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Nous allons faire le tour des dernières news mercato/contrat en Espagne et en France.
Espagne :
Benzema a prolongé jusqu'en 2023 avec le Real Madrid, ce qui complique son arrivée à Lyon comme l'espère de nombreux Gones. Alaba serait à 99% de son contrat au Real pour renforcer la défense qui est en perte de vitesse depuis que Marcelo et Carvajal semblent en fin de course et le départ de Pepe qui a été remplacé par Militao qui ne s'est jamais vraiment imposé dans la rotation. De plus, Sergio Ramos pourrait quitter la casa blanca en fin de contrat malgré la proposition de Pérez. Le joueur aurait reçu une meilleure offre venant d'un autre club. Nacho devrait donc être prolongé d'un an, son contrat irait donc jusqu'en 2023. Messi devrait prolonger avec le Barça, en effet Laporta nouveaux président du Barça compte bien garder le joyau argentin sous sa présidence. Le successeur de Maradona aurait un contrat et un salaire évolutif en fonction du redressement financier du club catalan. Un poste d'ambassadeur au sein du club l'attend à la fin de sa carrière. Dans le même temps, Sergi Roberto devrait prolonger jusqu'en 2024, alors que la direction souhaite se séparer de Clément Lenglet qui n'apporte plus satisfaction depuis plusieurs mois. Cotés arrivés, Boateng n'est pas une piste viable pour remplacer Lenglet. Simeone aimerait signer le jeune Matias AREZO, jeune attaquant argentin. Il est un jeune crack faisant partie des meilleurs U-20 sud américain. France : Neymar va bien prolonger avec le psg jusqu'en 2026, un départ de Mbappe serait donc prévisible ? En tout cas Zidane aimerait le faire venir cet été. L'OM est sur le dossier Amine Adli, le jeune toulousain est en fin de contrat en 2022 et Le jeune président marseillais l'a déjà rencontré cet hiver en vue d'un transfert. Caleta Car devrait quitter l'OM pour rejoindre Liverpool malgré le transfert avorté en fin de mercato hivernal. Kamara a plusieurs clubs face à lui, le jeune formé à Marseille a le choix du confort en restant en France avec ses proches et sa jeune famille. Ou bien tenter l'aventure ailleurs, dans tous les cas la participation ou non à la coupe d'Europe sera sans doute déterminante. Camavinga ne devrait pas rester à Rennes, le jeune espoir français devrait refuser le contrat proposé par son club. Les seules possibilités sont un départ cet été afin que les Bretons récupèrent de l'argent sur son transfert, sinon il partirait libre en 2022.
Auteur : Anthony
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La direction de l'OM se méfie des supporters même sur les réseaux sociaux au point d'envoyer un tutoriel pour expliquer à leurs employés comment se comporter.
- "éviter tout conflit"
- "conserver une preuve"
JHE et Ouvrard veulent des salariés lobotomisés, au point de leur dicter le comportement à adopter sur les réseaux sociaux. Les supporters y sont vus comme des demeurés qui ne s’expriment qu’avec des insultes.
Ils dirigent un club et considèrent les supporters comme un ennemi.
#BoycottAgoraOM
#EyraudDemission
#OuvrardDemission
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Une quinzaine de journalistes sont présents devant le tribunal correctionnel de Marseille pour suivre le procès des 14 supporters interpellés lors des événements survenus à la commanderie.
Ils sont poursuivis pour groupement en vue de la préparation de violences volontaires sur des personnes ou des biens. Certains pour possession de stupéfiants ou d’artifices.
Ils se sont approchés du centre d'entraînement de l'OM, « En réponse à un appel national afin de mettre pression sur l’équipe dirigeante de l’OM »
Le procès débute.
Me Gautier, avocat de six prévenus, reproche au tribunal de juger de manière collective et non individuelle. « Il n’y a pas de responsabilité pénale collective » et demande la nullité de la procédure.
Il souligne que plusieurs prévenus ont été interpellés non pas à la commanderie, mais dans un autre arrondissement, ce qui ne caractérise pas la flagrance selon lui. Pas de PV d’interpellation pour plusieurs.
Me Besset : «il y a un ordre du directeur de la sécurité Publique d’interpeller 100 personnes, parce qu’ils sont supporters de l’OM. Mais ça ne caractérise pas les délits. Quand des milliers de personnes se regroupent à coup de fumigènes pour célébrer les bons résultats, tout le monde est content»
Suivi d'une nouvelle demande de nullité de la procédure, ou d’actes, pour retard de notifications de droits.
L'un des avocats des prévenus: "Il est étonnant de voir des personnes aux casiers judiciaires vierges faire 25 jours de prison préventive."
Une vidéo est diffusée lors de l'audience, qui dure 25min. Elle résume les faits en montrant avant, pendant et après débordement.
Niveau dégradations : 3 véhicules de police, bus, voiture avb et médecins touchés, locaux de la sécurité de l’entrée, bureau d’avb, bureaux de secrétaires, vol de bouteilles d’eaux et colis, dont un rendu à Thauvin.
L'OM déclare 140 000 € de dommage, soit l'équivalent d'un mois de salaire net de Sertic.
C’est le directeur financier de l’OM qui évoque une blessure d’Alvaro Gonzalez à la hanche à la suite d’une bousculade. Le joueur n’a pas souhaité ni porter plainte ni être entendu.
Les auditions commencent, c'est là que "Procès de la honte" prend tout son sens.
Mehdi est venu pour voir pour la première fois la commanderie et prendre des photos. Il a été interpellé à 2 km de là une heure et demi plus tard.
Il explique également sa difficulté de vivre en détention.
Le procureur Ribes : « vous savez pourquoi c’est interdit les fumigènes dans les stades ? ». Pour rappel, les fumigènes ne sont plus interdis depuis cette saison en Ligue 1.
Jimmi un autre détenu, explique n’être jamais rentré dans la commanderie mais être parti dès les jets de gaz lacrymogène. Lui aussi vit très mal sa détention : « jamais j’aurais pu imaginer que ça m’arrive. J’y allais pour une fête, ça s’est transformé en cauchemar ».
Axel est lui arrivé en retard, vers 15h et n’est même pas allé à la commanderie. « Quand on est arrivé tout le monde descendait de la commanderie, c’est là qu’on m’a donné des fumi », avance t-il. Malheureusement il a déjà été interdit de stade pour tentative d´intrusion de fumigène.
Avocat de l’OM : « je m’adresse à vous en tant que maître artificier ».
Nous pouvons remarquer que la communication de la direction marseillaise a propos de l'intention d'apaisement...
Denis, 37 ans, est venu de Montceaux les Mines pour « lancer un cri d’alarme » et discuter avec les dirigeants. Il avait fait le trajet le jour même.
Avocat OM : « est ce qu’en votre qualité d’adhérent aux Fanatics vous condamne ces violences ? » un autre avocat qui chuchote au fond de la salle « en général c’est ce qu’on demande de faire aux djihadistes ».
Pour rappel, nous parlons d'homme n'ayant tué personne...
Le procureur à Mohamed : « vous faites 7h30 de route pour une manifestation pacifiste devant des grilles ? » « oui, c’est ça la passion ».
Très belle réponse de ce supporter qui donne une leçon de vie au procureur.
Le Procureur lui demande: "C'est quoi le Commando Ultras?"
La question du Procureur à l'un des accusés sur la définition du "Commando Ultras" est volontairement provocatrice pour tenter d'expliquer qu'il s'agit bien "d'un Commando" qui a organisé et surtout prémédité son action.
L'avocat de l'OM, Grimaldi, est très offensif et agressif envers les supporters issus du CU est plutôt discret, voire absent avec les autres accusés.
iI semble que le procureur, la présidente et les avocats de l’OM veuillent faire le procès du mouvement ultra et notamment celui du Commando Ultra.
Romain est le seul à reconnaître la dégradation d’un véhicule de police et jet de fumigène. Il dit avoir été galvanisé. La présidente du tribunal cherche, elle, à savoir s’il y avait préméditation depuis ce matin.
Question de la présidente à Julien : « mais vous chantez mouillez le maillot ou casse toi, c’est violent ça quand même ».
Encore une blague apparemment...
25 jours de prison préventive pour un accusé à qui l'on reproche le vol d'une bouteille d'eau...
Un supporter interpellé à proximité de la Commanderie, et non à l'intérieur était en béquilles.
L’avocat de l’OM chiffre les dégâts a 87.121 euros. « Et on a fait faire des études sur la solidité de la passerelle vu le nombre de personnes qui sont montées dessus ». Et aussi sur la toiture à cause des fumis.
L'OM déclare 140 000 € de dommage, soit l'équivalent d'un mois de salaire net de Sertic.
L'avocat de l'OM insiste lourdement sur le caractère organisé et prémédité des évènements à travers sa plaidoirie.
Les demandes du procureur sont alors annoncés :
Aucune demande de maintien en détention de la part du Procureur.
C'est bien 8 mois de sursis demandé pour chacun des accusés, avec ou sans PV d'interpellations, présents ou non à la Commanderie, avec ou sans actes de violence, reconnus ou non...
Un des avocats des accusés partage son étonnement sur les montants des dommages et intérêts demandés par l'OM et la demande du Procureur des peines de 8 mois de prison avec sursis pour tous.
Les 4 supporters, encore incarcérés, seront libérés ce soir.
Condamnations après les incidents de la Commanderie :
- 2 relaxes
- 11 condamnés à six mois avec sursis
- 1 condamné à trois mois ferme avec un possible aménagement de la peine.
Préjudice moral et dégâts matériels examinés en juin.
Nous avons affaire à une parodie de justice. Un club s'attaque à ses ultras entre les murs d'un tribunal, en demandant de la prison pour des supporters innocents.
Auteur : Anthony.
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Wayne Mark Rooney, né le 24 octobre 1985 à Liverpool est formé chez les Blues d’Everton. Son premier coup d’éclat est signé le 19 octobre 2002, lorsqu’il entre en jeu face à Arsenal pour ses débuts avec les Toffees et signe son premier but d’une magnifique frappe du droit, devenant le plus jeune buteur de la Premier League à 16 ans et 360 jours. Après une saison, il est convoqué en équipe d’Angleterre, où il fait ses débuts en février 2003 face à l’Australie, puis en fin de saison, il est retenu pour jouer le championnat d’Europe des Nations à l’été 2004. Cet été 2004 où le jeune prodige va se faire transférer à Manchester United pour 31 millions d’euros.
Au final, Rooney, c'est l'histoire que n'importe quel mec lambda qui aime taper dans un ballon aimerait vivre, l'histoire du petit rouquin de Croxteth, quartier banlieusard de Liverpool qui arrive à être un des meilleurs joueurs de sa génération à la force des mollets, et à force de courir partout. Et quand les supporters pourront revenir au stade, on entendra certainement encore descendre de la Stretford End des chants à la gloire de celui que les fans de Manchester United appelaient "Le Pelé blanc" .
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Hugo Lloris
Benjamin Pavard
Presnel Kimpembe
Raphael Varane
Samuel Umtiti
Paul Pogba
Antoine Griezmann
Thomas Lemar
Olivier Giroud
Kylian Mbappé
Ousmane Dembélé
Corentin Tolisso
N'Golo Kanté
Blaise Matuidi
Steven Nzonzi
Steve Mandanda
Adil Rami
Nabil Fekir
Djibril Sidibé
Florian Thauvin
Lucas Hernandez
Benjamin Mendy
Alphonse Areola
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Aujourd'hui il y a 20 ans jour pour jour, la France recevait le Brésil lors de la finale de SA Coupe du monde. Un Brésil champion du monde, qui en était déjà à 4 étoiles sur le maillot, et ayant dans leurs rangs, le meilleur joueur au monde à l'époque, l'attaquant de l'Inter Milan Ronaldo, alors que la France était novice en matière de finales, et était même décriée par bon nombre de supporters avant le début du tournoi. Mais ça y est, les Bleus avaient vaincu le signe indien , après 1958, et la dramaturgie de Seville en 1982, les français étaient à maximum 120 minutes (plus les pénaltys si nécessaire) de pouvoir être la 7e équipe à soulever le Graal. Après un premier tour face à l'Afrique du Sud (coucou Pierre Issa et Dugarry) , l'Arabie Saoudite (coucou le paillasson de Zidane) et le Danemark (coucou...personne!), les français avaient compté sur un dépassement de fonction de Laurent Blanc, retrouvant ses instincts de joueur offensif de l'époque montpelliéraine face au Paraguay, sur un pénalty de Luigi di Biagio trouvant la transversale en quarts de finale, puis sur un Lilian Thuram s'improvisant double buteur en demies (la seule fois en 142 sélections), pour affront l'ogre auriverde. Mais quelque chose se passait, un parfum d'inattendu flottait sûrement dans l’enceinte dionysienne ce jour-là, qui devait porter ces français à leur destin. De plus, la star brésilienne Ronaldo fit une crise d'épilepsie le jour de la finale, et aurait pu (dû?) ne pas être alignée pour la finale. Du côté français, c'est Laurent Blanc le sauveur face au Paraguay qui est suspendu après un carton rouge reçu contre la Croatie Mais les voilà, les 22 gladiateurs des temps modernes, 11 jaunes contre 11 bleus face à face pour la dernière rencontre de Coupe du Monde du millénaire. Qui des hommes de Mario Zagallo ou d’Aimé Jacquet, tellement critiqué pour son jeu défensif (2 buts dans le temps réglementaire depuis les phases de poules), allait soulever le trophée et être sacré vainqueur de la FIFA World Cup 1998?
Les français attaquent pied au plancher cette finale, avec dès la 3e minute, Zidane qui lance Guivarc'h mais le rennais ne trouve pas les cages de Taffarel. Les brésiliens réagissent et Roberto Carlos adresse un centre venu de la gauche qui frôle la transversale à la 20e et Rivaldo claque une tête à la 24e minute mais le score reste nul et vierge. Mais à la 27e minute, Roberto Carlos concède un corner . Emmanuel Petit va le frapper, et Zinédine Zidane, qui faisait jusque là un tournoi en demi-teinte claque une tête au centre du but pour donner l'avantage à la France. Trois minutes plus tard, Ronaldo, Il Fenomeno, se présente face à Fabien Barthez, mais le portier monégasque saute littéralement au-dessus du buteur adverse pour écarter le danger. Et alors qu'on rentre dans le temps additionnel de la première période. les coéquipiers de Deschamps obtiennent un nouveau corner, frappé par Djorkaeff cette fois-ci. Et Zidane prend de nouveau de la hauteur pour scorer une deuxième de la tête (Zidane et les coups de tête , une thématique récurrente dans sa carrière). Et voilà le Brésil qui rentre aux vestiaires avec deux buts de retard.
Le Brésil revient en force en seconde période, avec l'entrée de Denilson le futur bordelais pour le parisien Leonardo. Marcel Desailly écope d'un premier carton jaune à la 48e minute, puis un 2e vingt minutes plus tard, laissant ses partenaires à dix contre onze. Suite à cette expulsion, Patrick Vieira entre en jeu à la place de Djorkaeff, et Petit glisse recule en défense pour épauler Leboeuf. Les brésiliens confisquent le ballon, puis font même rentre un attaquant de plus avec Edmundo, qui devait au départ remplacer Ronaldo pour le coup d'envoi. Mais il ne peut rien arriver à ces français,même quand Roberto Carlos trouve la barre, et que Ronaldo reprend sur un Divin Chauve Barthez aux aguets. Guivarc'h tentera quant à lui d'inscrire son nom au tableau de score,mais s'y manquera à nouveau. Manu Petit ne manquera pas cette occasion en toute fin de rencontre, lorsqu'il inscrira le 1000e but de l'histoire de l'Equipe de France sur une passe décisive de Pat Vieira. Suivront une montagne humaine au-dessus de Manu Petit, l' apparition du terme "rapado, rapado" et la célèbre tirade de Thierry Roland « Je crois qu'après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. Enfin, le plus tard possible, mais on peut. Ah c'est super. Quel pied, ah quel pied ! Oh putain ! Olalala ! ». Un déferlement de plus d'un million de personnes sera vu sur les Champs-Elysées, la plus grosse marée humaine depuis la Libération à la fin de la seconde guerre mondiale, et le visage des 23 héros seront affichés sur l'Arc de Triomphe. Et au fin fond de la Moselle, du haut de ses pas tout à fait 11 ans, un jeune garçon découvrait le bonheur d'une victoire en Coupe du Monde, envoyé vite fait au lit par sa mère,car "il est tard maintenant". Ce jeune garçon passera par la suite beaucoup de temps à parler, lire ou écrire sur le thème du football, et peut-être es-tu cher lecteur, chère lectrice, en train de lire un de ses articles...
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Ce match a été pour moi je dois dire l'un des meilleurs et l'un des pires à regarder: en effet, mes deux joueurs préférés allaient s'affronter dans le match le plus important qui soit dans une carrière de footballeur. Devais-je soutenir ma nationalité, le pays où je suis né et où j'ai grandi, la France menée par un Zinédine Zidane revenu tel le messie en août 2005 après un an d'absence, ou alors le pays de mes origines, celles que je revendiquais haut et fort, le pays qui m'avait fait découvrir le footballeur Zizou , mais aussi et peut-être surtout celui que je considérais comme un artiste absolu, le (vice) capitaine de la Juve et l'homme qui avait délivré l'Italie en demi-finale, Alessandro Del Piero? Ne pouvant me décider, j'emmenais les deux maillots dans un sac en me rendant à la Fan-zone de Francfort.
Après un groupe compliqué en phases de poule, avec le Ghana, les Etats-Unis et la République Tchèque; les Italiens s'en étaient bien sortis, pour ensuite éliminer à tour de rôle l'Ukraine, l'Australie, et l'Allemagne en prolongations, tandis que les Français avaient eu énormément de mal à s'extirper d'un groupe comprenant la Suisse, le Togo et la Corée du Sud, avant de sortir l'Espagne,le Brésil et le Portugal.On notera la présence de 19 Juventini sur la pelouse (ayant avant, pendant ou après cette finale porté la tunique bianconera), 13 du côté italien, 6 du côté français
La finale démarre fort, et les français prennent rapidement l'avantage. Dès la 7e minute, Malouda est bousculé par Materazzi dans la surface, et Zidane qui a annoncé jouer son dernier match, ouvre le score d'une transversale rentrante sur panenka. L’Italie revient au score à la 19e minute,l'homme qui avait fauté , Materazzi saute plus haut que tout le monde pour claquer une tête puissante dans les buts de Fabien Barthez, suite à un corner frappé par Andrea Pirlo. Tout le long du match , les équipes se rendent coup sur coup, mais ni Luca Toni, par deux fois, dont un but refusé pour hors-jeu, ni Henry, ni Ribéry par deux fois également, ni Zidane qui aurait (encore plus) inscrit son nom au panthéon en marquant un 3 but de la tête en 2 finales ne trouvant la faille chez Gianluigi Buffon ou son homologue français. mais alors qu'on joue les prolongations, les italiens semblent de plus en plus épuisés, alors que les français ont perdu un de leurs guides à l'heure de jeu, quand Pat Vieira, victime d'un claquage, cède sa place au jeune Alou Diarra.
Et là, c'est le drame. Suite à un coup de pied arrêté manqué, les français partent se replacer quand Materazzi tire sur le maillot de Zidane. La suite est connue: " Si tu veux mon maillot , je te le donne à la fin du match, je préfère celui de ta soeur", coup de boule. Manque de bol pour le Z, c'était le match test pour introduire la vidéo dans le football ,et le quatrième assistant appelle l'arbitre central pour lui signaler l'acte stupide de Zidane. Car, oui, je n'ai pas d'autre mot pour décrire cela. Quand tu es en finale de Coupe du Monde, que tu es capitaine de ton équipe et que tu réagis ainsi, c'est stupide. Monsieur Horacio Elizondo n'a d'autre choix que d'expulser pour son dernier match le meneur des Bleus.
Petit aparté: Au moment où ça se passe,je suis parti chercher des boissons, donc je ne VOIS PAS ce qui se passe, et en revenant dans les gradins, mon cousin de dit "T'as vu ce qui s'est passé? Zidane a eu un carton rouge!" Connaissant l'humour taquin de mon cousin, qui connaît mon admiration pour le natif de Marseille, je rigole encore, et là je me retourne et je vois le replay... Comment vous dire que mon cousin a essayé pendant environ une minute de récupérer sa boisson de mes mains, mains qui étaient simplement BLOQUÉES par la stupeur...
La fin de la rencontre se passera aux tirs au but, et ironie du sort, c'et David Trézeguet, meilleur buteur étranger de l'histoire de ...la Juventus,et évoluant donc en Italie à ce moment-là qui manquera le seul pénalty de la séance. Les Italiens sont sacrés champions du monde, et certes, je suis très content pour mon pays d'origine, la Nazionale faisant un champion honorable, mais me laissant un goût amer, la faute à un homme, étant tombé ce jour-là de son statut d'idole pour la première fois que mon chemin avait (virtuellement) croisé le sien.
Tout ça pour dire que , aujourd’hui, 9 juillet 2020, ça fait 14 ans que l'Italie a décroché son dernier titre mondial, et que Zinédine Zidane a raccroché les crampons. Entre temps, Cannavaro est devenu ballon d'or (merci aux anciens barèmes) les deux sont devenus entraîneurs, Buffon joue toujours, les White Stripes ont été repris dans tous les stades avec leur Seven nation Army, mais ça , c'est une autre histoire...
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Moi c'est un Metz-Auxerre en août 1994, un bon vieux match nul 1-1 de Division 1 comme s'appelait encore à l'époque la Ligue 1, dans un stade Saint-Symphorien où il n'y avait encore que trois tribunes, le quatrième côté n'étant qu'un gros monticule de terre sur lequel nous avions pris place, mon père , un de mes demi-frères et moi du haut de mes pas tout à fait 7 ans. J'ai très peu de souvenirs de ce match, mais deux trucs m'ont marqué: cette couleur qui était pour moi indéfinissable, ni rouge, ni rose, ni brune, "grenat" selon les dires de mon père, et cet emblème, ce dragon avec cette croix affichés sur les énormes drapeaux flottant dans les tribunes et qui faisait forte impression sur le néophyte que j'étais. Internet n'étant encore qu'à ces balbutiements, et les chaînes de sport genre Canal étant "trop chères, ça sert à rien" selon mes parents, je m'attachais donc pour ces "Grenats" donc, qui en plus marchaient assez bien dans les années 90 et que je pouvait voir gagner dans Téléfoot, une des seules émissions de foot qui m'était accessible.
En effet, étant une couleur peu répandue dans l'imaginaire collectif footballistique, il y a deux autres équipes relativement connues portant ces couleurs, le Torino en Italie, et le Sparta Prague en République Tchèque. Mais d'où vient ce maillot? Quelle est l'histoire derrière le FC Metz? Regardons d'un peu plus près.
Les débuts sont loin de ce qu'on connaît. La première trace de football remonte à 1932, où le Cercle athlétique messin fusionne avec l'Association sportive messine qui jouait alors en noir et blanc pour former le Football Club de Metz, qui leur permet d'être intégré au GCA (Groupement des Clubs Associés), ancêtre de la LFP. Après une courte dénomination en CSM ( Cercle des Sports de Metz) en 1934, suite à des problèmes administratifs n'acceptant pas la disparition des anciens noms ASM et CAM , le FC Metz récupère son nom en 1935.
L'apparition de la couleur grenat a plusieurs origines selon les sources. Selon certains, elle serait apparu en décembre 1936 après une défaite 4-0 contre l'Olympique de Marseille, et des insultes anti-allemandes des phocéens envers les Messins portant des tenues noires et blanches, qui sont également les couleurs de la Nationalmannschaft d'outre-Rhin.
Mais selon d'autres, notamment selon les dires tenus par le Président du club Bernard Serin dans le DVD "FC Metz, Le coeur grenat de la Lorraine" réalisé par Mirabelle TV et le Républicain Lorrain, le maillot grenat est apparu après la Guerre de 1939/45, en même temps que la Croix de Lorraine, qui ne représentait pas seulement la Lorraine, mais également la Résistance française, Metz étant d'ailleurs la seule équipe à pouvoir arborer ce symbole sur sa tenue. Le nom FC Metz revient aussi , le club ayant été rebaptisé Fussball Verein Metz pendant l'annexion.
On ne peut pas parler du FC Metz non plus , sans évoquer l'ancien président Carlo Molinari, qui resta à la tête des Grenats de 1967 à 2009 avec une pause de 1978 à 1983, sorte de Guy Roux mosellan le coaching en moins, et professionnalisa les structures. Le premier équipementier arrive en 1968, avec le coq sportif et les premiers sponsors arrivent en 1976-77 sur les ensembles du club avec les Maisons Ast et surtout l'automobiliste FIAT qui rend fier la diaspora italienne très présente en Lorraine.
Mais la première grande année du FC Metz est l'année 1984. Vainqueur en 1984 de l'AS Monaco, c'est en Coupe d'Europe que les Grenats vont réaliser un exploit mythique: Battre le FC Barcelone. Qualifiés via leur victoire en Coupe de France, les français reçoivent l'ogre catalan à Saint-Symphorien le 19 septembre 1984. Mais les Espagnols sont largement plus réalistes que leurs hôtes et battent 4-2 des messins plus maladroits que jamais. Le retour semble anecdotique, la rencontre n'est pas retransmise à la télévision: Comment des nouveaux pourraient battre le géant blaugrana? Le journal local le Républicain Lorrain n'envoie qu'un journaliste, car de toute façon, il n'y a que peu d'espoirs. Mais un homme, Carlo Molinari, le président dit à ses hommes " qu'ils avaient perdu le match tous seuls en se marquant deux buts eux même, et qu'ils pouvaient pas perdre deux fois contre un Barça ayant montré aussi peu de choses". Et c'est ainsi que les grenats se déplacent à Barcelone le 3 octobre 1984 pour essayer de faire quelque chose. Manque de bol, après 20 minutes, le Barça marque en premier. Il faut donc en marquer quatre au Camp Nou pour se qualifier! Mais les Messins se réveillent, et un homme met la machine en marche. C'est l'allemand Toni Kurbos qui plante une fois, puis Sanchez marque contre son camp et Metz mène à la pause. Il reste deux buts à mettre, mais les Barcelonais commencent à avoir les genoux qui s'entrechoquent. Et qui commencent même à claquer lorsque Kurbos s'offre un doublé juste avant l'heure de jeu. Et c'est un la 85e minute, sur un débordement sur le flanc gauche du regretté Jules Bocandé que "Tony le Tigre" s'offre un triplé historique qui boute le Barça hors de la Coupe d'Europe!! Pour son premier tournoi européen, le FC Metz venait de sortir un des plus grands clubs européens!! Ils sortiront face au Dynamo Dredsen le tour d'après, mais ils restent actuellement encore le SEUL club français à avoir éliminé le Barça en Coupe d'Europe. La saison suivante, un sponsor local et mythique arrivera, pour les 24 années à venir: Sollac, le spécialiste de la sidérurgie mosellane.
Les années 90 verront l'éclosion d'un duo assez spécial: les PP flingueurs. Ce surnom donné par Pierre Ménès, c'est le duo composé de Cyrille Pouget et Robert Pirès et était le symbole de ce FC Metz jeune, frais et talentueux, qui remporta la Coupe de France 1996 face à Lyon , mais surtout, finit vice-champion de France en 1998, n'étant devancé par Lens qu'à la différence de buts!
La saison suivante verra le Graoully, dragon mythique ayant menacé la ville de Metz et terrassé par Saint Clément, évêque et protecteur de la cité, apparaître sur le maillot messin. Mais l'équipe est dépouillée peu à peu, Blanchard partant à la Juventus, Pirès partant à Marseille, Song à la Salernitana ou encore Pouget au Servette Genève. Et sans ses meilleurs joueurs, malgré des recrues comme le goal colombien Faryd Mondragon ou le jeune Louis Saha, Metz descend en 2002 après 35 années au plus haut niveau.
Depuis , le FC Metz est entre la Ligue 1 et la Ligue 2, faisant même une saison en National, mais faisant percer régulièrement des jeunes joueurs au plus haut niveau, comme la doublette Mamadou Niang-Emmanuel Adebayor, le jeune Franck Ribéry récupéré à Brest, ou encore Miralem Pjanic et plus récemment Sadio Mané et Kalidou Koulibaly qui sont des produits de la formation grenat. Et qui sait, si le phénix sait renaître de ses cendres, pourquoi pas le Graoully?
Camille Franciosi
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Andrés Iniesta Lujan est né le 11 mai 1984 à Fuentealbilla, dans la province d'Albacete. Il joue d'abord dans l'équipe de son village, organisée par son père, José , tenant du bar Lujan, puis de 10 à 12 ans dans les équipes de jeunes d'Albacete Balompié, avec lesquelles il dispute plusieurs tournois interrégionaux. C'est lors d'un de ses tournois, le tournoi national de football à 7 de Brunete de 1996 que le jeune Andrés se fait remarquer. C'est d'abord un recruteur du Real Madrid qui approche la famille Iniesta, mais après s'être renseigné sur le centre de formation, son père lui déconseille d'y aller. Eh oui, on aurait pu avoir Iniesta le madrilène à la place d'Iniesta le catalan! Mais c'est le Barça , par le biais d' Enrique Orizaola qui empocha la mise pour faire venir le jeune garçon de la Manche à la mythique Masia, qu'il a rejoint en septembre 1996. Une Masia qu'il aurait pu, selon son autobiographie ne visiter qu'un seul jour, son père et son grand-père voulant le ramener à la maison dès la première nuit.
Passant les équipes de jeunes de la Masia les unes après les autres, il se lie d'amitié avec Victor Valdès.
Il débute son premier match professionnel le 29 octobre 2002. Et comme il n'est pas comme les autres, il débute par un match de Ligue des Champions face à Bruges. Son premier match en Liga sera le 21 décembre 2002 contre Majorque lors d'une victoire 4-0, en remplaçant le titulaire du poste sur le côté gauche de l'attaque Juan Roman Riquelme. Il alternera lors de cette première année les matches avec le Barca B et l'équipe première, pour un total de 23 parties. Il faut attendre le 10 avril 2004 pour voir le premier but du garçon en championnat , lors d'une rencontre face à Valladolid. Le jeune numéro 34 prend du temps de jeu pour accumuler 17 matches en 2003-04.
La saison suivante voit le français Giuly , le brésilien champion du monde Ronaldinho, ou encore le camerounais Eto'o arriver au Camp Nou. Mais Van Gaal puis Rijkaard croient en lui et dispute à l'exception du match retour contre Villareal en Liga tous les matches disputés dans cette saison par son club, soit 46 matches et il remporte son premier championnat.
Mais suite à une blessure au genou de Xavi en 2005-06, Iniesta se retrouve titulaire et joue même la finale de Ligue des Champions contre Arsenal, rentrant à la mi-temps et étant à l'origine du premier but inscrit par Eto'o. Il remportera la 2e Liga de suite, et ira à la Coupe du Monde 2006, où il sortira en huitièmes de finale face à la France de Zidane.
Deux ans après, nous voilà en 2008, et Andresito va jouer l'Euro austro-suisse qu'il remportera, en sortant les champions du monde Italiens, étant homme du match lors de la demi-finale contre la Russie et battant l'Allemagne en Finale, mettant fin à une quarantaine d'années de disette pour le Roja. L'année d'après est l'année de tous les superlatifs pour le FC Barcelone et son numéro 8, fixé en relayeur gauche par un Pep Guardiola arrivé la saison précédente: les Blaugrana deviennent la première (et seule équipe) à s'offrir un sextuplé!! Ils ont remporté TOUS les trophées: Liga-Copa Del Rey-Champions League-Supercoupe d'Espagne- Supercoupe d'Europe-Mondial des Clubs!!! Et d'ailleurs, le club peut remercier Iniesta pour la C1, car son inspiration de génie, ils auraient même pas vu la finale...
La saison 2009/2010 démarre cependant très mal. Il traîne une dépression suite à la disparition Dani Jarqué, joueur du rival l'Espanyol Barcelone mais ami d'Iniesta depuis les sélections de jeunes espagnoles, décédé d'un arrêt cardiaque lors du stage de pré-saison avec son équipe. En 2010, Certes il gagne "que" le Championnat et la Supercoupe d'Espagne, mais c'est sous la Roja qu'il va vivre sa plus belle vie. Après un mauvais match d'entrée contre la Suisse, il se rattrape en marquant contre le Chili, mais surtout en Finale de Coupe du Monde, dans les prolongations, donnant la première victoire en Coupe du Monde à son pays. Il sera élu homme du match, et dédiera sa victoire et son but à son ami décédé en début de saison. Il sera sacré 2e au classement du Ballon d'Or derrière Messi, et devant sa moitié du milieu de terrain Xavi, le système de votes ayant changé cette année-là, Messi n'étant que 4e selon les journalistes. Andrésito devient alors "Don Andrés". En décembre 2010, lors du derby barcelonais à Cornella-El Prat, l'antre des Pericos, il sera applaudi pour son hommage à Dani Jarqué lors de la finale du Mondial sud-africain.
En 2011, il manque de peu de refaire le sextuplé avec le Barça, mais il s'incline en finale de Coupe du Roi, ne décrochant que cinq titres (ouuuh le nul, il a perdu, tout le monde le montre du doigt et fait bouuuuh!), dont sa troisième Coupe aux Grandes Oreilles, la deuxième en 3 ans face à Manchester United, et fera 4e au Ballon d'Or.
Ça suffit? Bien sûr que non, voyons!! Il a perdu en Coupe du Roi l'an passé alors il la regagne en 2011/12, avant de faire le attention... back-to-back-to-back avec la Roja . Il remporte un deuxième Euro de suite, finissant meilleur joueur et MVP de la Finale (oui, encore!!) avant d'être sur le podium du Ballon d'Or derrière Messi et Ronaldo.
Les moissons se suivent et se ressemblent pour Don Andrés et le FCB. À la lutte avec le Real pour le titre de plus grosse armada, les titres pleuvent encore dans les années 2010. Au choix, 2013, 2015, 2016 et 2018 pour les Liga, 2015, 2016, 2017 et 2018 pour les Coupes d'Espagne, 2013 et 2016 pour les Supercoupe d'Espagne, ou une 4e Ligue des Champions.
Sa vie privée en prend un coup quand sa compagne fait une fausse couche en 2014, perdant le petit Andres Jr, après la naissance en 2011 de Valeria. mais Paolo, Sienna puis Romeo suivront.
En 2015, après le départ de l'emblématique Carles Puyol, c'est lui qu hérite du brassard de capitaine, qu'il portera jusqu'en 2018. Mais après 16 ans, 674 matches, 57 buts et 117 buts pour les Catalans, l'immense numéro 8 met les voiles vers le Japon, et le Vissel Kobe, pour finir sa carrière, ainsi ... qu'exporter le vin qu'il a commencé à produire en grade quantité dès 2010, et dont les Japonais pourraient en être de gros preneurs! La Coupe du monde 2018 sera également la fin de la route pour Andrés qui tire sa révérence en équipe nationale après 131 matches en 12 ans.
Depuis 3 ans, le métronome espagnol joue au Japon où il a marqué 10 fois et lancé sur orbite 13 fois ses coéquipiers en 44 matches.
Il est maintenant au crépuscule de sa carrière, mais quand on sait qu' Iniesta est le seul joueur à avoir été homme du match en finale de Coupe du Monde (2010), Ligue des Champions (2015), Euro (2012), Coupe du Roi (2012), Supercoupe d'Espagne (2013), Coupe du monde des clubs (2011), tout en étant déterminant en finale de Ligue des Champions 2009 et 2015, on peut le laisser se diriger vers l'horizon, et se dire que c'est un des milieux de terrain les plus décisifs de l'histoire récente du football qui s'apprête à raccrocher les crampons au plus tard en 2021.
Graciès, Don Andrés.
Camille Franciosi
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Alessandro Del Piero est né le 9 novembre 1974 à Conegliano, dans la région de Trévise. Fils d'un électricien, il répondit un jour à son institutrice qui lui demandait ce qu'il voulait faire plus tard "soit il serait électricien, pour faire comme son père, soit footballeur, pour faire comme Platini". En effet, le jeune Alessandro, suivant souvent son grand frère Stefano (passé brièvement dans les rangs des jeunes de la Sampdoria de Gênes dans les années 80) grandit en admirant le Ballon d'or français évoluant à la Juventus.
Découvrant le football avec les équipes enfants de son village de San Vendemiano, puis de Conegliano, il entre au centre de formation du Calcio Padova à l'âge de 13 ans. Il disputera son premier match le 15 mars 1992 contre Messine avec le numéro 16 dans le dos. Montrant une aisance remarquable balle au pied pour un si jeune joueur, c'est l'ancien international italien et ancien de la Juventus Franco Causio qui fait venir le jeune offensif dans le Piémont pour 2,5 millions d'euros en 1993, après 14 parties de Serie B avec Padoue.
Le 12 septembre 1993 contre Foggia est le premier match d'une longue liste de parties disputées par Del Piero sous le maillot turinois, pour l'instant avec son numéro 16 qu'il a gardé de Padoue. Il marquera son premier but la semaine d'après contre l'AC Reggiana, avant de s'illustrer la semaine suivante en inscrivant un hat-trick contre Parme. Sa première année est une année d'apprentissage aux côtés de grands noms comme le Ballon d'or 1993 Roberto Baggio, Fabrizio Ravanelli ou encore Gianluca Vialli, il joua 11 rencontres, pour 5 buts de 2 passes décisives. En 1994/95,il flambe, joue à 29 reprises, marque 8 buts et délivre 7 passes dé. Il remporte son premier Scudetto, le premier des Bianconeri depuis 9 ans, et même le doublé Coupe-championnat, chose qui n'était pas arrivé dans le Piémont depuis 34 ans, et récupère même le numéro 10 de Roberto Baggio qui partira à Milan en fin de saison. Il suivra d'ailleurs le succès de son prédécesseur en faisant une entrée fracassante en 4e place au Ballon d'Or 1995. Des succès qui l'enverront jusqu'à découvrir la Squadra Azzurra le 25 Mars 1995 contre l'Estonie, lors d'un match de qualification pour l'Euro 1996.
La saison 1995/96 sera la saison du succès international pour le jeune Alessandro sur qui le jeu de la Juventus pèse plus depuis le départ d'Il Divine Codino Baggio. Lors de la Champions League 1995/96, il soulève ce qui est à l'heure actuelle la dernière C1 remportée par la Juventus, lors d'une finale aux tirs au but remportée face à l'Ajax Amsterdam. Il part à l'Euro 96 organisé en Angleterre, mais ne disputera que 45 minutes contre la Russie, l'Italie sortant au premier tour. La saison d'après le verra à nouveau champion d'Italie, et à nouveau en Finale de Ligue des Champions, mais malgré un but signé d'une talonnade, il perdra face à Dortmund, tout comme face au Real Madrid la saison d'après.
Ceci dit, la saison 1997/98 est exceptionnelle pour Pinturicchio. Le 30 novembre 1997, il score pour le 100e fois en bianconero face au Milan, il marque 10 buts en Ligue des Champions, finissant meilleur buteur de la compétition cette saison, et trouvant le chemin des filets à 33 reprises toutes compétitions confondues et délivrant 12 caviars. Il peut prétendre à être le meilleur joueur du monde, en compétition avec le Brésilien Ronaldo. Il se blesse à la cheville cependant en finale de C1 et ne peut disputer la Coupe du Monde 1998, Roberto Baggio étant rappelé à sa place en équipe nationale. Mais c'est une blessure plus grave qui va flinguer son année 1998/99 , avec une rupture des ligaments croisés contre l'Udinese, saison terminée.
L'année 2000 va voir son retour, et il va être véritablement le chef d'orchestre d'une Juventus pourtant pas championne, mais dont les attaquants profiteront à 15 fois de ses ouvertures pour trouver le chemin du but, qu'il trouvera lui-même à 12 reprises, malheureusement pour lui, pas lors de la finale de l'Euro 2000 perdu contre la France. La saison 2001 sera plus compliquée, accusant le décès de son père et laissant le titre national à l'AS Roma de Totti et Batistuta. Il inscrira cependant son 100e but turinois le 28 août 2001 lors d'une victoire à Venise.
La saison 2001/02 voit le retour du Mister, Fabio Capello à Turin, et la Juve et ADP10 redeviennent dominants. La Vecchia Signora récupère son trône, et le capitaine turinois s'entend comme larron en foire avec celui qui crucifia ses rêves en azzurro l'été passé, le français David Trézeguet arrivé de Monaco, avec qui il cumule 40 buts à eux deux en une saison dont 21 pour lui. Il s'envole pour le Mondial asiatique, pour se faire sortir dans l'un des huitièmes de finale les plus ubuesques de l'histoire du football (merci Mr Moreno pour ce moment d'incompréhension).
Le 27e Scudetto bianconero sera également pour lui en 2002/03, par contre la Ligue des Champions, c'est encore une fois "Nein" , s'inclinant aux tirs au but face au Milan lors d'une finale où la Juve est privée de sa dynamo Tchèque Pavel Nedved.
Après une saison blanche de tout titre en 2004, et une sortie au premier tour à l'Euro 2004, il revient avec 18 buts, et contribue au 28e titre du club, notamment lors d'une victoire face au Milan 1-0 où il fait une passe décisive pour Trézeguet en effectuant un retourné acrobatique.
Puis vient la saison 2005-06, une des plus belles, mais aussi une des plus éprouvantes pour ADP. Barré par un Capello qui lui préfère Zlatan en tant que titulaire, il rentre quand même quasiment à chaque match marquant 20 buts en 45 matches TTC avec la Juventus. Mais c'est avec l'équipe nationale d'Italie qu'il va avoir son plus beau moment.
Entrant en jeu en demi-finale à la 104e minute, il va marquer le second but de l'Italie face à l'Allemagne à la 120e minute, avant de rentrer à nouveau en prolongations en finale, pour inscrire son tir au but en tant que 4e tireur et devenir à son tour Champion du Monde. Voici un petit extrait de la télévision italienne après son but en demi: finales:
Le 6 avril 2008, il bat le record d'apparitions sous le maillot turinois de Gaetano Scirea, en disputant son 523e match en blanc et noir. Il finit pour la seule fois de sa carrière Capocanonniere en fin de saison avec 21 buts en Serie A, doublant son ami Trézeguet en scorant 2 fois lors de l'ultime journée. Après un Euro 2008 où l'Italie sort en quart de finale ... aux pénalties face à l'Espagne, Alex se montre encore étincelant en 2008/09 en retrouvant la Ligue des Champions, marquant une merveille de coup-franc face au Zenit, mais surtout inscrivant 3 buts en 2 matches face au Real Madrid, dont un doublé au Bernabeu qui lui vaudra l'ovation du public espagnol à sa sortie. Il jouera sa 91e et dernière rencontre en sélection nationale le 10 septembre 2008 contre la Géorgie.
30 octobre 2010, il inscrit son 179e but en Serie A lors de la victoire face au Milan AC, devenant le meilleur buteur du club turinois en championnat. Le 20 février 2011, il inscrit un nouveau record en disputant son 445e match de Serie A sous les couleurs bianconere, battant ainsi celui réalisé par Boniperti.
Le 11 avril 2012, il dispute face à la Lazio le 700e match de sa carrière avec la Vieille Dame, inscrivant par la même occasion un coup franc donnant la victoire de la Juventus et lui permettant de repasser 1re au classement à 6 matchs de la fin du championnat. Presque un mois plus tard, le 13 mai, il joue en tant que titulaire le dernier match de sa carrière à la Juve à domicile, et inscrit là son 289e but bianconero lors d'une victoire 3-1 sur l'Atalanta. Une ovation de 10 minutes lui sera faite dans le flambant neuf Juventus Stadium pour célébrer l'homme aux 705 matches sous la maillot de la Juventus.
Del Piero, c'est la Juve, et la Juve c'est Del Piero. 19 ans sous le maillot de La Juventus, record de matches et de buts, 10e meilleur buteur de l'histoire de la Serie A. Mais surtout c'est une histoire d'amour entre un petit garçon de Conegliano qui rêvait d'être Platini et un grand maillot blanc et noir, des heures à regarder ce maillot rayé et pour tout cela, je voulais te dire: Grazie per tutto Alé!
Camille Franciosi
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A