortie le capitaine Krychowiak et l'entraîneur en place pour mettre son poulain Markus Gisdol le 10 octobre. Par exemple, il dépensa pas moins de 30 millions ce mercato d'été 2021. Recrutant par la même occasion Kerk et Jedvaj. Mais bon, 4 mois, et des résultats en dent de scie (une pauvre 5ème place), après, coup de tonnerre Manchester annonce le recrutement de Rangnick d'abord comme manager (directeur sportif et entraîneur) pour 6 mois et ensuite juste directeur sportif pour le reste de ses deux années et en plus, tout ça sans indemnité de transfert pour le Loko. Avec ces informations, on pourrait se dire que le club de Moscou est dépouillé de A à Z. Mais prenons un peu de recul sur la situation. Premièrement Rangnick a certes signé avec Manchester United donc ne gérera plus le club lui même mais le Lokomotiv sera toujours dans son agence de conseil ce qui fait que son bras droit Lars Kornetka devrait s'occuper du dossier Moscovites tandis que Rangnick celui Mancuniens se qui fait que à Moscou la situation ne change pas trop. Surtout que, à la fin de la saison, Manchester United doit rejoindre cette agence aussi (clause dans le contrat de Rangnick). En prenant en compte cela, le Lokomotiv s'ouvre de nouvelle porte et pourra se permettre de signer de bons jeunes grâce leur contact direct à Manchester. Le club pourra passer un cap pour passer de bon petit club a club tremplin ce qui est bon pour le club mais aussi ses finances.
En conclusion le Loko a tout à gagner avec le départ de Rangnick a Manchester, un nouvel allié, un argument de taille pour signer de jeunes prospects etc. L'avenir semble donc radieux à Moscou dans une ville ou l'on a bien besoin d'un peu de soleil.
AUTEUR
Ayoub éké fan du milan et suiveur du championnat russe
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Salut les footeux! L’Italie joue ce soir contre l’Irlande du Nord son dernier match de qualifications pour le Mondial 2022. Après la non-qualification pour le Mondial russe de 2018 (qui était une première depuis 60 ans), l’Italie a son destin en main pour partir au Qatar à l‘automne prochain. Mais d’une qualification manquée face à la Suède en 2017 à la possible de ce soir, quel parcours ont fait les hommes de Roberto Mancini depuis l’arrivée de l’ancien coach intériste ?
Au lendemain des barrages manqués par les Azzurri, le sélectionneur Ventura st demis de ses fonctions et remplacé par l’ancien international Luigi Di Biagio en tant qu’intérimaire début 2018. Une défaite 2-0 le 23 mars face à l’Argentine, et un nul quatre jours plus tard face à l’Argentine suffisent à remplacer l’ancien milieu de terrain par Roberto Mancini, qui arrive du Zenit Saint-Petersbourg, où l’ancien de la Samp a vécu une expérience mitigée.
Les débuts sont quelque peu aléatoires avec une première victoire 2-1 face à une modeste équipe d’Arabie Saoudite en mai, suivi d’une défaite 1-3 face aux futurs champions du monde français et d’un nul 1-1 contre les Pays-Bas dans les premiers jours de juin. Les matches à enjeu reprennent avec les débuts de la nouvelle Ligue des Nations, où l’Italie démarre mal, avec un nul contre la Pologne et une défaite face au Portugal en Septembre 2018. Après un nul en amical face à l’Ukraine 1-1, ils ne remporteront que le match retour de Ligue des Nations en Pologne, en octobre sur un but de Biraghi à la 92e minute, faisant un match nul et vierge pour le 4e et dernier match de qualification face au Portugal, ne se qualifiant pas pour le Final Four de la nouvelle compétition, mais à partir du match face à l’Ukraine, ils vont surtout se lancer dans un sans-faute de 36 matches sans défaite, avec 29 victoires et 7 matches nuls !
La Nazionale s’impose sur ses dix rencontres de l’année, faisant un 30 points sur 30 dans la course à la qualification pour l’Euro 2020, étant la seule équipe avec la Belgique à faire un sans-faute ! La Squadra Azzurra se permettra même de finir sa campagne de qualification sur un feu d’artifice 9-1 contre l’Arménie en novembre 2019 avec sept buteurs différents (Immobile x2, Zaniolo x2, Barella, Romagnoli, Jorginho, Orsolini et Chiesa) ! L’Italie finit avec une différence de buts digne d’une partie de Playstation, avec 37 buts inscrits pour seulement 4 encaissés, donnant une différence de buts de +33, loin des références catenaccio qui collent à la peau de l’équipe italienne depuis des décennies. La pandémie mondiale de Covid-19 empêchera cependant l’Italie de disputer un Euro 2020 qui sera repoussé un an plus tard.
La phase de groupes est épatante, avec 3 succès en 3 parties, claquant 3-0 à la Turquie et aux suisses avant de s’imposer 1-0 face à de rugueux gallois. La première place du groupe leur permet d’affronter un adversaire réputé moins fort, et ayant fini 2e de son groupe, en l’occurrence l’Autriche. Mais les Autrichiens vendent chèrement leur peau, après être sortis second d’un groupe avec les Pays-Bas, l’Ukraine et la Macédoine du Nord. La Wunderteam va pousser l’Italie jusqu’en prolongations, les azzurri scorant par Chiesa à la 95e et Pessina à la 105, et l’Autriche réduisant le score par Kalajdzic à la 114e. En quarts, l’Italie retrouve un des favoris de la compétition la Belgique, qu’elle va également sortir sur le score de 2-1, sur des réalisations de Barella puis sur un joli but d’Insigne, avant que Lukaku ne trouve le chemin des filets sur pénalty.
La finale se joue donc contre l’Angleterre à Wembley, et qui pense que « football is coming home », les sujets de Sa Majesté retrouvant une finale intercontinentale, chez eux après leur succès en 1966. La finale commence très mal pour l’Italie, Luke Shaw scorant dès la 2e minute, mais Leonardo Bonucci égalise à la 67e. Plus rien ne sera inscrit ni dans le temps additionnel, ni en prolongations, les tirs au but doivent donc désigner les champions d’Europe. Berardi et Kane transforment leur sentence, mais Belotti se manque sur le 2e. Maguire et Bonucci réussissent aussi, mais Rashford manque le 3e. Bernardeschi marque, et Sancho manque son pénalty, ce qui donne l’occasion à Jorginho, tireur décisif face à l’Espagne et habitué de l’exercice à Chelsea de donner le titre à l’Italie. Mais Pickford se détend et dévie le tir du milieu de terrain sur le poteau ! Le jeune Bukayo Saka, dernier tireur peut continuer à l’Angleterre d’espérer s’il bat Donnarumma, mais la frappe du joueur d’Arsenal n’est pas appuyée, et le goal italien détourne le tir anglais ! Après le traumatisme de 2017, la Squadra Azzurra peut de nouveau jubiler quatre ans après, Giorgio Chiellini soulevant le trophée en tant que capitaine victorieux !
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Juventus
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Le Newcastle United Football Club, ou NUFC pour les initiés est fondé en 1892 à la suite de la fusion entre le club de Newcastle East End et celui de Newcastle West End. Les premiers titres arrivent au courant des années 1900, avec trois championnats en cinq ans (1905, 1907, 1909), allant même s’offrir le doublé en 1909 avec le Community Shield, ces titres seront suivis d’un premier succès en FA Cup en 1910. Les Magpies seront à nouveau champions en 1927, ce qui reste jusqu’à présent le dernier titre de champion de première division du club, et soulèvent la Coupe d’Angleterre en 1924 et 1932 alors que deux ans auparavant, 1930, l'équipe frôle la relégation et la star Hughie Gallacher quitte le nord de l'Angleterre pour la capitale et les Blues de Chelsea.
Puis l’équipe marche moins bien, et tombe en deuxième division en 1933-34 avant que n’arrive la seconde Guerre Mondiale.
Mais Newcastle va se relever au début des années cinquante par le biais de son trophée préféré, la Coupe d’Angleterre, qu’il va remporter trois fois en cinq ans à nouveau, notamment à des joueurs comme Jackie Milburn, en 1951 face à Blackpool emmené par le futur Ballon d’Or Stanley Matthews, en 1952 face à Arsenal et 1955 face au Manchester City du premier gardien allemand à évoluer en Premier Division, Bert Katze Trautmann.
Jackie Milburn dans ses oeuvres
Les Toons s’installent en première division après cette remontée et vont même découvrir en 1968 le parfum des soirées européennes, en jouant le Coupe des villes de foire, qui deviendra par la suite, la Coupe UEFA, puis l’Europa League actuelle. La saison suivante, le club va même s’imposer dans ce tournoi après avoir éliminé le Sporting Portugal et les voisins des Glasgow Rangers avant de triompher des hongrois de l’Ujpest Football Club.
L'équipe victorieuse en Coupe d'Europe 1969
En 1993, Keegan, alors devenu entraîneur, fait remonter le club en première division, et va même finir troisième de la toute jeune Premier League, en grande partie grâce à l’arrivée du jeune buteur Andy Cole, arrivé de Bristol City pour 2,7M d’euros, et qui finira meilleur buteur du championnat avec pas moins de 34 buts ! Les Toons vont retrouver brièvement l’Europe en 1994, et à la fin de la saison, Cole sera vendu pour près de 10 Millions d’euros à Manchester United, permettant ainsi au club de faire venir d’autres talents comme le français David Ginola ou l’international anglais Les Ferdinand. Avec ces arrivées, plus celle de l’iconique Alan Shearer (pour 21 millions d’euros, record mondial de l’époque), l’équipe va finir par deux fois vice-championne d’Angleterre en 1996 et 97, à chaque fois derrière le club de leur ancien attaquant, Manchester United, Shearer finissant pour la troisième fois de suite meilleur buteur de Premier League, mais la première fois sous la tunique blanche et noire. Malgré un parcours européen correct (jusqu’en quarts de finale de la Coupe UEFA), Keegan jette l’éponge début 1997, ne parvenant pas à surmonter l’échec de la seconde place de la saison précédente, perdant le titre à quatre points près, et ayant été en tête la majeure partie de la saison.
L'iconique Alan Shearer, meilleur buteur de l'histoire du club avec 206 buts
Newcastle puni par le jeune Drogba
L'auberge espagnole 2.0
Mike Ashley, le propriétaire du club depuis 14 ans, vend ses parts du club au Fonds d'investissement public saoudien dirigé par Yasir Al-Rumayyan ainsi qu’à PCP Capital Partners et aux frères Reubens pour 333 Millions d’Euros, mais avec une puissance économique évaluée à 400 Milliards d’euros, devenant le club le plus riche au monde ! Reste à voir comment cette nouvelle situation va évoluer, notamment lors du prochain mercato d’hiver. Qui sera le prochain Robinho, le prochain Neymar raflé par les nouveaux propriétaires de Nouveau Château ? Comme le disent si bien nos amis d’outre-Manche, wait and see…
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Juventus
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Ce fut la goutte qui fit déborder le verre de sangria. Après une nouvelle déconvenue sur la pelouse du Rayo Vallecano (défaite 1-0 sur un but de Radamel Falcao), Ronald Koeman s'est vu demis de ses fonctions de coach du club catalan, qu'il entraînait depuis son retour en août 2020 après avoir quitté son poste de sélectionneur des Pays-Bas. L'homme qui d'un coup-franc magistral contre la Sampdoria de Gênes offrit le premier titre de Champion d'Europe au Barça en 1992 s'en va avec un bilan mitigé de 39 victoires, 12 nuls et 16 défaites sur le banc des Culés, l'un des autres grands reproches qui a été fait au technicien batave était de ne pas produire le fond de jeu que l'on connaît du côté du Camp Nou. Il sera remplacé provisoirement par son ancien coéquipier, l'ancien latéral du Barça Sergi Barjuan, qui coachait la réserve blaugrana jusqu'à présent. Le futur entraîneur pourrait bien s'appeler Xavi Hernandez, le métronome du milieu du Barça de l'époque Rijkaard/Guardiola état de plus en plus pressenti pour s'installer sur le banc du FC Barcelone.
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Juventus
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Visite du Stadio Olimpico et Débrief du Derby della Capitale Lazio/Roma
Milinkovic-Savic 10e, Pedro 18e, F.Anderson 63e pour la Lazio/ Ibanez 40e, Veretout 68e pour la Roma
Pour la première fois, The Jackosphère et la Table Ronde assistait à un derby majeur en direct, en l’occurrence celui entre la Lazio et la Roma. Deux équipes qui se partagent non seulement un derby, mais aussi une ville, un stade, parfois même des joueurs (coucou Pedro et Kolarov) pour imprégner la Ville Eternelle soit de rouge et jaune, soit de bleu ciel et blanc.
Il faut savoir que pour aller au stade, il n’y a qu’un transport en commun, le bus. Donc pas de métro, ou de tram pour aller à l’Olimpico. En attendant à l’arrêt de bus, les supporters étaient encore assez calmes, mais ils ont commencé à donner de la voix, une fois monté dans le car.
Il y a une heure d’arrivée au stade, les secteurs ayant leurs horaires déterminés afin de ne pas créer un embouteillage monstre aux abords du stade (et ne pas recréer de cluster, merci la pandémie !). Attention à ne pas arriver du mauvais côté de l’enceinte, car le stade est trèèèèèèèèès grand, et contourner l’arène, ses presque 73000 places et sa place d’athlétisme prend pas mal de temps.
Cela dit, armez-vous de patience, de bonnes chaussures, et des papiers nécessaires pour accéder aux guichets. Le conseil que je peux vous donner (en temps de Covid) est de télécharger l’application Green Pass, qui est l’équivalent italien de TousAntiCovid, les stadiers ayant été un peu perdu avec un groupe d’amis anglophones étant peu avant moi dans la queue, et ayant été sorti du rang pour contrôler, discuter, etc car ils n’avaient pas le fameux « Green Pass » qui n’est autre que le certificat numérique de Vaccination (ou test PCR) que l’on retrouve sur les applis mises en place par l’UE.
Une fois les stadiers entrés, et les sacs contrôlés (les petits sacs à dos sont autorisés), selon votre emplacement, vous pouvez avoir encore à marcher pendant quelques minutes, avant de retrouver votre emplacement, mais là mes amis, quelle vue ! Le Stadio Olimpico, arène des temps modernes s’offre à vous !
Mais venons-en au match, la Roma qui était étonnante et agréable à voir jouer sous les ordres d’un Mourinho apparemment heureux de revenir entraîner dans la botte était dans le trio de tête, accompagnant les deux équipes milanaises en haut du classement. La Lazio était elle 8e, mais semblait tout doucement trouver ses marques, et voulait se nourrir de l’énergie de ses tifosi, les biancocelesti jouant « à domicile »pour ce derby. L’ambiance est montée crescendo avec les entrées de Reina venant saluer les supporters laziale avant de s’échauffer, puis du reste des biancocelesti. L’annonce du onze de départ a été également très soutenue, et le survol d’Olimpia, la mascotte de la Lazio décollant d’en dessous du tout du stade pour venir se poser sur le logo du club dans le rond central fait son petit effet (Le Benfica Lisbonne a également ce genre de spécialités d’avant-match)
Le match démarre fort, car après à peine 10 minutes de jeu, Sergej Milinkovic-Savic s’impose dans les airs au sein d’une défense apathique pour reprendre le ballon de la tête et le catapulter dans les cages de Rui Patricio. Les laziale vont doubler la mise huit minutes plus tard, lorsque Pedro, qui portait la tunique de l’ennemi la saison passée va crucifier le portier portugais de la Roma d’un joli plat du pied. L’intensité baisse ensuite jusqu’en fin de première période, qui est très animée avec une énorme occasion d’Immobile à la 37e minute, servi dans les six mètres à gauche des cages de Rui Patricio, mais l’avant-centre italien ne trouve que le petit filet. La Roma se rebiffe sur l’engagement, avec Tammy Abraham qui est à la retombée du long dégagement de Reina, mais l’ancien de Chelsea bute sur un Pepe Reina vigilant. Le gardien espagnol ne peut rien par contre sur la tête d’Ibanez à la 40e minute, lorsque celui-ci reprend un corner rentrant de Veretout, pour une Roma qui revient juste avant la pause !
A la pause, la Lazio reprend son travail de sape, mais ne parvient pas à reprendre le large, ses offensives étant souvent de peu à côté, comme cet enroulé du droit à l’heure de jeu d’Immobile qui flirte avec les montants des giallorossi. Mais les « locaux » de Maurizio Sarri vont reprendre deux buts d’avance à la 63e minute, lorsque Immobile lancé sur le flanc gauche repique dans l’axe d’un crochet intérieur pour servir Felipe Anderson qui conclut de près intérieur du droit petit filet opposé pour le 3-1. On croit alors la Lazio à l’abri, mais la Roma bénéficie d’un pénalty à la 68e minute, que va transformer l’omniprésent Veretout. La Roma va pousser pour revenir, et sera à deux doigts d’y parvenir quand Zaniolo reprend un bon ballon de Karsdorp à la 73e minute qui fuit le cadre pour quelques centimètres, ou quand ce même Zaniolo va obliger Reina à une grosse parade à la 82e, mais les hommes du Mou ne parviendront pas à égaliser. Immobile pense donner le coup de grâce à l’ennemi en faisant enfin trembler les filets à la 83e minute, mais il est hors-jeu.
Le résultat sort la Roma du trio de tête, tandis que la Lazio remonte au classement au terme de ce derby limite plus chaud sur le terrain que dans les tribunes.
Ci-dessous, quelques vidéos prises lors de mon périple, j'en ferai parvenir d'autres encore plus tard
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Juventus
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Le jeune Mario commence sa carrière en 2004 au NK Marsonia Slavonski Brod, avec une première saison à 23 matches pour 14 buts, avant de partir au Nk Zagreb l’année d’après ou il évoluera pendant deux saisons disputant 51 rencontres et inscrivant 14 buts, dont onze lors de la seconde. Ces bonnes performances attirent l’œil du voisin l Dinamo Zagreb, qui décident de le recruter en2007 pour 1,3 millions d’euros pour remplacer le brésilo-croate Eduardo, parti à Arsenal. Sa première saison est réussie dans son nouveau club avec 12 buts et 11 passes dé en 29 matches de championnat, s’offrant une première sélection nationale en novembre 2007 contre la Macédoine, et au passage le scalp de l’Ajax Amsterdam en Coupe d’Europe, en claquant un doublé dans les arrêts de jeu face aux néerlandais, qualifiant son club pour les huitièmes de final de Coupe UEFA. 81 matches et 38 buts plus tard, la Prva HNL devient trop petite pour le néo-international croate, qui dispute sa première compétition internationale avec la Croatie, la Coupe du Monde 2010, avant de le voir s’envoler pour la Bundesliga et les Loups de Wolfsburg pour 7 Millions d’Euros.
L'ère allemande
Il arrivera à Wolfsburg en 2010 comme doublure de Dzeko et repartira deux ans plus tard en tant que titulaire indiscutable sur le front de l’attaque, après 20 pions en 60 parties avec le club de Volkswagen, direction l’ogre bavarois, le Bayern München pour 13 millions.
C’est là qu’il va remplir son armoire à trophées avec ds tires de (attention c’est long) : Champion d'Allemagne en 2013 et 2014, Vainqueur de la Ligue des champions en 2013, Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 2013, Vainqueur de la Coupe d'Allemagne en 2013 et 2014, Vainqueur de la Supercoupe d'Allemagne en 2012, Vainqueur de la Coupe du monde des clubs en 2013 ! Oui, vous avez bien lu, le mec a fait partie d’une équipe historique qui a fait un quintuplé en 2013, se permettant le luxe d’être le premier croate à marquer en finale de Ligue de Champions en ouvrant le score face au Borussia Dortmund ! Après 88 matches et 48 buts, il était temps pour Super Mario, désormais barré par un Thomas Müller repositionné en pointe et le supersub Claudio Pizarro en Bavière, de découvrir d’autres horizons, avec un départ pour l’Atletico Madrid, et un Diego Simeone qui joue sur la robustesse, la combativité et le goût de l’effort et du duel, qui sont les caractéristiques principales de MM.
Il ne restera qu’une saison chez les colchoneros, où il jouera 43 parties, entre championnat et Coupe d’Europe, mais marquant des buts marquants, comme son premier, celui face au Real Madrid en Supercoupe d’Espagne, permettant aux Matelassiers de s’imposer face aux Merengue à domicile pour la première fois depuis 1999.
L'épopée turinoise
Mais au bout d’une saison, la capacité de se donner dans les grands rendez-vous attire l’œil d’un autre grand d’Europe cherchant à retrouver le goût d la victoire internationale : la Juventus de Turin, qui enrôle le colosse pour 19 Million d’euros, +2 en bonus. Il marque son premier but lors de la Supercoupe d'Italie. Le premier but inscrit par Mandžukić lors d'une compétition internationale avec la Vieille Dame a lui été marqué le 15 septembre 2015, amenant l'égalisation contre Manchester City, et permettant à son équipe de remporter le match grâce à Morata quelques minutes plus tard. Il remporte, cette saison-là, le championnat et la coupe. Sa seconde saison est marquée par son replacement dans le système tactique évoluant désormais sur l'aile gauche, ce qui permettra notamment d'arriver jusqu'en finale de la Ligue des champions, durant lequel il inscrit l'unique but (et le plus beau but de la ligue des Champions 2016-2017) de la Juventus lors de la défaite des siens (1-4), d'une bicyclette.
Durant l'année 2017-2018, Mandžukić n'évolue presque plus que sur l'aile gauche et inscrit le même nombre de buts toutes compétitions confondues que lors de la saison 2016-2017 (10 buts). A noter ses deux buts de la tête lors du match retour des quarts de finale contre le Real Madrid, dont l'un à la 1ère minute (durant ce quart de finale la Vieille Dame avait perdu 3-0 à domicile. La performance de Mandžukić et un but de Matuidi (score 3-0 à l'extérieur avec un but d’extraterrestre de Ronaldo) permet à la Juve d'espérer la qualification grâce aux prolongations, jusqu'à la faute controversée de Benatia dans les arrêts de jeux et le penalty madrilène de Cristiano Ronaldo s'ensuivant qui efface définitivement tout espoir de victoire aux bianconeri). Il sera d’ailleurs finaliste de la Coupe du monde avec la Croatie cette saison, s’inclinant n finale face à la France et ouvrant malencontreusement le score sur un but contre son camp, avant d’inscrire le 2e but croate en fin de rencontre sur une boulette d’Hugo Lloris. Lors de la saison 2018-2019, en conséquence du départ en prêt de Gonzalo Higuaín à l'AC Milan et à Chelsea FC, Mario dispute la plupart des matchs en tant qu'avant-centre dans un 4-3-3 aux côtés de Cristiano Ronaldo et Paulo Dybala. Lors de cette saison, le joueur croate a trouvé le chemin des filets à dix reprises et attribué sept passes décisives, pour 33 matchs disputés en inscrivant au moins un but contre chaque équipe du top 7: Napoli (doublé, 3-1), Atalanta (1-1), Inter(1-0), AC Milan(2-0), AS Rome(1-0), Lazio(2-0). Mais si l’amour dure trois ans, Mandzu quitte le club piémontais après quatre saisons, avec quatre Scudetti, 3 titres en Coppa Italia et deux Supercoupe d’Italie, ayant joué 162 matches sous la tunique bianconera et ayant fait trembler les filets à 44 reprises.
La fin de carrière entre Al Duhail au Qatar où il restera six mois, histoire de jouer 7 matches et marquer une fois, et les onze matches de sa dernière saison au Milan AC, tronquée par des blessures ne peuvent ternir l’image du guerrier, et de l’attaquant infatigable qui a tout donné sur les terrains européens pendant plus de quinze ans, foulant à 669 reprises des pelouses en tant que joueur pro et trompant les gardiens 260 fois, et pour cela il n’y a qu’une seule chose à dire : Hvala Mario !
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu (et un peu triste aujourd'hui) de la Bundesliga et de la Juventus
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« Bien sûr qu’on peut encore marquer 30 à 40 buts par saison ! » , râlait Gerd en 1999 dans France Football. Raillant les buteurs du moment aux stats largement inférieures aux siennes, le retraité abonné aux rafales de buts dans les années 1970 admirait pourtant le talent de Weah, Shevchenko et Romário, « plus fort que son compatriote Ronaldo » . Et puis Messi donna raison à Müller en explosant à son tour les compteurs. En 2012, Leo battit avec 91 pions le vieux record de buts marqués lors d’une année civile détenu par le Munichois (85 en 1972) ! Lionel lui envoya un maillot dédicacé : « Pour Gerd Müller. Mon respect et mon admiration. Chaleureusement » . Très touché par ce geste très classe, Der Bomber déclara être « très reconnaissant et fier d'avoir le maillot du meilleur joueur au monde » . L’aîné bavarois avait adoubé le jeune Argentin, nouvel arrivé dans la caste très select des géants du foot.
Un 9 treize en pointe
C’est au soleil du Mexique que Gerhard Müller (24 ans) s’était révélé au monde en finissant meilleur buteur de cette édition, décrochant le Soulier d’or du tournoi avec 10 buts inscrits, soit à trois unités de Just Fontaine. Il reçut le Ballon d’or France Football de cette même année 1970 et acquit un surnom détonnant, Der Bomber der Nation ( « Le Bombardier national » ou « Canonnier national » ). Commence alors un âge d’or de six années au cours desquelles il va se hisser pour longtemps comme le buteur, ou plutôt « l’avant-centre dans la boîte » , le plus efficace de l’histoire de son sport. Numéro 9 avec le Bayern, numéro 13 porte-malheur avec la Mannschaft ( « Dieu pardonne, moi pas » , dixit lui-même), il contribuera à la pointe de l’attaque à la formidable moisson de titres de ses deux équipes.
L’artificier prolifique stupéfia donc la footosphère lors de l’année civile 1972 avec 85 buts (72 avec le Bayern et 13 en sélection). Devenu ogre moustachu puis ogre barbu, il marquera quatre des huit buts munichois lors des trois finales de C1 remportées par le Bayern en 1974, 1975 et 1976. Étrangement diminué lors du fameux clash au sommet Ajax-Bayern (4-0) de mars 1973, il avait tenu sa place jusqu’à ce qu’on découvrit après-match qu’il avait une fissure du péroné ! Müller plantera le but du 2-1 au retour à Munich face aux Ajacides, mais Amsterdam alla au bout cette année-là. Pas grave ! Le 9 passé 13 prendra sa revanche l’année suivante avec le maillot blanc de la RFA face aux tuniques orange de Cruyff en finale du Mondial 1974. À la maison. À l’Olympiastadion de Munich. Le but victorieux du 2-1, à la réception d’un centre de Rainer Bonhof. Un but typique du Bomber, en toupie : contrôle dos au but, une volte et une frappe sèche croisée à ras de terre vers le poteau opposé ! Ces célèbres rotations sur lui-même lui déglingueront la colonne vertébrale au point qu’il se fera plus tard opérer du dos. En plus du titre de champion du monde 1974, c’est encore lui qui avait offert à son pays l’Euro 1972 en plantant un doublé en finale à Bruxelles contre la redoutable URSS (3-0).
Buteur essentiel
Visionner certains des innombrables buts de Gerd Müller renvoie aux documentaires animaliers où le prédateur (requin, cobra, vautour, fauve) fige sa proie avant de porter le coup fatal. « J’avais une seconde d’avance sur les défenseurs. J’avais cet instinct en moi dès mon plus jeune âge. Je ne pensais qu’au but. Et peu importait la manière » , dissertait-il. Deux cuisses énormes pour des appuis bien fermes, une gestuelle parfaitement coordonnée (contrôler-armer-tirer) d’une rapidité inouïe et un équilibre du haut du corps maintenu par des bras petits, mais costauds. Gerd frappait comme la mort fauche, inscrivant du bon, du beau, du moche et du très moche avec toutes les parties du corps. Même à terre, vicieux comme un scorpion, il envoyait un ultime pointu dans les filets pour achever la bête : « Je veux la mettre au fond. Peu importe la manière, je ne cherche rien d’autre » , professait le buteur essentialiste. Exécuteur complet, en plus du pied droit foudroyant et précis et de son gauche non moins létal, le bonhomme de taille moyenne (1,76m) possédait aussi un jeu de tête dévastateur grâce à son timing parfait à l’impulsion, juste avant de cogner très fort du front pour que le gardien n’ait aucune chance. Malheur aussi aux portiers qui relâchaient le ballon : la punition les abattaient direct! Avant d’être le démon de la finition, il avait surtout le génie du déplacement, se jouant du terrible marquage individuel de son époque et flirtant avec la ligne du hors jeu sans jamais passer du mauvais côté. Surgissant parfois plus vite que son ombre, ses jaillissements soudains trompaient même les arbitres de touche. Gerd se verra ainsi refuser deux buts importantissimes pour des positions de hors jeu inexistantes ! Le premier de ces buts annulés fut en final du Mondial 1974, alors que la RFA menait 2-1 (score final) en seconde mi-temps : sur un centre de Grabowski, il s’extirpait de la ligne défensive néerlandaise pour tromper Jan Jonbloed de près. Refusé ! À 3-1, le match aurait été plié pour de bon. L’autre but, toujours en finale, mais en Ligue des Champions en 1976 contre Saint-Etienne à Glasgow (victoire 1-0), est l’aboutissement d’une passe de Hoeness : il échappe à Lopez et marque d’une frappe croisée. Refusé aussi. Pas grave ! Sa légende était déjà imprimée en lettres d’or.
Bayern, les trois band(it)s munichoises
Müller est entré dans la légende du football mondial en entraînant dans son sillage ses deux compères munichois, Maier et Beckenbauer, héros indissociables aux prénoms eux aussi monosyllabiques qui claquent au vent : Gerd, Sepp, Franz ! Le Kaiser qui a une très haute estime de lui-même n’avait pourtant jamais occulté, lui aussi, tout ce que sa gloire devait au « petit gros » ( « Kleines dickes » , son surnom à ses début au club) : « Parmi les joueurs d'exception, Gerd Müller est pour moi le plus grand de tous. Il était irrésistible ! Tout ce qu'il a réalisé, le Bayern le doit à Gerd Müller. Sans les buts de Gerd, nous serions encore assis aujourd'hui dans les tribunes vétustes de la Säbener Straße (le siège social et centre d’entraînement du Bayern Munich, NDLR ) » . Après la C1 1976 remportée à Glasgow, Gerd entra comme son club dans un lent déclin qu’il ponctua toutefois d’un dernier titre de co-meilleur buteur de Bundesliga 1978 (24 buts). Avant d’aller tenter lui aussi ensuite l’aventure américaine en jouant deux saisons pour Fort Lauderdale (1979-1981), il a accumulé un palmarès hallucinant : champion d’Europe et du monde en sélection, trois C1 et une C2 1967, une coupe Intercontinentale, deux Supercoupe UEFA, quatre titres de Bundesliga, quatre coupes de RFA et sept fois la couronne de meilleur buteur du championnat national ! Mais quand il raccroche à 36 ans, c’est la descente aux enfers. Privé de l’adrénaline de la compétition, son instinct de chasseur en berne, il sombre dans l’ennui profond puis dans la dépression, planté devant la télévision pendant des heures. En plus de l’alcoolisme et des disputes conjugales, ses deux hanches bouffées par l’arthrose l’empêchent également de taquiner encore le cuir, hormis quelques matchs de gala entre vieilles légendes du foot. En 1992, ses anciens potes de club, Franz et surtout Uli (Hoeness) lui sauvent la vie en le recrutant au départ pour démarcher de nouveaux sponsors. Puis pour rechercher de nouveaux talents et participer aux entraînements des attaquants et des gardiens. Ce n’est que plus tard qu’il devient coach de l'équipe junior puis entraîneur-adjoint, après avoir passé son diplôme d'entraîneur.
D'un Müller à un autre
En 1995-1996, il devient entraîneur de l'équipe réserve du Bayern en division régionale. Un rôle d’entraineur-formateur qu’il occupera vaille que vaille jusqu’au début des années 2010. Il contribuera à façonner les jeunes talents comme Philipp Lahm, Bastian Schweinsteiger surtout Thomas Müller. La relation quasi filiale entre Thomas et Gerd, tant humaine que sportive, justifie à elle seule la réputation du Bayern « club familial » ou la transmission intergénérationnelle n’est pas un vain mot. « J’ai beaucoup appris de lui, témoignait Thomas Müller. C’est lui qui m’a appris comment jouer en buteur-finisseur dans la surface de réparation. Par exemple, shooter dans la direction opposée du gardien ou viser le petit filet, à ras du poteau, car le gardien n’a pas le temps de réagir. » À l’annonce des troubles de démence aggravés du vieux lion, Thomas dédiera les titres présents et futurs du Bayern à son mentor. Gerd Müller s’est éteint ce 15 août 2021 dans la folie irréversible, mais il demeure, peut-être, la plus grande machine à marquer de tous les temps avec un total ahurissant de 405 buts en 507 matchs de Bundesliga (une moyenne de 0,80 but par match). Sans compter les 66 buts en coupes d’Europe et les dizaines de pions en Coupe d’Allemagne. Ses 68 buts en 62 sélections pour la Nationalmannschaft (plus de buts que de capes !) demeurent pour Rudi Völler « un record pour l'éternité » Et le commentateur TV allemand de la finale 74 de s’écrier incrédule, au moment où Gerd reprend victorieusement le centre de Bonhof : « Müller... UND ZWEI-EINS ! ! » Et Gerd de courir en Terre promise, bras levés, bondissant trois fois de bonheur comme un gamin au moment des vacances d’été.
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu (et bien triste ce soir) de la Bundesliga et de la Serie A
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La deuxième division allemande a repris ce vendredi 23 juillet 21 avec un alléchant Schalke 04- Hamburger SV (attention spoil, Schalke a perdu 1-3 dans les dernières minutes, malgré le premier but de Simon Terodde, étonnant n’est-ce pas ?), mais vous allez me dire on s’en fiche un peu, les divisions inférieures des autres pays comptent aussi des anciennes formations ayant connu l’élite. Oui, mais avec les équipes étant alignées cette saison dans l’antichambre du football allemand, il y a du beau monde. Alors pourquoi la 2. Buli est-elle LE championnat à suivre en 2021/22 ?
- Parce qu’il y a Schalke en deuxième division, et que j’aime bien ce club, donc ce n’est pas parce qu’ils sont descendus qu’il n’y aura plus de news du S04 sur ce site ! Les Königsblauen, relégués en D2 pour la première fois depuis 1991, sont favoris des bookmakers, lesquels ont logiquement parié sur un coup d’ascenseur, malgré la saison catastrophique de l’an dernier (bon dernier avec seulement 3 victoires sur toute la saison, avec une série de 30 matches sans victoire, près d’un an entre le 17 janvier 2020 et le 9 janvier 2021)
- Parce qu’il y aura le Nordderby entre les frère ennemis Bremen et Hamburg en deuxième division cette fois, après la descente du Werder Bremen, relégué lors de la dernière journée et en pleine restructuration interne. Là encore, l’objectif est de remonter immédiatement, et les observateurs placent le club de la Weser dans le duo de tête. Mais attention à la jurisprudence HSV !
- Justement, parce qu’il y a le Hamburger SportVerein, le HSV qui entame son exercice au purgatoire. Et au vu de leur capacité à mordre la poussière dans les derniers hectomètres (quatrièmes, avec neuf points pris sur les sept derniers matchs de la saison 2020-2021, après avoir passé seize (!) journées en tête du classement), les Rothosen partiront au feu avec humilité, sous la houlette de leur nouvel entraîneur Tim Walter, qui tentera, contrairement à ses prédécesseurs (coucou Daniel Thioune !), d’être encore en poste à la fin de la saison. Le record de saisons consécutives passées en Bundesliga (55) compte désormais comme de l’histoire ancienne. Ceci dit, Hambourg a remporté trois de ses quatre amicaux de préparation (pour un match nul), un signe ?
- Parce qu’il y a des géants endormis, tant du côté de l’Est avec le Dynamo Dresden ou le Hansa Rostock, 9 titres de DDR et 8 Coupes de DDR à eux deux, que de l’Ouest avec des mythes comme le FC Nurembrg et Hannover 96 avec 11 Bundesliga remportées et 5 DFB-Pokal.
- Parce qu’à Part Regensburg, Aue, Kiel et Sandhausen, toutes les équipes ont déjà goûté à la 1. Bundesliga pour un total de 309 saisons dans l’élite (score bien aidé quand même par les 55 années du HSV)
- Parce que cette deuxième division compte une Ligue Europa, deux ligues des Champions, une coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe, quatre coupes Intertoto, soit plus que TOUT le football français réuni !
- Parce que le Topspiel de chaque journée sera disponible GRATUITEMENT sur la chaîne Sport1 !
- Parce qu’on aime le foot, tout simplement….
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Chelsea-Leicester 0-1
Tielemans 62e pour les Foxes
Pour cette finale de FA Cup, on a un combat d’opposés, 14 finales pour 8 victoires pour les londoniens, 4 finales, toutes perdues pour les Foxes. Chelsea s’est débarrassée de Manchester City tandis que Leicester s’est imposé face à Southampton en demi-finales. On a un titulaire français de chaque côté avec l’ex-stéphanois Wesley Fofana côté Leicester et l’homme qui avait mangé Léo Messi lors du dernier mondial, N’Golo Kanté pour les Blues de Chelsea. D’autres visages connus de la Ligue 1 sont également connues comme l’ex-monégasque Youri Tielemans, l’ancien capitaine du PSG Thiago Silva ou encore le défenseur espagnol et capitaine de Chelsea Cesar Azpilicueta, sans oublier le coach Thomas Tuchel, également ex-PSG.
Chelsea va se créer la première occasion à la 5e minute, lorsque le jeune Luke Thomas détourne en corner un premier centre d’Azpilicueta. Tielemans va faire une grosse faute à la 11e en taclant Jorginho par derrière. Tielemans lance Castagne, l’ancien piston de l’Atalanta trouve Vardy au point de pénalty, mais le tir du buteur anglais est contré. Mount à la 20e minute fait un centre-tir pour Werner, alors que Ziyech était seul au second poteau ! Mount est le plus tranchant pour les hommes de Thomas Tuchel, avec une nouvelle frappe du gauche contrée au dernier moment aux abords de la surface de Schmeichel. Sur un nouveau coup de pied arrêté, Mount centre sur Silva qui remet sur Rüdiger, l’allemand remet au brésilien qui centre pour Werner qui est trop court pour reprendre la passe mais il empêche surtout Azpilicueta seul derrière lui qui pouvait claquer une bonne tête quasiment dans les six mètres de Schmeichel ! Et à la 32e minute, le capitaine nord-irlandais Jonny Evans doit céder sa place sur blessure à Marc Albrighton. Timothy Castagne fait honneur à son nom en écopant un carton jaune à la 34e minute, tout comme Fofana. L’ex-stéphanois qui vient gêner Werner à la 38e minute à deux reprises, avant que l’allemand vienne faire faute sur la contre-attaque, en se blessant à l’entrejambe au passage. Tielemans peut taper un coup franc à la 41e minute, à une trentaine de mètres, légèrement sur la gauche, c’est rpris par Soyuncü mais le coup de casque du turc n’est pascadré. Werner va lui s’offrir une belle occasion à la 43e minute sur une passe en retrait mal assurée par Albrighton, mais il trouve une fois de plus Fofana sur son chemein.
La première semi-occasion du second acte est pour les Foxes à la 49e quand Albrighton cherche Vardy sur une passe de 40 mètres, mais Kepa devance le striker britannique. Marcos Alonso va reprendre un centre de Kanté à la 53e minute, mais c’est en plein dans les gants de Schmeichel. Mais à la 62e minute, Perez récupère le ballon, Tielemans est servi plein axe à 30 mètres, il avance avant de frapper une mine IM-PA-RABLE dans la lucarne de Kepa !! Tuchel fait un double changement à la 68e minute avec Alonso et Ziyech qui sont remplacés par Chilwell et Pulisic. Et Kanté qui s’est transformé en machine à centre avec une galette à la 77e pour Chilwell, et sa tentative passe vraiment à quelques centimètres des buts de Schmeichel! Giroud rentre pour Werner à la 80e minute, alors que l’historique défenseur jamaïcain Wes Morgan ainsi que l’anglais Choudhury rentrent pour Leicester, aux places de Thomas et Perez. Rüdiger va envoyer une frappe dans l’espace à la 82e minute. Et à la 86e minute le centre de James mal repoussé par Morgan, et Mount reprend de volée du gauche sur la gauche de la surface, mais Kasper Schmeichel se détend de tout son long sur sa gauche pour détourner la frappe de l’anglais !! Mais dux minutes plus tard, O Monstro envoie une longue ouverture sur Chilwell, le ballon rebondit sur Morgan puis Chilwell à nouveau avant de rentrer ! But, et Chelsea égali…OH Wait !! On me dit que Chilwell est hors-jeu de l’épaule gauche, et Leicester mène toujours !!
Et pour cette 140e finale de FA Cup, c’est Leicester qui remporte sa première finale après 4 finales perdues, mené par un Brendan Rodgers qui n’a JAMAIS perdu une finale de coupe en tant que coach !
Et après N’Golo Kanté en 2016, c’est un autre français qui remporte un titre avec les Foxes avec Wesley Fofana ! Et le gardien des Foxes Kasper Schmeichel remporte la FA Cup 22 ans après son père Peter avec Manchester United en 1999, pour son 424e match pour Leicester ! Chelsea devra afficher un tout autre visage en finale de Ligue des Champions face à Manchester City dans deux semaines !
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Camille Franciosi, #Camouf, @CamilFranciosi, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A