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Quand on parle des Pays des années 2000/2010, les noms qui viennent tout de suite sont le munichois Robben, le gunner/mancunien Van Persie ou l'intériste Sneijder. Cependant, un joueur est souvent passé entre les mailles du filet, et mérite qu'on s'intéresse à sa carrière qui a été plus qu'intéressante, car il fait partie, comme son ancien collègue de l'Ajax, de ces milieux de terrain bataves aux multiples talents.
Rafael Van der Vaart a été un joueur important. Porteur du brassard comme du jeu de son équipe, on aurait pu penser que la pression est grande, mais il y est habitué . Depuis ses débuts à l'Ajax Amsterdam, au début des années 2000, en compagnie des Sneijder, de Jong et autres Pienaar, il fut un des moteurs de son équipe. Il restera pendant ses six premières saisons en professionnel chez les Lanciers, disputant 156 matches et inscrivant 63 buts, et se mettant sous le coude au passage une Eredivisie, une Coupe des Pays-Bas, ainsi qu'une Supercoupe, tout en alignant les saisons à plus de vingt matches, malgré de nombreuses blessures.
Mais doucement, la Hollande devient un terrain de jeu trop étriqué, et Rafa s'en va de l'autre côté de la frontière germano-hollandaise à l'été 2005, pour poser ses valises au Hamburger SV pour un peu plus de cinq millions d'euros. La Bundesliga ne mettra pas beaucoup de temps pour tomber sous le charme du gaucher et de son toucher de balle soyeux. Il deviendra vite le capitaine et le joueur-clé de la cité hanséatique, prenant une part importante à la participation du HSV en Coupe d'Europe, marquant à plusieurs reprises, que ce soit en Ligue des Champions ou en Ligue Europa. La réussite insolente de Hambourg ne passant pas inaperçue, la réputation et le talent du numéro 10 arrive aux oreilles des clubs les plus huppés du continent. Et après 48 buts en 113 matches pour les Rothosen, il rejoint en 2008 la Casa Blanca, le Real Madrid pour 16 millions d'euros.
Etant à moitié espagnol de par sa mère, El Chiclanero (en référence à Chiclana, le village natal de sa mère) effectue une sorte de retour aux sources. La petite famille Van der Vaart (il est alors en couple avec la présentatrice TV Sylvie Meis) s'installe tranquillement à Madrid où il fonctionne avec une colonie néerlandaise comme Drenthe, Sneijder, Robben, Huntelaar ou Van Nistelrooy. Lors de la première saison, Papa VdV est indiscutable avec une saison à 42 matches, malgré les 5 pauvres buts inscrits. La saison d'après n'est pas beaucoup plus mauvaise, sur le plan statistique, avec 31 matches avec le tricot merengue, pour 7 buts, mais les blessures reviennent, et l'entente avec le nouveau entraîneur, Juande Ramos n'est pas au beau fixe. Nous sommes alors en 2010. Il part jouer la Coupe du Monde en Afrique du Sud, et deviendra d'ailleurs vice-champion du Monde avec les Oranje, avant de s'engager pour 10,5 millions d'euros avec Tottenham lors du dernier jour du mercato d'été.
Dans un club moins mis sous les critiques permanentes, le maestro revit. Il distille son sens de la passe et du jeu et fait admirer sa frappe de balle du côté de White Hart Lane, et est la rampe de lancement parfaite aux côtés de Modric pour les fusées que sont Lennon et Bale sur les ailes, ou l'ancien messin Adebayor dans l'axe. Il retrouve la confiance et remporte le titre de meilleur joueur de Premier League au mois d'octobre, pour finir avec une saison à 15 réalisations en 36 rencontres. la saison suivante sera de la même qualité avec 39 matches pour 13 buts pour les Spurs. Mais le hollandais est rappelé par une de ses ex, le HSV qui a perdu de sa grandeur et appelle son ancien génie au secours pour lui éviter la relégation.
Le 31 août 2012, pour 13 millions d'euros, VdV revient sauver le dernier Dino de Bundesliga. Mais à 29 ans, alors qu'il devrait être au top de sa forme, les genoux coincent de plus en plus, et le niveau de l'équipe s'est considérablement affaiblie. Il joue régulièrement mais n'est plus si décisif. Il arrive toutefois à sauver le club de la relégation en 2015, lorsque le HSV se retrouve barragiste contre Karlsruhe. Mais 86 matches et 18 pions plus tard, à l'été 2015, il n'est pas prolongé par Didi Beiersdorfer, le manager hambourgeois.
Il retente donc sa chance en Espagne, signant pour les verdiblancos du Betis Seville, la famille de sa mère étant en Andalousie. Sa saison 2015/2016 est alors un fiasco total, n'évoluant que 9 rencontres avec les sévillans. Alors qu'il avait signé pour trois saisons, il part au bout d'un an au Danemark, à Midtjylland, où il retrouve quelque peu le plaisir de jouer ainsi que le double de son temps de jeu chez les Beticos. Deux matches et un an plus tard, il s'offrira en 2018 une dernière pige à Esbjerg, pour marquer son dernier but en pro lors d'un de ses trois derniers matches.
Il est également le 4e joueur le plus capé de l'équipe nationale des Pays-bas avec 109 sélections en 13 ans, où il inscrira 25 buts.
N'ayant pas un palmarès aussi fourni que certains de ses compatriotes, il est quand même dans le top 5 des joueurs étrangers à avoir joué le plus pour Hambourg avec 199 rencontres, mais c'est surtout un esthète du jeu, une tulipe qui n'a jamais voulu se laisser cueillir.
Camille Franciosi
Rafael Van der Vaart a été un joueur important. Porteur du brassard comme du jeu de son équipe, on aurait pu penser que la pression est grande, mais il y est habitué . Depuis ses débuts à l'Ajax Amsterdam, au début des années 2000, en compagnie des Sneijder, de Jong et autres Pienaar, il fut un des moteurs de son équipe. Il restera pendant ses six premières saisons en professionnel chez les Lanciers, disputant 156 matches et inscrivant 63 buts, et se mettant sous le coude au passage une Eredivisie, une Coupe des Pays-Bas, ainsi qu'une Supercoupe, tout en alignant les saisons à plus de vingt matches, malgré de nombreuses blessures.
Mais doucement, la Hollande devient un terrain de jeu trop étriqué, et Rafa s'en va de l'autre côté de la frontière germano-hollandaise à l'été 2005, pour poser ses valises au Hamburger SV pour un peu plus de cinq millions d'euros. La Bundesliga ne mettra pas beaucoup de temps pour tomber sous le charme du gaucher et de son toucher de balle soyeux. Il deviendra vite le capitaine et le joueur-clé de la cité hanséatique, prenant une part importante à la participation du HSV en Coupe d'Europe, marquant à plusieurs reprises, que ce soit en Ligue des Champions ou en Ligue Europa. La réussite insolente de Hambourg ne passant pas inaperçue, la réputation et le talent du numéro 10 arrive aux oreilles des clubs les plus huppés du continent. Et après 48 buts en 113 matches pour les Rothosen, il rejoint en 2008 la Casa Blanca, le Real Madrid pour 16 millions d'euros.
Etant à moitié espagnol de par sa mère, El Chiclanero (en référence à Chiclana, le village natal de sa mère) effectue une sorte de retour aux sources. La petite famille Van der Vaart (il est alors en couple avec la présentatrice TV Sylvie Meis) s'installe tranquillement à Madrid où il fonctionne avec une colonie néerlandaise comme Drenthe, Sneijder, Robben, Huntelaar ou Van Nistelrooy. Lors de la première saison, Papa VdV est indiscutable avec une saison à 42 matches, malgré les 5 pauvres buts inscrits. La saison d'après n'est pas beaucoup plus mauvaise, sur le plan statistique, avec 31 matches avec le tricot merengue, pour 7 buts, mais les blessures reviennent, et l'entente avec le nouveau entraîneur, Juande Ramos n'est pas au beau fixe. Nous sommes alors en 2010. Il part jouer la Coupe du Monde en Afrique du Sud, et deviendra d'ailleurs vice-champion du Monde avec les Oranje, avant de s'engager pour 10,5 millions d'euros avec Tottenham lors du dernier jour du mercato d'été.
Dans un club moins mis sous les critiques permanentes, le maestro revit. Il distille son sens de la passe et du jeu et fait admirer sa frappe de balle du côté de White Hart Lane, et est la rampe de lancement parfaite aux côtés de Modric pour les fusées que sont Lennon et Bale sur les ailes, ou l'ancien messin Adebayor dans l'axe. Il retrouve la confiance et remporte le titre de meilleur joueur de Premier League au mois d'octobre, pour finir avec une saison à 15 réalisations en 36 rencontres. la saison suivante sera de la même qualité avec 39 matches pour 13 buts pour les Spurs. Mais le hollandais est rappelé par une de ses ex, le HSV qui a perdu de sa grandeur et appelle son ancien génie au secours pour lui éviter la relégation.
Le 31 août 2012, pour 13 millions d'euros, VdV revient sauver le dernier Dino de Bundesliga. Mais à 29 ans, alors qu'il devrait être au top de sa forme, les genoux coincent de plus en plus, et le niveau de l'équipe s'est considérablement affaiblie. Il joue régulièrement mais n'est plus si décisif. Il arrive toutefois à sauver le club de la relégation en 2015, lorsque le HSV se retrouve barragiste contre Karlsruhe. Mais 86 matches et 18 pions plus tard, à l'été 2015, il n'est pas prolongé par Didi Beiersdorfer, le manager hambourgeois.
Il retente donc sa chance en Espagne, signant pour les verdiblancos du Betis Seville, la famille de sa mère étant en Andalousie. Sa saison 2015/2016 est alors un fiasco total, n'évoluant que 9 rencontres avec les sévillans. Alors qu'il avait signé pour trois saisons, il part au bout d'un an au Danemark, à Midtjylland, où il retrouve quelque peu le plaisir de jouer ainsi que le double de son temps de jeu chez les Beticos. Deux matches et un an plus tard, il s'offrira en 2018 une dernière pige à Esbjerg, pour marquer son dernier but en pro lors d'un de ses trois derniers matches.
Il est également le 4e joueur le plus capé de l'équipe nationale des Pays-bas avec 109 sélections en 13 ans, où il inscrira 25 buts.
N'ayant pas un palmarès aussi fourni que certains de ses compatriotes, il est quand même dans le top 5 des joueurs étrangers à avoir joué le plus pour Hambourg avec 199 rencontres, mais c'est surtout un esthète du jeu, une tulipe qui n'a jamais voulu se laisser cueillir.
Camille Franciosi
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Salut les footeux! Ça y est, je crois qu'avec la première photo j'ai votre attention, donc on peut commencer. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un footballeur qui jouait sans courir, dont la technique a suffi pour jouer dans certains des plus grands clubs du monde. On va parler aujourd'hui du mec qui a détrôné Maradona à Boca Juniors, et qui porte également le même nom de famille que la jeune femme que vous avez aperçu au-dessus: Juan Roman Riquelme.
Le jeune Jean-Romain (eh oui, ça veut dire ça en français, tout de suite moins classe, hein?) est né le 24 juin 1978 à San Fernando, dans la province de Buenos Aires. Issu d'une fratrie de dix enfant, le jeune JR se fait plus rapidement remarquer par son talent balle au pied que pour ses efforts à l'école.Un talent que le papa Riquelme utilise pour faire des paris lors des nombreux tournois inter-quartiers que le fils prodige dispute. Évoluant jusqu'à ses 14 ans dans le petit club de La Carpita, il se fait repérer en 1992 par les scouts d' Argentinos Juniors. où il va imposer son style de faux lent en tant que milieu axial. Il fait toutes ses classes dans les équipes de jeunes d'Argentinos, avant d'être recruté en 1995 par le grand Boca Juniors, sur demande de l'entraîneur de l'équipe première, Carlos Bilardo, qui convainc son président Maurizio Macri d'acheter le jeune meneur pour un demi-million d'euros. Après un an d'adaptation dans l'équipe réserve, il fait sa première apparition en professionnel le 11 novembre 1996 contre Santa Fé. Il intègre ainsi la sélection des moins de 20 ans qui va disputer le mondial, qu'il remportera en 1997 aux côtés d'autres futurs grands noms comme Cambiasso, Aimar ou Samuel. Après ce Mondial, les Gialloblù de Parme proposeront d'enrôler le jeune milieu de terrain pour un peu moins de 10 millions d'euros, mais Macri refusera de vendre son joyau.
Le 25 octobre 1997 va être LA passation de pouvoir pour Riquelme: les joueurs de Boca, agacés de voir un Diego Maradona de 37 ans n'étant clairement plus au niveau d'un joueur de football professionnel, et organisent un putsch à la mi-temps du Superclasico face à River Plate. C'est le jeune Riquelme âgé alors de 20 ans qui le remplace , et qui gardera sa place dès lors.
Le 16 novembre 1997, soit un peu moins d'un mois plus tard, il célèbre sa première cape en équipe A argentine lors du dernier match de qualification au mondial 1998 contre la Colombie, qui finira sur un match nul 1-1. Il participera au tournoi de Toulon où il sera élu meilleur joueur, à défaut du faire le mondial 1998. Il jouera d'ailleurs sa première compétition avec la Copa America en 1999, mais les Albiceleste se feront sortir en quarts par le Brésil. Il remportera par la suite le tournoi d'ouverture (ou l'Apertura) d'Argentine en 1998 à la baguette de l'équipe bleue et jaune ainsi que le Clausura (ou championnat de fermeture) de 1999, le championnat argentin se disputant en deux parties.
En 2000, Riquelme se montre au monde grâce à un triplé historique, d'abord en remportant l'Apertura, puis la Copa Libertadores (l'équivalent de la Ligue des Champions en Amérique du Sud), puis le 28 novembre fait tourner en bourrique les Merengue du Real Madrid lors de la Coupe Intercontinentale, remportée 2-1 par les Bosteros sur un doublé de Palermo (non, pas le mec de Casa de Papel, mais le mec qui loupait 3 pénaltys en un match). C'est d'ailleurs un trophée qu'il gardera la saison suivante et étant élu MVP de la finale, faisant le back-to-back en raflant l'Apertura au passage. Mais le club est en crise, et le numéro 10 est en désaccord avec ses dirigeants, bien qu'aimant son club. Et après six ans, 194 matches, 44 buts et surtout 81 passes décisives pour les propriétaires de la Bombonera, il débarque sur le Vieux Continent pour 10 millions d'euros, pour évoluer sous les ordres du Pélican Louis Van Gaal au FC Barcelone.
Mais l'arrivée du stratège au Barça n'est franchement pas une réussite. Son coach , Louis Van Gaal lui dit "Avec le ballon, tu es le meilleur joueur du monde, sans le ballon, nous jouons à un joueur en moins". Dans un Barça en berne, l'argentin n'est pas souvent positionné en meneur de jeu, mais plutôt dans le couloir gauche et il déjoue, son sens de la passe n'offrant que cinq passes décisives à ses coéquipiers en 30 matches de Liga. Il disputera quand même sa première Coupe du Monde en 2002, mais l'Argentine sortira dès les poules. Il est alors prêté à Villareal, ou il retrouve son niveau de Boca. Il fait briller l'uruguayen Diego Forlan, s'entend à merveille au milieu avec le champion du monde 98 Robert Pirès, et le brésilo-espagnol Marcos Senna. En 2004 il remporte la Coupe Intertoto avec le Sous-marin jaune, et lors de la saison 2004/2005, il est élu meilleur joueur non-espagnol de la Liga, et emmène son équipe jusqu'à la 3e place, synonyme de qualification pour la Ligue des Champions pour la première dans l'histoire du club. Villareal achètera définitivement Riquelme à l'été 2005 à Barcelone pour 10 millions. Le club de la région de Valence atteindra les demi-finales de C1 en 2006, mais Riquelme ayant pour une fois le pied qui tremble manquera un pénalty crucial lors du match retour face à Arsenal. Le jour de cette rencontre, Sir Alex Ferguson avait alors proposé au n°10 des Jaunes de rejoindre Manchester United, mais son président s'y opposa formellement en disant "On vend tout , mais pas Riquelme", ce qui fut un des seuls regrets du meneur de jeu. Il disputera sa meilleure Coupe du Monde en 2006, mais sera impuissant lors de la sortie de sa sélection face à l'Allemagne en quarts de finale. Il prendra une première retraite internationale au sortir de ce Mondial, "sa mère ayant été trop touchée par les critiques", avant de revenir quelques mois plus tard, notamment lors de la Copa America 2007, où il portera sa sélection avec 5 buts et 5 assists.
En février 2007, il commence à s'épuiser de l'Europe , et après 143 matches, 45 buts et 46 passes décisives, il retourne là où il a été le plus aimé: à Boca, en prêt d'abord de février à juin en gagnant la Copa Libertadores 2007, puis après un passage dans le loft de Villareal, définitivement le 1er janvier 2008 pour 16 millions d'euros. 2008 sera également l'année du seul titre international avec la "grande" sélection" en remportant les Jeux Olympiques de 2008. Ce sera d'ailleurs une de ses dernières apparitions avec le maillot albiceleste, Maradona devenant sélectionneur de l'Argentine, ce dernier n'ayant jamais digéré le putsch organisé en faveur de son successeur à Boca. Avec une Apertura apportée en plus au club, le club lance un sondage populaire pour savoir qui est le joueur le plus populaire de l'histoire de Boca, et Riquelme devance la légende Maradona. Le 1er juillet 2012, il prend une première retraite, avant de revenir le 9 février 2013. En juillet 2014, Boca ne le prolonge pas,et après 161 nouveaux matches sous la tunique des Xeneizes, il va porter une demi-saison les couleurs d'Argentinos Juniors, qui vient de descendre en 2e division. Le 25 janvier 2015, il raccroche les crampons.
Au delà des titres, on parle là d'un joueur n'ayant eu toute sa vie "que sa famille, ses amis, et le ballon", ce ballon qu'il embrassait avant ce coup de pied arrêté, et qui illustre un football d'un autre temps, où comme le disait La Fontaine "il ne sert à rien de courir, il faut partir à point" .
Camille Franciosi
Le jeune Jean-Romain (eh oui, ça veut dire ça en français, tout de suite moins classe, hein?) est né le 24 juin 1978 à San Fernando, dans la province de Buenos Aires. Issu d'une fratrie de dix enfant, le jeune JR se fait plus rapidement remarquer par son talent balle au pied que pour ses efforts à l'école.Un talent que le papa Riquelme utilise pour faire des paris lors des nombreux tournois inter-quartiers que le fils prodige dispute. Évoluant jusqu'à ses 14 ans dans le petit club de La Carpita, il se fait repérer en 1992 par les scouts d' Argentinos Juniors. où il va imposer son style de faux lent en tant que milieu axial. Il fait toutes ses classes dans les équipes de jeunes d'Argentinos, avant d'être recruté en 1995 par le grand Boca Juniors, sur demande de l'entraîneur de l'équipe première, Carlos Bilardo, qui convainc son président Maurizio Macri d'acheter le jeune meneur pour un demi-million d'euros. Après un an d'adaptation dans l'équipe réserve, il fait sa première apparition en professionnel le 11 novembre 1996 contre Santa Fé. Il intègre ainsi la sélection des moins de 20 ans qui va disputer le mondial, qu'il remportera en 1997 aux côtés d'autres futurs grands noms comme Cambiasso, Aimar ou Samuel. Après ce Mondial, les Gialloblù de Parme proposeront d'enrôler le jeune milieu de terrain pour un peu moins de 10 millions d'euros, mais Macri refusera de vendre son joyau.
Le 25 octobre 1997 va être LA passation de pouvoir pour Riquelme: les joueurs de Boca, agacés de voir un Diego Maradona de 37 ans n'étant clairement plus au niveau d'un joueur de football professionnel, et organisent un putsch à la mi-temps du Superclasico face à River Plate. C'est le jeune Riquelme âgé alors de 20 ans qui le remplace , et qui gardera sa place dès lors.
Le 16 novembre 1997, soit un peu moins d'un mois plus tard, il célèbre sa première cape en équipe A argentine lors du dernier match de qualification au mondial 1998 contre la Colombie, qui finira sur un match nul 1-1. Il participera au tournoi de Toulon où il sera élu meilleur joueur, à défaut du faire le mondial 1998. Il jouera d'ailleurs sa première compétition avec la Copa America en 1999, mais les Albiceleste se feront sortir en quarts par le Brésil. Il remportera par la suite le tournoi d'ouverture (ou l'Apertura) d'Argentine en 1998 à la baguette de l'équipe bleue et jaune ainsi que le Clausura (ou championnat de fermeture) de 1999, le championnat argentin se disputant en deux parties.
En 2000, Riquelme se montre au monde grâce à un triplé historique, d'abord en remportant l'Apertura, puis la Copa Libertadores (l'équivalent de la Ligue des Champions en Amérique du Sud), puis le 28 novembre fait tourner en bourrique les Merengue du Real Madrid lors de la Coupe Intercontinentale, remportée 2-1 par les Bosteros sur un doublé de Palermo (non, pas le mec de Casa de Papel, mais le mec qui loupait 3 pénaltys en un match). C'est d'ailleurs un trophée qu'il gardera la saison suivante et étant élu MVP de la finale, faisant le back-to-back en raflant l'Apertura au passage. Mais le club est en crise, et le numéro 10 est en désaccord avec ses dirigeants, bien qu'aimant son club. Et après six ans, 194 matches, 44 buts et surtout 81 passes décisives pour les propriétaires de la Bombonera, il débarque sur le Vieux Continent pour 10 millions d'euros, pour évoluer sous les ordres du Pélican Louis Van Gaal au FC Barcelone.
Mais l'arrivée du stratège au Barça n'est franchement pas une réussite. Son coach , Louis Van Gaal lui dit "Avec le ballon, tu es le meilleur joueur du monde, sans le ballon, nous jouons à un joueur en moins". Dans un Barça en berne, l'argentin n'est pas souvent positionné en meneur de jeu, mais plutôt dans le couloir gauche et il déjoue, son sens de la passe n'offrant que cinq passes décisives à ses coéquipiers en 30 matches de Liga. Il disputera quand même sa première Coupe du Monde en 2002, mais l'Argentine sortira dès les poules. Il est alors prêté à Villareal, ou il retrouve son niveau de Boca. Il fait briller l'uruguayen Diego Forlan, s'entend à merveille au milieu avec le champion du monde 98 Robert Pirès, et le brésilo-espagnol Marcos Senna. En 2004 il remporte la Coupe Intertoto avec le Sous-marin jaune, et lors de la saison 2004/2005, il est élu meilleur joueur non-espagnol de la Liga, et emmène son équipe jusqu'à la 3e place, synonyme de qualification pour la Ligue des Champions pour la première dans l'histoire du club. Villareal achètera définitivement Riquelme à l'été 2005 à Barcelone pour 10 millions. Le club de la région de Valence atteindra les demi-finales de C1 en 2006, mais Riquelme ayant pour une fois le pied qui tremble manquera un pénalty crucial lors du match retour face à Arsenal. Le jour de cette rencontre, Sir Alex Ferguson avait alors proposé au n°10 des Jaunes de rejoindre Manchester United, mais son président s'y opposa formellement en disant "On vend tout , mais pas Riquelme", ce qui fut un des seuls regrets du meneur de jeu. Il disputera sa meilleure Coupe du Monde en 2006, mais sera impuissant lors de la sortie de sa sélection face à l'Allemagne en quarts de finale. Il prendra une première retraite internationale au sortir de ce Mondial, "sa mère ayant été trop touchée par les critiques", avant de revenir quelques mois plus tard, notamment lors de la Copa America 2007, où il portera sa sélection avec 5 buts et 5 assists.
En février 2007, il commence à s'épuiser de l'Europe , et après 143 matches, 45 buts et 46 passes décisives, il retourne là où il a été le plus aimé: à Boca, en prêt d'abord de février à juin en gagnant la Copa Libertadores 2007, puis après un passage dans le loft de Villareal, définitivement le 1er janvier 2008 pour 16 millions d'euros. 2008 sera également l'année du seul titre international avec la "grande" sélection" en remportant les Jeux Olympiques de 2008. Ce sera d'ailleurs une de ses dernières apparitions avec le maillot albiceleste, Maradona devenant sélectionneur de l'Argentine, ce dernier n'ayant jamais digéré le putsch organisé en faveur de son successeur à Boca. Avec une Apertura apportée en plus au club, le club lance un sondage populaire pour savoir qui est le joueur le plus populaire de l'histoire de Boca, et Riquelme devance la légende Maradona. Le 1er juillet 2012, il prend une première retraite, avant de revenir le 9 février 2013. En juillet 2014, Boca ne le prolonge pas,et après 161 nouveaux matches sous la tunique des Xeneizes, il va porter une demi-saison les couleurs d'Argentinos Juniors, qui vient de descendre en 2e division. Le 25 janvier 2015, il raccroche les crampons.
Au delà des titres, on parle là d'un joueur n'ayant eu toute sa vie "que sa famille, ses amis, et le ballon", ce ballon qu'il embrassait avant ce coup de pied arrêté, et qui illustre un football d'un autre temps, où comme le disait La Fontaine "il ne sert à rien de courir, il faut partir à point" .
Camille Franciosi
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Salut les footeux! Ça fait longtemps que j'avais envie de parler de ce thème , l'Argentine. Aujourd'hui on va pas parler que du maillot en lui-même, on va parler un peu de l'Argentine , simplement.
Qui depuis nos grand-pères, avec la Maquina de River Plate, nos parents ou grand-frères au-délà de 40 ans avec l'Albiceleste de Maradona, les jeunes trentenaires ayant découvert l'Argentine avec les Riquelme, Redondo, et autres Zanetti, ou même les jeunes actuels imitant la Pulga Messi ou la Joya Dybala n'a jamais eu de coup de coeur pour un joueur venant de Buenos Aires , de Cordoba ou de Rosario?
Pour revenir sur les origines du maillot argentin, plusieurs sources sont revenues lors de mes recherches mais elles viendraient toutes de l'inspiration du drapeau argentin. Les deux premières viendraient de 1812, et d'un général indépendantiste, Manuel Belgrano. La première hypothèse serait que le général aurait été séduit par les couleurs du ciel en le regardant sous le soleil de Rosario, près du fleuve Parana, la deuxième serait que le bleu ciel et le blanc seraient les couleurs du régiment dans lequel il aurait servi étant jeune. La troisième viendrait de la famille des Bourbons , famille du Roi d'Espagne, ce qui serait quand même assez étonnant, vu que les Argentins ont fait la révolution en 1810 pour s'affranchir.
Mais revenons à nos moutons. En 1893, l'AFA (Asociacion del Futbol Argentino) est crée, et les premiers maillots sont blancs. Les matches sont régulièrement joués contre l'Uruguay (34 matches entre 1902 et 1915) ou le Chili. En 1910, pour fêter les 100 ans de l'indépendance du pays, un match est organisé contre l'Uruguay, où l'Argentine portera sur son maillot les couleurs de son drapeau, le bleu ciel et le blanc donc. ces couleurs vont être la marque de fabrique de l' Albiceleste. Des couleurs qui vont être portées jusqu'en finale de la première finale de Coupe du Monde de la FIFA, organisée en 1930 par l'Uruguay, qui s'imposera par 4 à 2 face à l'Argentine pour leur premier titre mondial. En 1934, un argentin sera sacré champion du monde sans porté le maillot qu'il arborait quatre ans auparavant, Luis Monti (et non pas Fonsi ) devenu international italien.
Dans les années 40 et 50, l'Argentine ne participe à aucun Mondial, mais rafle 6 Copa America entre 1941 et 1957, avec des joueurs comme Angel Labruna, Adolfo Pedernera, ou plus tard l'italo-Argentin de la Juventus. 1958 est la première réapparition des Argentins en Coupe du monde avec une sortie en huitièmes de finale, soit le premier tour à l'époque. Ils ne manqueront plus un seul tournoi mondial, excepté celui de 1970. À partir de de 1974, les numéros sont attribués par ordre alphabétique, notamment un Ardiles au milieu avec le numéro un, ou un Fillol dans les cages avec le numéro 5. Et en 1978, alors que le pays est englué dans une dictature, celle du général Videla, le pays d'Eva Peron organise SA Coupe du Monde. On notera l'apparition du blason de l'AFA sur la tunique ainsi que du sponsor Adidas, sur le maillot des futurs champions du Monde, notamment à un Mario Kempes qui fit si souvent tomber les Papelitos des travées du Monumental ou de la Bombonera. Mais l'histoire avec un grand H retient surtout l'Argentine grâce à son tournoi de 1986 et à un homme: El Pibe de Oro, aka Diego Armando Maradona. Il alterna d'ailleurs lors du mythique match contre l'Angleterre la malice et le génie, entre son but marqué de la main et son slalom supprimant 5 joueurs et le gardien avant de marquer dans le but vide. La finale contre l'Allemagne sera décrochée 3-2 contre l'Allemagne de l'Ouest, Burruchaga, Valdano et Brown trompant chacun à leur tour un Harald Schumacher dépassé par la grinta des sud-américains. Une Allemagne réunifiée cette fois-ci qui prendra sa revanche quatre ans plus tard, s'imposant sur un pénalty d'Andy Brehme. Mais cette génération emmenée par Simeone, Redondo et Batistuta a plus à offrir, et elle remporte les Copa America en 1991 et 1993 (qui est à ce jour le dernier trophée remporté par l'Argentine). 1994 sera le chant du canard blanc...euh du cygne pour un Maradona peroxydé et sa génération. Depuis l'Albiceleste participe à chaque Coupe du Monde, à chaque Copa America avec une étiquette de favorite, mais même avec un extraterrestre comme Lionel Messi dans ses rangs ou des joueurs comme Juan Riquelme ou Carlos Tevez, elle échoue au mieux en finale , comme en Coupe des confédérations en 2005, en Copa America par 4 fois en 12 ans, avec 2004, 2007, 2015, et 2016, ou évidemment la finale du Mondial 2014 remportée par l'Allemagne de Philip Lahm et Toni Kroos.
En attendant de remporter son prochain trophée, l'Argentine continue à faire rêver, et garde cette saveur si particulière qu'ont les sud-américains, gorgée de soleil, de tango et d'asado, à faire rêver les petits Européens que nous sommes. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, et à très bientôt! Portez-vous bien!
Qui depuis nos grand-pères, avec la Maquina de River Plate, nos parents ou grand-frères au-délà de 40 ans avec l'Albiceleste de Maradona, les jeunes trentenaires ayant découvert l'Argentine avec les Riquelme, Redondo, et autres Zanetti, ou même les jeunes actuels imitant la Pulga Messi ou la Joya Dybala n'a jamais eu de coup de coeur pour un joueur venant de Buenos Aires , de Cordoba ou de Rosario?
Pour revenir sur les origines du maillot argentin, plusieurs sources sont revenues lors de mes recherches mais elles viendraient toutes de l'inspiration du drapeau argentin. Les deux premières viendraient de 1812, et d'un général indépendantiste, Manuel Belgrano. La première hypothèse serait que le général aurait été séduit par les couleurs du ciel en le regardant sous le soleil de Rosario, près du fleuve Parana, la deuxième serait que le bleu ciel et le blanc seraient les couleurs du régiment dans lequel il aurait servi étant jeune. La troisième viendrait de la famille des Bourbons , famille du Roi d'Espagne, ce qui serait quand même assez étonnant, vu que les Argentins ont fait la révolution en 1810 pour s'affranchir.
Mais revenons à nos moutons. En 1893, l'AFA (Asociacion del Futbol Argentino) est crée, et les premiers maillots sont blancs. Les matches sont régulièrement joués contre l'Uruguay (34 matches entre 1902 et 1915) ou le Chili. En 1910, pour fêter les 100 ans de l'indépendance du pays, un match est organisé contre l'Uruguay, où l'Argentine portera sur son maillot les couleurs de son drapeau, le bleu ciel et le blanc donc. ces couleurs vont être la marque de fabrique de l' Albiceleste. Des couleurs qui vont être portées jusqu'en finale de la première finale de Coupe du Monde de la FIFA, organisée en 1930 par l'Uruguay, qui s'imposera par 4 à 2 face à l'Argentine pour leur premier titre mondial. En 1934, un argentin sera sacré champion du monde sans porté le maillot qu'il arborait quatre ans auparavant, Luis Monti (et non pas Fonsi ) devenu international italien.
Dans les années 40 et 50, l'Argentine ne participe à aucun Mondial, mais rafle 6 Copa America entre 1941 et 1957, avec des joueurs comme Angel Labruna, Adolfo Pedernera, ou plus tard l'italo-Argentin de la Juventus. 1958 est la première réapparition des Argentins en Coupe du monde avec une sortie en huitièmes de finale, soit le premier tour à l'époque. Ils ne manqueront plus un seul tournoi mondial, excepté celui de 1970. À partir de de 1974, les numéros sont attribués par ordre alphabétique, notamment un Ardiles au milieu avec le numéro un, ou un Fillol dans les cages avec le numéro 5. Et en 1978, alors que le pays est englué dans une dictature, celle du général Videla, le pays d'Eva Peron organise SA Coupe du Monde. On notera l'apparition du blason de l'AFA sur la tunique ainsi que du sponsor Adidas, sur le maillot des futurs champions du Monde, notamment à un Mario Kempes qui fit si souvent tomber les Papelitos des travées du Monumental ou de la Bombonera. Mais l'histoire avec un grand H retient surtout l'Argentine grâce à son tournoi de 1986 et à un homme: El Pibe de Oro, aka Diego Armando Maradona. Il alterna d'ailleurs lors du mythique match contre l'Angleterre la malice et le génie, entre son but marqué de la main et son slalom supprimant 5 joueurs et le gardien avant de marquer dans le but vide. La finale contre l'Allemagne sera décrochée 3-2 contre l'Allemagne de l'Ouest, Burruchaga, Valdano et Brown trompant chacun à leur tour un Harald Schumacher dépassé par la grinta des sud-américains. Une Allemagne réunifiée cette fois-ci qui prendra sa revanche quatre ans plus tard, s'imposant sur un pénalty d'Andy Brehme. Mais cette génération emmenée par Simeone, Redondo et Batistuta a plus à offrir, et elle remporte les Copa America en 1991 et 1993 (qui est à ce jour le dernier trophée remporté par l'Argentine). 1994 sera le chant du canard blanc...euh du cygne pour un Maradona peroxydé et sa génération. Depuis l'Albiceleste participe à chaque Coupe du Monde, à chaque Copa America avec une étiquette de favorite, mais même avec un extraterrestre comme Lionel Messi dans ses rangs ou des joueurs comme Juan Riquelme ou Carlos Tevez, elle échoue au mieux en finale , comme en Coupe des confédérations en 2005, en Copa America par 4 fois en 12 ans, avec 2004, 2007, 2015, et 2016, ou évidemment la finale du Mondial 2014 remportée par l'Allemagne de Philip Lahm et Toni Kroos.
En attendant de remporter son prochain trophée, l'Argentine continue à faire rêver, et garde cette saveur si particulière qu'ont les sud-américains, gorgée de soleil, de tango et d'asado, à faire rêver les petits Européens que nous sommes. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, et à très bientôt! Portez-vous bien!
Auteur
Camille Franciosi, #Camouf, aka Papy Football, amoureux du foot des années 1990/2000, de la Juventus Turin, mûri en fût grenat à Saint-Symphorien et spectateur assidu de la Bundesliga et de la Serie A
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Salut les footeux! L'article d'aujourd'hui est l'exemple type qu'un match dure 90 minutes.
Arrogants, les joueurs du Milan AC en ce 25 de mai 2005? Si peu. Djimi Traoré l'assure: à la mi-temps de la finale de Ligue des Champions, les Lombards s'y voient déjà. "Il n'est pas dans la mentalité anglaise de se réjouir quand vous menez 3-0. En Angleterre, vous apprenez à rester focus jusqu'à la dernière seconde d'un match." Les Milanais se sont surement vus trop beaux trop vite.
Dès la première minute de jeu, l'emblématique Paolo Maldini reprend un coup-franc de Kakà. En plus, Harry Kewell se blesse à la 23e minute et est remplacé par Vladimir Smicer. À la 37e minute, alors qu'Alessandro Nesta détourne du bras un ballon dans la surface, le Milan repart en contre, et sur une action de Kakà et Shevchenko, l'ukrainien sert Hernan Crespo qui trompe Dudek. Trois minutes plus tard, l'argentin double la mise et est le premier joueur depuis Karl-Heinz Riedle en 1997 à marquer un doublé en finale de Ligue des Champions.
À la mi-temps, Steven Gerrard, le capitaine des Reds est carbonisé, mais il entend dans le vestiaire adverse les italiens fêter une victoire déjà acquise. Les bookmakers donnent même une cote de Liverpool à 359 contre 1. Il se dit "Ces salopes pensent que c'est fini, mais ils se trompent" en voyant un Gattuso torse nu et hilare brandir le poing vers ses supporters. Puis vint le discours du coach liverpuldien Rafael Benitez " Si on se détend, on peut leur en mettre un.Et si l'on marque le premier but, on revient dans la partie. On doit se battre, On le doit aux supporters. Ne laissez pas tomber. Nous sommes Liverpool. Nous jouons pour Liverpool. Vous devez garder la tête haute pour les supporters. Vous ne pouvez pas vous considérer comme un joueur de Liverpool si vous baissez les bras. On a travaillé tellement dur pour en arriver là, battu tellement d'équipes talentueuses... Battez-vous pendant 45 minutes. Si vous y croyez, on va y arriver. Donnez-vous la chance d'être des héros!" Le tout, avec le You'll never walk alone descendant des tribunes du stade stambouliote Atatürk. Une version "plus lente, plus triste, comme une prière" décrivit Jamie Carragher, 17 ans passé sous la tunique au liverbird .
Moi-même du haut des mes 17 ans à l'époque, j'avais arrêté de regarder ce match, convaincu que les Milanais allaient s'imposer une 2e fois en 3 ans et j'avais allumé ma Playstation 2.
Mais la seconde période imprime un tout autre rythme. Les scousers sont métamorphosés par les événements de la mi-temps, ils jouent alors en 3-6-1 avec l'entrée de l'allemand Dietmar Hamann pour l'irlandais Steve Finnan, et en neuf minutes tout va basculer. À la 54e minute, qui d'autre que le capitaine courage, l'éternel numéro 8 Steven Gerrard pour réduire le score d'une tête décroisée. Deux minutes plus tard, c'est Smicer qui recolle à un but des lombards d'une frappe lointaine. Et à l'heure de jeu, Gattuso, qui narguait Gerrard à la pause vient concéder un pénalty en taclant le capitaine anglais par derrière. Xabi Alonso s'y reprend à deux fois pour transformer l'essai, mais finit par ramener les deux équipes à égalité. Curieux de savoir si Liverpool en avait quand même mis un, quelle ne fut pas ma surprise en remettant le match peu après la 60e minute, et en voyant qu'ils avaient égalisé!!
Les deux équipes ne parvenant pas à se départager, il fallait donc en passer par les prolongations. Il n'y a aucune occasion jusqu'à la 117e minute , où Andriy Shevchenko réceptionna un centre de la tête. Jerzy Dudek est à la parade et repousse le ballon, mais l'ukrainien est plus prompt que la défense anglaise et envoie une grosse frappe en direction des cages de Dudek. But, et fin du match, vous allez me dire? Bin non, parce que ce match est irréel!! Le polonais a le temps de se relever et de dévier la balle du visage! La finale de la Ligue des Champions 2005 va donc se jouer aux tirs aux but, épreuve ayant réussie aux hommes d'Ancelotti deux ans auparavant. La séance commence très mal pour Milan avec Serginho et Prilo manquent leur tentative, tandis que Hamann et Djibril Cissé , entré en jeu en seconde période réussissent les leurs. Le danois Tomasson est le premier rossonero à tromper Dudek, alors que l'ex-monégasque Riise échoue face à Dida dans la foulée, ce qui ramène les équipes à 2-1 après 3 tentatives chacun. Kakà pour l'ACM et Smicer pour les Reds marquent à leur tour. Et voici le sérial buteur Andriy Shevchenko qui s'avance en tant que dernier buteur pour Milan. L'homme au sang-froid, lui qui était déjà le dernier tireur milanais deux saisons avant face à la Juventus, son équipe a besoin de LUI pour rester dans la course, et espérer un possible miracle de Dida pour rester en vie. L'ukrainien s'élance, il tente une panenka du droit, Dudek plonge sur sa droite, mais détourne de la main gauche qu'il a laissé traîner!! Et Liverpool bat le signe indien, 20 ans après une des plus grosses catastrophes de l'Histoire du football, le drame du Heysel ayant coûté la vie à 39 personnes, pour remporter sa 5e Ligue des champions, après avoir été mené 3-0 à la mi-temps!
Cette finale d'Istanbul est bien un des exemples phare du fait qu'un match n'est pas fini tant qu'il reste du temps à jouer, et qu'une équipe peut surmonter beaucoup de choses en agissant ensemble. Ce jour-là, les joueurs de Liverpool savaient qu'ils ne marcheraient jamais seuls.
Camille Franciosi
#Camouf
Arrogants, les joueurs du Milan AC en ce 25 de mai 2005? Si peu. Djimi Traoré l'assure: à la mi-temps de la finale de Ligue des Champions, les Lombards s'y voient déjà. "Il n'est pas dans la mentalité anglaise de se réjouir quand vous menez 3-0. En Angleterre, vous apprenez à rester focus jusqu'à la dernière seconde d'un match." Les Milanais se sont surement vus trop beaux trop vite.
Dès la première minute de jeu, l'emblématique Paolo Maldini reprend un coup-franc de Kakà. En plus, Harry Kewell se blesse à la 23e minute et est remplacé par Vladimir Smicer. À la 37e minute, alors qu'Alessandro Nesta détourne du bras un ballon dans la surface, le Milan repart en contre, et sur une action de Kakà et Shevchenko, l'ukrainien sert Hernan Crespo qui trompe Dudek. Trois minutes plus tard, l'argentin double la mise et est le premier joueur depuis Karl-Heinz Riedle en 1997 à marquer un doublé en finale de Ligue des Champions.
À la mi-temps, Steven Gerrard, le capitaine des Reds est carbonisé, mais il entend dans le vestiaire adverse les italiens fêter une victoire déjà acquise. Les bookmakers donnent même une cote de Liverpool à 359 contre 1. Il se dit "Ces salopes pensent que c'est fini, mais ils se trompent" en voyant un Gattuso torse nu et hilare brandir le poing vers ses supporters. Puis vint le discours du coach liverpuldien Rafael Benitez " Si on se détend, on peut leur en mettre un.Et si l'on marque le premier but, on revient dans la partie. On doit se battre, On le doit aux supporters. Ne laissez pas tomber. Nous sommes Liverpool. Nous jouons pour Liverpool. Vous devez garder la tête haute pour les supporters. Vous ne pouvez pas vous considérer comme un joueur de Liverpool si vous baissez les bras. On a travaillé tellement dur pour en arriver là, battu tellement d'équipes talentueuses... Battez-vous pendant 45 minutes. Si vous y croyez, on va y arriver. Donnez-vous la chance d'être des héros!" Le tout, avec le You'll never walk alone descendant des tribunes du stade stambouliote Atatürk. Une version "plus lente, plus triste, comme une prière" décrivit Jamie Carragher, 17 ans passé sous la tunique au liverbird .
Moi-même du haut des mes 17 ans à l'époque, j'avais arrêté de regarder ce match, convaincu que les Milanais allaient s'imposer une 2e fois en 3 ans et j'avais allumé ma Playstation 2.
Mais la seconde période imprime un tout autre rythme. Les scousers sont métamorphosés par les événements de la mi-temps, ils jouent alors en 3-6-1 avec l'entrée de l'allemand Dietmar Hamann pour l'irlandais Steve Finnan, et en neuf minutes tout va basculer. À la 54e minute, qui d'autre que le capitaine courage, l'éternel numéro 8 Steven Gerrard pour réduire le score d'une tête décroisée. Deux minutes plus tard, c'est Smicer qui recolle à un but des lombards d'une frappe lointaine. Et à l'heure de jeu, Gattuso, qui narguait Gerrard à la pause vient concéder un pénalty en taclant le capitaine anglais par derrière. Xabi Alonso s'y reprend à deux fois pour transformer l'essai, mais finit par ramener les deux équipes à égalité. Curieux de savoir si Liverpool en avait quand même mis un, quelle ne fut pas ma surprise en remettant le match peu après la 60e minute, et en voyant qu'ils avaient égalisé!!
Les deux équipes ne parvenant pas à se départager, il fallait donc en passer par les prolongations. Il n'y a aucune occasion jusqu'à la 117e minute , où Andriy Shevchenko réceptionna un centre de la tête. Jerzy Dudek est à la parade et repousse le ballon, mais l'ukrainien est plus prompt que la défense anglaise et envoie une grosse frappe en direction des cages de Dudek. But, et fin du match, vous allez me dire? Bin non, parce que ce match est irréel!! Le polonais a le temps de se relever et de dévier la balle du visage! La finale de la Ligue des Champions 2005 va donc se jouer aux tirs aux but, épreuve ayant réussie aux hommes d'Ancelotti deux ans auparavant. La séance commence très mal pour Milan avec Serginho et Prilo manquent leur tentative, tandis que Hamann et Djibril Cissé , entré en jeu en seconde période réussissent les leurs. Le danois Tomasson est le premier rossonero à tromper Dudek, alors que l'ex-monégasque Riise échoue face à Dida dans la foulée, ce qui ramène les équipes à 2-1 après 3 tentatives chacun. Kakà pour l'ACM et Smicer pour les Reds marquent à leur tour. Et voici le sérial buteur Andriy Shevchenko qui s'avance en tant que dernier buteur pour Milan. L'homme au sang-froid, lui qui était déjà le dernier tireur milanais deux saisons avant face à la Juventus, son équipe a besoin de LUI pour rester dans la course, et espérer un possible miracle de Dida pour rester en vie. L'ukrainien s'élance, il tente une panenka du droit, Dudek plonge sur sa droite, mais détourne de la main gauche qu'il a laissé traîner!! Et Liverpool bat le signe indien, 20 ans après une des plus grosses catastrophes de l'Histoire du football, le drame du Heysel ayant coûté la vie à 39 personnes, pour remporter sa 5e Ligue des champions, après avoir été mené 3-0 à la mi-temps!
Cette finale d'Istanbul est bien un des exemples phare du fait qu'un match n'est pas fini tant qu'il reste du temps à jouer, et qu'une équipe peut surmonter beaucoup de choses en agissant ensemble. Ce jour-là, les joueurs de Liverpool savaient qu'ils ne marcheraient jamais seuls.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Aujourd'hui, c'est le 1er mai, donc il me paraissait logique de parler d'un gardien. Et pourquoi pas parler d'un des gardiens qui le plus marqué l'empreinte du football de ces 25 dernières années? Je vais vous parler de la carrière de celui qu'on surnomme Superman, qui ne vient pas de Krypton, mais de Carrare, Gianluigi Buffon.
Né le 28 janvier 1978, le jeune Gigi joue en tant que milieu de terrain dans les équipes de jeunes à Canaletto, Perticata et Bonascola, les équipes situées entre la Spezia et Carrare. Lors du Mondiale 1990, il découvre à la télé le gardien camerounais Thomas N'Kono, dont il devient fan tout de suite (il appellera d'ailleurs son premier fils Thomas en son honneur). Il décide de s'essayer dans les buts, et aime ça. Il suit du coup les traces du cousin de son grand-père Lorenzo, qui a gardé les cages italiennes lors du Mondial 62 au Chili.
Arrivé à Parme à 14 ans, il grandit dans les sélections de jeunes du club, et dans celles de la Nazionale où il joue depuis les U15. Il va jouer ses premières finales internationales avant de disputer son premier match en pro , en étant finaliste de l'Euro des moins de 16 ans en 1993 et des moins de 18 ans à l'été 1995.
Il connaît son premier match professionnel le 19 novembre 1995 sous la houlette de Nevio Scala face au grand Milan AC de Weah et Marco Simone, en remplacement du titulaire Marco Bucci, blessé à la clavicule. Le jeune Gigi restera titulaire deux mois, jusqu'au retour du numéro un d'alors, Bucci, qui terminera la saison dans les cages parmesanes. En fin de saison 1995-96, Buffon sera du voyage à l'Euro 1996 avec les Espoirs italiens, lui qui n'a que 18 ans. Un Euro Espoirs que les Azzurrini remporteront. La saison suivante, Scala est remplacé par Ancelotti, et le nouvel entraîneur impose Buffon comme numéro un au bout de huit rencontres de Serie A. Avec les Ducati il va participer à l'âge d'or du club, remportant une Coppa Italia, une Supercopa, et la Coupe de l'UEFA en 1998/99 en s'imposant face à l'Olympique de Marseille.Il sera aussi pour la prmière fois sacré meilleur gardien de Serie A cette année là. Il découvrira également la Squadra Azzurra le 20 octobre 1997 contre la Russie, il sera le troisième gardien au Mondial français 1998, mais sera forfait à l'Euro 2000 sur blessure, laissant sa place à l'intériste Francesco Toldo.
Né le 28 janvier 1978, le jeune Gigi joue en tant que milieu de terrain dans les équipes de jeunes à Canaletto, Perticata et Bonascola, les équipes situées entre la Spezia et Carrare. Lors du Mondiale 1990, il découvre à la télé le gardien camerounais Thomas N'Kono, dont il devient fan tout de suite (il appellera d'ailleurs son premier fils Thomas en son honneur). Il décide de s'essayer dans les buts, et aime ça. Il suit du coup les traces du cousin de son grand-père Lorenzo, qui a gardé les cages italiennes lors du Mondial 62 au Chili.
Arrivé à Parme à 14 ans, il grandit dans les sélections de jeunes du club, et dans celles de la Nazionale où il joue depuis les U15. Il va jouer ses premières finales internationales avant de disputer son premier match en pro , en étant finaliste de l'Euro des moins de 16 ans en 1993 et des moins de 18 ans à l'été 1995.
Il connaît son premier match professionnel le 19 novembre 1995 sous la houlette de Nevio Scala face au grand Milan AC de Weah et Marco Simone, en remplacement du titulaire Marco Bucci, blessé à la clavicule. Le jeune Gigi restera titulaire deux mois, jusqu'au retour du numéro un d'alors, Bucci, qui terminera la saison dans les cages parmesanes. En fin de saison 1995-96, Buffon sera du voyage à l'Euro 1996 avec les Espoirs italiens, lui qui n'a que 18 ans. Un Euro Espoirs que les Azzurrini remporteront. La saison suivante, Scala est remplacé par Ancelotti, et le nouvel entraîneur impose Buffon comme numéro un au bout de huit rencontres de Serie A. Avec les Ducati il va participer à l'âge d'or du club, remportant une Coppa Italia, une Supercopa, et la Coupe de l'UEFA en 1998/99 en s'imposant face à l'Olympique de Marseille.Il sera aussi pour la prmière fois sacré meilleur gardien de Serie A cette année là. Il découvrira également la Squadra Azzurra le 20 octobre 1997 contre la Russie, il sera le troisième gardien au Mondial français 1998, mais sera forfait à l'Euro 2000 sur blessure, laissant sa place à l'intériste Francesco Toldo.
Mais comme tout ce qui monte doit redescendre, les Gialloblù ne résistent pas à la pression, et financièrement très mal en point, ils vendent leur gardien pourtant à nouveau sacré meilleur portier du championnat à la Juventus Turin en 2001 pour 53 millions d'euros, ce qui fait de lui le gardien le plus cher de l'histoire jusqu'en 2018, avec les transferts d'Alisson Becker et de Kepa respectivement à Liverpool et Chelsea pour 75 et 80 millions d'euros.
C'est avec la Vecchia Signora que Buffon va écrire sa légende. Après un premier Scudetto acquis en 2002, il retrouve l'équipe nationale pour disputer le Mondial asiatique en Corée et au Japon où les italiens se feront sortir sur un huitième de finale très ... particulier, avec un but en prolongations d'Ahn Jung Hwan, attaquant de...Pérouse. Gigi va retrouver la saveur d'une finale de Coupe d'Europe en 2003, en disputant une finale de Ligue des Champions 100% italienne contre le Milan AC. Il détournera deux penalties lors de la séance de tirs au but, mais le brésilien en encaissera un de moins, et les Bianconeri laisseront leurs adversaires du jour s'imposer. Il se consolera cette saison avec un doublé Serie A-Supercopa. La saison d'après verra également les Bianconeri devenir champions (et Buffon participer à la phase de poules de l'Euro 2004), tout comme les saisons 2005 et 2006, qui seront ensuite retirés suite au Calciopoli. Buffon va rester à Turin en Serie B , au contraire de joueurs comme son ancien coéquipier à Parme Cannavaro, de Lilian Thuram, Zlatan Ibrahimovic, Emerson, ou encore Patrick Vieira, ce qui va renforcer l'amour des tifosi turinois pour leur portier. Mais c'est aussi en 2006 que le natif de Carrare remporte le titre suprême lors de la Weltmeisterschaft 2006 allemande,il soulève la Coupe du Monde en encaissant seulement deux buts, un csc de Zaccardo contre les Etats-Unis et un pénalty de Zidane en finale, en détournant pendant la prolongation une tête de ce dernier. Cette année-là, il finira même second au Ballon d'Or derrière son coéquipier et capitaine en sélection Cannavaro.
C'est avec la Vecchia Signora que Buffon va écrire sa légende. Après un premier Scudetto acquis en 2002, il retrouve l'équipe nationale pour disputer le Mondial asiatique en Corée et au Japon où les italiens se feront sortir sur un huitième de finale très ... particulier, avec un but en prolongations d'Ahn Jung Hwan, attaquant de...Pérouse. Gigi va retrouver la saveur d'une finale de Coupe d'Europe en 2003, en disputant une finale de Ligue des Champions 100% italienne contre le Milan AC. Il détournera deux penalties lors de la séance de tirs au but, mais le brésilien en encaissera un de moins, et les Bianconeri laisseront leurs adversaires du jour s'imposer. Il se consolera cette saison avec un doublé Serie A-Supercopa. La saison d'après verra également les Bianconeri devenir champions (et Buffon participer à la phase de poules de l'Euro 2004), tout comme les saisons 2005 et 2006, qui seront ensuite retirés suite au Calciopoli. Buffon va rester à Turin en Serie B , au contraire de joueurs comme son ancien coéquipier à Parme Cannavaro, de Lilian Thuram, Zlatan Ibrahimovic, Emerson, ou encore Patrick Vieira, ce qui va renforcer l'amour des tifosi turinois pour leur portier. Mais c'est aussi en 2006 que le natif de Carrare remporte le titre suprême lors de la Weltmeisterschaft 2006 allemande,il soulève la Coupe du Monde en encaissant seulement deux buts, un csc de Zaccardo contre les Etats-Unis et un pénalty de Zidane en finale, en détournant pendant la prolongation une tête de ce dernier. Cette année-là, il finira même second au Ballon d'Or derrière son coéquipier et capitaine en sélection Cannavaro.
Après un an au purgatoire de la Serie B, les Turinois reviennent en Serie A pour se classer deuxième et troisième les années suivantes. Buffon souffre du dos et partage alors les cages avec ses remplaçants, que ce soit Manninger ou Amelia. En 2009 et 2010, la Juventus pioche dans le dur et finit septième par deux fois. L'année 2010 n'est vraiment pas l'année de Buffon qui parti pour le mondial sud-africain, se blesse lors du premier match, et voit son remplaçant Marchetti et les siens sortir au premier tour, après un match nul contre la nouvelle-Zélande et une défaite contre la Slovaquie. 2011 verra Buffon ainsi que la Juventus relever la tête, et avec l'arrivée d'Antonio Conte aux manettes, la Juve va remporter les Scudetti 2012, 2013, et 2014.
2012 qui marque un tournant pour Buffon à la Juventus, d'une car c'est lui qui récupère le brassard de capitaine suite au départ de la légende Alessandro Del Piero, de deux car c'est la dernière fois qu'il atteint une finale avec l'Italie, s'inclinant face à l'Espagne. 2014 sera le dernier mondial disputé (pour le moment ) par le numéro 1 italien. En 2015, Allegri arrive, et la moisson continue, les Scudetti 2015, 2016 ,2017 ,2018 sont également bianconeri, la Juve remporte même avec un Buffon toujours aussi présent la Coupe d'Italie en 2015, trophée ayant disparu des mains turinoises depuis 1995, et qui ne quitta Turin qu'en 2019. Il établira même un nouveau record d'invincibilité en championnat avec 974 minutes sans encaisser de buts, détrônant l'ex-milanais Sebastiano Rossi ainsi que celui de sélections avec une équipe nationale européenne avec 168 capes lors d'une rencontre contre l'Arménie. Mais une chose manque toujours au palmarès pourtant gigantesque de l'ex-parmesan: cette fichue Coupe aux grandes oreilles qui s'est refusée à lui en 2003, en 2015 et en 2017. Il part alors pour Paris après l'échec de la qualification au Mondial 2018, laissant 664 rencontres avec le maillot turinois.
Buffon à Paris, c'était pour beaucoup l'association de la classe à l'italienne, de l'expérience des grands rendez-vous, et de la ville de l'amour, mais malgré une Ligue 1, un trophée des Champions et une Coupe de France, le passage de l'italien dans la capitale française se résume plus à une hiérarchie non-organisée avec l'autre gardien Alphonse Aréola, et une faute de main en huitième de finale de Ligue des Champions face à Manchester United après avoir manqué les 3 premiers matches européens à cause d'une suspension la saison passée. Il revient donc à la Juventus à l'été 2019 en tant que suppléant du polonais Szczesny, rôle qu'il occupe toujours actuellement.
Buffon, c'est l'ADN de l'Italie classe, c'est un gros morceau de l'histoire de la Juve, et au delà des 13 titres de meilleur gardien d'Italie, des 9 titres de champion (11 si on copte 2005 et 2006), des plus de mille matches en carrière, c'est un modèle d'exigence, et de longévité pour beaucoup, et pour celà , en ce 1er mai, je voulais te dire: Grazie Gigi!
Camille Franciosi
#Camouf
2012 qui marque un tournant pour Buffon à la Juventus, d'une car c'est lui qui récupère le brassard de capitaine suite au départ de la légende Alessandro Del Piero, de deux car c'est la dernière fois qu'il atteint une finale avec l'Italie, s'inclinant face à l'Espagne. 2014 sera le dernier mondial disputé (pour le moment ) par le numéro 1 italien. En 2015, Allegri arrive, et la moisson continue, les Scudetti 2015, 2016 ,2017 ,2018 sont également bianconeri, la Juve remporte même avec un Buffon toujours aussi présent la Coupe d'Italie en 2015, trophée ayant disparu des mains turinoises depuis 1995, et qui ne quitta Turin qu'en 2019. Il établira même un nouveau record d'invincibilité en championnat avec 974 minutes sans encaisser de buts, détrônant l'ex-milanais Sebastiano Rossi ainsi que celui de sélections avec une équipe nationale européenne avec 168 capes lors d'une rencontre contre l'Arménie. Mais une chose manque toujours au palmarès pourtant gigantesque de l'ex-parmesan: cette fichue Coupe aux grandes oreilles qui s'est refusée à lui en 2003, en 2015 et en 2017. Il part alors pour Paris après l'échec de la qualification au Mondial 2018, laissant 664 rencontres avec le maillot turinois.
Buffon à Paris, c'était pour beaucoup l'association de la classe à l'italienne, de l'expérience des grands rendez-vous, et de la ville de l'amour, mais malgré une Ligue 1, un trophée des Champions et une Coupe de France, le passage de l'italien dans la capitale française se résume plus à une hiérarchie non-organisée avec l'autre gardien Alphonse Aréola, et une faute de main en huitième de finale de Ligue des Champions face à Manchester United après avoir manqué les 3 premiers matches européens à cause d'une suspension la saison passée. Il revient donc à la Juventus à l'été 2019 en tant que suppléant du polonais Szczesny, rôle qu'il occupe toujours actuellement.
Buffon, c'est l'ADN de l'Italie classe, c'est un gros morceau de l'histoire de la Juve, et au delà des 13 titres de meilleur gardien d'Italie, des 9 titres de champion (11 si on copte 2005 et 2006), des plus de mille matches en carrière, c'est un modèle d'exigence, et de longévité pour beaucoup, et pour celà , en ce 1er mai, je voulais te dire: Grazie Gigi!
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Il portait des culottes, des bottes de moto... Euh non, ça c'est autre chose! Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, un temps où un des meilleurs gardiens du monde pouvait être allemand et évoluer au Bayern Munich...ah non , ça on peut l'avoir aussi de nos jours! Bref, on va parler d'un des gardiens les plus impressionnants des années 90/2000, au sens propre comme au sens figuré, Oliver Kahn.
Oliver Kahn, né le 15 juin 1969 à Karlsruhe, est un prototype de l'ancienne école germanique. Doté d'un caractère volcanique, et d'une carrure de gorille, il est le fils d'un ancien professionnel, Rolf Kahn ayant évolué à Karlsruhe, tout comme le grand frère d'Oli, Axel. Il commence en tant que libéro, mais à huit ans, il reçoit la tenue du gardien champion du monde 1974, Sepp Maier, il gardera dès lors les cages. Ayant un style peu académique mais discipliné et travailleur, il monte peu à peu les équipes de jeunes pour avoir sa première présence professionnelle lors de la saison 1987/88 en tant que remplaçant d'Alexander Famulla.
Son baptême du feu le 27 novembre 1987 contre Cologne se passe très mal avec quatre buts encaissés. La rencontre d'après contre le Werder Breme n'est pas beaucoup mieux avec une défaite 2-0. La semaine d'après, Famulla qui était suspendu deux matches reprend sa place. Pendant trois ans, le jeune goal va évoluer avec l'équipe amateur du club, pour se consacrer à l'obtention de son bac. Mais en 1990, il déclare: "À 23 ans, un gardien de haut niveau doit être titulaire dans con club!" Et en novembre de la même année, Winfried Schäfer, aux manettes du KSC, le fait passer devant Famulla lors de la rencontre contre Bochum. C'est le début de l'ascension, il devient titulaire inamovible, et découvre même lors la saison 1993/94 les joies de la coupe d'Europe , en atteignant les demi-finales de Coupe de l'UEFA, et de l'équipe nationale en étant appelé le 13 octobre 1993 lors d'un match à Karlsruhe contre l'Uruguay, sans entrer en jeu cependant. Il sera aussi sacré meilleur gardien de Bundesliga à l'issue du championnat, et rejoindra pour 2,7 millions d'euros le club où il acquit ses lettres de noblesse: Le Bayern Munich.
La première année de Kahn à la Säbenerstrasse se résume à un terme: la fameuse RLC, rupture des ligaments croisés qui intervient lors d'un match le 26 novembre contre Leverkusen, suite à un choc avec son coéquipier Markus Babbel. La saison 1995/96 offre sa première sélection effective au portier munichois le 23 juin 1995 contre la Suisse, mais c'est surtout les premiers trophées collectifs qui viennent orner la cheminée du natif de Karlsruhe, avec la Coupe de l'UEFA remportée contre les Girondins de Bordeaux de Zidane, puis dans la foulée l'Euro 1996 face à la république Tchèque du jeune Nedved. Après un Euro 1996 remporté sans jouer, Kahn et les Munichois raflent quatre titres de champion, deux Coupes d'Allemagne et quatre Coupes de la Ligue allemande en cinq ans. Il fut dans l'ombre d'Andreas Köpke au Mondial 98, 4 ans après l'avoir été en 1994 lors de la World Cup en USA. Mais le gros loupé de ces cinq ans intervient le 26 mai 1999, lors de la finale de Ligue des Champions face à Manchester United. Le Bayern ouvra le score dès la 6 minute sur un coup-franc bien frappé de Mario Basler, mais les remplaçants Sheringham à la 91e minute, puis Solksjaer à la 93e renversèrent le résultat dans les dernières minutes pour priver Oliver Kahn de la Coupe aux grandes oreilles. Mais la Ligue des Champions était promise aux Bavarois, et c'est en 2001 que le golgot soulèvera le trophée lors d'une finale face au FC Valence où il détournera trois tentatives espagnoles, permettant au FCB de remporter sa première C1 depuis 1976. Kahn est d'ailleurs nommé capitaine dès la saison suivante, il gardera le brassard jusqu'à sa retraite en 2008. Sa saison 2001/02 se terminera sur sa seule Coupe du Monde en tant que titulaire. Il portera la Nationalmannschaft sur ses larges épaules, avant de faillir en finale, en relâchant une frappe devant le brésilien Ronaldo. Il sera néanmoins récompensé par le prix de meilleur joueur du tournoi, et finira 2e au Ballon d'Or cette année-là. Le Bayern étant dominateur en Bundesliga (4 titres entre 2001 et 2006), mais fébrile sur le plan continental au début des années 2000, la position de numéro 1 en équipe nationale est peu à peu remise en question, jusqu'en 2006, où le sélectionneur Jürgen Klinsmann déclare que Jens Lehmann, alors gardien d'Arsenal sera le numéro 1 des Allemands pour la Weltmeisterschaft outre-Rhin. Kahn verra du banc son équipe aller jusqu'en demi-finales, se faisant sortir en toute fin des prolongations par les italiens 2-0. Le Titan jouera la petite finale, remportée 3-1 face au Portugal, ce qui sera également le dernier des 86 matches disputés sous la tunique de la DFB. Un dernier Meisterschale remporté en 2008 et soulevé le 17 mai lors d'une rencontre face au Hertha Berlin clôt une carrière de 557 matches de Bundesliga et 141 matches de Coupe d'Europe, une carrière faite de gueulantes du type dont l'ex-international français Bixente Lizarazu avait "peur de croiser dans les couloirs ou les vestiaires lorsque le Bayern perdait", mais qui était un modèle de Deutsche Qualität.
Camille Franciosi
#Camouf
Oliver Kahn, né le 15 juin 1969 à Karlsruhe, est un prototype de l'ancienne école germanique. Doté d'un caractère volcanique, et d'une carrure de gorille, il est le fils d'un ancien professionnel, Rolf Kahn ayant évolué à Karlsruhe, tout comme le grand frère d'Oli, Axel. Il commence en tant que libéro, mais à huit ans, il reçoit la tenue du gardien champion du monde 1974, Sepp Maier, il gardera dès lors les cages. Ayant un style peu académique mais discipliné et travailleur, il monte peu à peu les équipes de jeunes pour avoir sa première présence professionnelle lors de la saison 1987/88 en tant que remplaçant d'Alexander Famulla.
Son baptême du feu le 27 novembre 1987 contre Cologne se passe très mal avec quatre buts encaissés. La rencontre d'après contre le Werder Breme n'est pas beaucoup mieux avec une défaite 2-0. La semaine d'après, Famulla qui était suspendu deux matches reprend sa place. Pendant trois ans, le jeune goal va évoluer avec l'équipe amateur du club, pour se consacrer à l'obtention de son bac. Mais en 1990, il déclare: "À 23 ans, un gardien de haut niveau doit être titulaire dans con club!" Et en novembre de la même année, Winfried Schäfer, aux manettes du KSC, le fait passer devant Famulla lors de la rencontre contre Bochum. C'est le début de l'ascension, il devient titulaire inamovible, et découvre même lors la saison 1993/94 les joies de la coupe d'Europe , en atteignant les demi-finales de Coupe de l'UEFA, et de l'équipe nationale en étant appelé le 13 octobre 1993 lors d'un match à Karlsruhe contre l'Uruguay, sans entrer en jeu cependant. Il sera aussi sacré meilleur gardien de Bundesliga à l'issue du championnat, et rejoindra pour 2,7 millions d'euros le club où il acquit ses lettres de noblesse: Le Bayern Munich.
La première année de Kahn à la Säbenerstrasse se résume à un terme: la fameuse RLC, rupture des ligaments croisés qui intervient lors d'un match le 26 novembre contre Leverkusen, suite à un choc avec son coéquipier Markus Babbel. La saison 1995/96 offre sa première sélection effective au portier munichois le 23 juin 1995 contre la Suisse, mais c'est surtout les premiers trophées collectifs qui viennent orner la cheminée du natif de Karlsruhe, avec la Coupe de l'UEFA remportée contre les Girondins de Bordeaux de Zidane, puis dans la foulée l'Euro 1996 face à la république Tchèque du jeune Nedved. Après un Euro 1996 remporté sans jouer, Kahn et les Munichois raflent quatre titres de champion, deux Coupes d'Allemagne et quatre Coupes de la Ligue allemande en cinq ans. Il fut dans l'ombre d'Andreas Köpke au Mondial 98, 4 ans après l'avoir été en 1994 lors de la World Cup en USA. Mais le gros loupé de ces cinq ans intervient le 26 mai 1999, lors de la finale de Ligue des Champions face à Manchester United. Le Bayern ouvra le score dès la 6 minute sur un coup-franc bien frappé de Mario Basler, mais les remplaçants Sheringham à la 91e minute, puis Solksjaer à la 93e renversèrent le résultat dans les dernières minutes pour priver Oliver Kahn de la Coupe aux grandes oreilles. Mais la Ligue des Champions était promise aux Bavarois, et c'est en 2001 que le golgot soulèvera le trophée lors d'une finale face au FC Valence où il détournera trois tentatives espagnoles, permettant au FCB de remporter sa première C1 depuis 1976. Kahn est d'ailleurs nommé capitaine dès la saison suivante, il gardera le brassard jusqu'à sa retraite en 2008. Sa saison 2001/02 se terminera sur sa seule Coupe du Monde en tant que titulaire. Il portera la Nationalmannschaft sur ses larges épaules, avant de faillir en finale, en relâchant une frappe devant le brésilien Ronaldo. Il sera néanmoins récompensé par le prix de meilleur joueur du tournoi, et finira 2e au Ballon d'Or cette année-là. Le Bayern étant dominateur en Bundesliga (4 titres entre 2001 et 2006), mais fébrile sur le plan continental au début des années 2000, la position de numéro 1 en équipe nationale est peu à peu remise en question, jusqu'en 2006, où le sélectionneur Jürgen Klinsmann déclare que Jens Lehmann, alors gardien d'Arsenal sera le numéro 1 des Allemands pour la Weltmeisterschaft outre-Rhin. Kahn verra du banc son équipe aller jusqu'en demi-finales, se faisant sortir en toute fin des prolongations par les italiens 2-0. Le Titan jouera la petite finale, remportée 3-1 face au Portugal, ce qui sera également le dernier des 86 matches disputés sous la tunique de la DFB. Un dernier Meisterschale remporté en 2008 et soulevé le 17 mai lors d'une rencontre face au Hertha Berlin clôt une carrière de 557 matches de Bundesliga et 141 matches de Coupe d'Europe, une carrière faite de gueulantes du type dont l'ex-international français Bixente Lizarazu avait "peur de croiser dans les couloirs ou les vestiaires lorsque le Bayern perdait", mais qui était un modèle de Deutsche Qualität.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! La France a perdu une figure emblématique hier en la personne de Robert Herbin, et pour cela, j'ai voulu faire un article sur un maillot à la couleur assez inédite en France. Si je dis "qui c'est les plus forts?" dans les années 1960-70, évidemment c'est les Verts!
On va un petit peu parler du maillot de l'AS Saint-Etienne, donc. Pourquoi sont-ils "les Verts"? Il faut remonter à la fondation du club, ou plutôt de " l’amicale des employés de la Société de magasins Casino" ou l'ASC en 1919. Le groupe de magasins Casino appartenant à Monsieur Geoffroy-Guichard fonde ce club pour ses employés, et les couleurs de l'entreprise, dont le premier store sera Rue des Jardins à Saint-Etienne (comique pour un club de foot) sont le vert et le blanc. C'est en 1933 que le club deviendra l'AS Saint-Etienne.
Le maillot, toujours resté vert, n'a que rarement changé, arborant des rayures blanches horizontales de 1980 à 1984, et des nuances de vert à de nombreuses reprises à partir des années 2000. On notera l'affection d'avoir des maillots domicile à manches longues, jusqu'à la fin des années 1990. De 1973 à 1995, trois maillots domicile seulement ressortent avec des manches courtes, en 1979, en 1988 et 1992!
La tunique a d'abord arboré un blason formé d'une barre horizontale en haut, et de deux côtés symétriques se rejoignant en pointe en bas, dans lequel était écrit ASSE en majuscules blanches. En 1940, la forme change, et l'inscription passe dans trois cercles verts, jusqu'en 1960, où on passe sur un rectangle affublé d'une pointe en bas, trois blanches verticales blanches et une bande horizontale avec l'inscription ASSE à l'intérieur. Les années 70 verront l'apparition de Bafetimbi Gomis...euh d'une panthère sur le logo, un blason qui disparaîtra par moments des maillots, comme sur le mythique Manufrance que la bande aux frères Revelli revêtira lors de la finale de Ligue des Champions perdue face au Bayern Munich en 1976, et les poteaux carrés d'Hampden Park. On va de 1977 à 1980 revenir au design du logo des années 60, avec les contours entouré de doré, symbole de la domination stéphanoise sur le championnat français à cette époque. Une version arrondie du premier logo des années 30 ornera le maillot de 1979 à 1988, avec l'inscription AS Saint Etienne dans un bandeau blanc au dessus, et trois bandes blanches verticales. La saison 1988-89 a elle un logo inédit, avec un fond vert orné d'une diagonale blanche, le nom ST-ETIENNE occupant une ligne blanche dans le bas du blason. Et au milieu de tout ça? Une Panthère noire avec un ballon!! Le design actuel rond, avec Saint-Etienne, Loire et ASSE et les rayures blanches et vertes sont (ré)apparues en 1989. L'étoile aux bordures bleu-blanc-rouges, représentant les dix titres de champion du club s'ajoutera en 1994.
Le public du Chaudron attend de pouvoir re-vibrer au plus haut niveau, et depuis hier, je crois qu'ils ont un ange gardien de plus dans le ciel pour veiller sur eux.
Camille Franciosi
#Camouf
On va un petit peu parler du maillot de l'AS Saint-Etienne, donc. Pourquoi sont-ils "les Verts"? Il faut remonter à la fondation du club, ou plutôt de " l’amicale des employés de la Société de magasins Casino" ou l'ASC en 1919. Le groupe de magasins Casino appartenant à Monsieur Geoffroy-Guichard fonde ce club pour ses employés, et les couleurs de l'entreprise, dont le premier store sera Rue des Jardins à Saint-Etienne (comique pour un club de foot) sont le vert et le blanc. C'est en 1933 que le club deviendra l'AS Saint-Etienne.
Le maillot, toujours resté vert, n'a que rarement changé, arborant des rayures blanches horizontales de 1980 à 1984, et des nuances de vert à de nombreuses reprises à partir des années 2000. On notera l'affection d'avoir des maillots domicile à manches longues, jusqu'à la fin des années 1990. De 1973 à 1995, trois maillots domicile seulement ressortent avec des manches courtes, en 1979, en 1988 et 1992!
La tunique a d'abord arboré un blason formé d'une barre horizontale en haut, et de deux côtés symétriques se rejoignant en pointe en bas, dans lequel était écrit ASSE en majuscules blanches. En 1940, la forme change, et l'inscription passe dans trois cercles verts, jusqu'en 1960, où on passe sur un rectangle affublé d'une pointe en bas, trois blanches verticales blanches et une bande horizontale avec l'inscription ASSE à l'intérieur. Les années 70 verront l'apparition de Bafetimbi Gomis...euh d'une panthère sur le logo, un blason qui disparaîtra par moments des maillots, comme sur le mythique Manufrance que la bande aux frères Revelli revêtira lors de la finale de Ligue des Champions perdue face au Bayern Munich en 1976, et les poteaux carrés d'Hampden Park. On va de 1977 à 1980 revenir au design du logo des années 60, avec les contours entouré de doré, symbole de la domination stéphanoise sur le championnat français à cette époque. Une version arrondie du premier logo des années 30 ornera le maillot de 1979 à 1988, avec l'inscription AS Saint Etienne dans un bandeau blanc au dessus, et trois bandes blanches verticales. La saison 1988-89 a elle un logo inédit, avec un fond vert orné d'une diagonale blanche, le nom ST-ETIENNE occupant une ligne blanche dans le bas du blason. Et au milieu de tout ça? Une Panthère noire avec un ballon!! Le design actuel rond, avec Saint-Etienne, Loire et ASSE et les rayures blanches et vertes sont (ré)apparues en 1989. L'étoile aux bordures bleu-blanc-rouges, représentant les dix titres de champion du club s'ajoutera en 1994.
Le public du Chaudron attend de pouvoir re-vibrer au plus haut niveau, et depuis hier, je crois qu'ils ont un ange gardien de plus dans le ciel pour veiller sur eux.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Aujourd'hui, on va parler d'un maillot mythique du paysage footballistique français, un maillot de princesse, puisque c'est grâce à Kelly, euuuh Grace Kelly qui l'a dessiné.
L'AS Monaco, et sa diagonale connue dans l'Hexagone n'ont pas d'égal mais ce n'a pas toujours été le cas. L'histoire du maillot de Monaco commence en 1924, avec des maillots noirs unis, mais la première trace officielle date de 1950, avec les couleurs du drapeau monégasque, le banc et le rouge, reprises sur un maillot à rayures verticales. Dans le même temps naît un logo pour le club reprenant les motifs du maillot. Ces deux éléments sont alors les premiers signes du marketing dans le football : d’un simple outil de différenciation sur le terrain, le maillot du footballeur devient l’icône représentative d’un club.
La diagonale apparaît lors du premier titre national du club, une Coupe de France en 1960. Le championnat acquis la saison suivante, en 1961 va asseoir la légitimité du nouveau design. À partir de 1970, il y a l'apparition du sponsor sur le maillot monégasque. En 1972, l'équipementier apparaît avec Le Coq Sportif. Et au fil des ans, c'est principalement le col qui changera de format, tantôt arrondi, tantôt rond, tantôt avec un col qui dépasse. Le rouge et le blanc restent inamovibles, mais des imprimés rayés peuvent apparaître, comme sur les maillots 1988 à 1998, à l'inverse de la diagonale de 1988 à 1990, puis verticales de 1991 à 1998. Les manches restent blanches jusqu'en 1987, où la manche gauche devient rouge, la droite se colorant à partir de la saison 1996. De 1996 à 1998 des bandes blanches apparaissent de part et d'autre de la diagonale. a fin des années 90 introduisent tantôt des bandes blanches, tantôt des lignes dorées. De 2004 à 2006, une pointe de rouge tirera le rouge jusqu'en bas du maillot sur le flanc gauche, laissant apparaître du blanc de chaque côté. En 2009/2010, l'ASM piquera même le symbole d'un autre club mythique, les Girondins de Bordeaux, en arborant un scapulaire.
Les maillots sont le reflet du club, de leur identité, et l'AS Monaco est indissociable de son maillot.
Camille Franciosi
#Camouf
L'AS Monaco, et sa diagonale connue dans l'Hexagone n'ont pas d'égal mais ce n'a pas toujours été le cas. L'histoire du maillot de Monaco commence en 1924, avec des maillots noirs unis, mais la première trace officielle date de 1950, avec les couleurs du drapeau monégasque, le banc et le rouge, reprises sur un maillot à rayures verticales. Dans le même temps naît un logo pour le club reprenant les motifs du maillot. Ces deux éléments sont alors les premiers signes du marketing dans le football : d’un simple outil de différenciation sur le terrain, le maillot du footballeur devient l’icône représentative d’un club.
La diagonale apparaît lors du premier titre national du club, une Coupe de France en 1960. Le championnat acquis la saison suivante, en 1961 va asseoir la légitimité du nouveau design. À partir de 1970, il y a l'apparition du sponsor sur le maillot monégasque. En 1972, l'équipementier apparaît avec Le Coq Sportif. Et au fil des ans, c'est principalement le col qui changera de format, tantôt arrondi, tantôt rond, tantôt avec un col qui dépasse. Le rouge et le blanc restent inamovibles, mais des imprimés rayés peuvent apparaître, comme sur les maillots 1988 à 1998, à l'inverse de la diagonale de 1988 à 1990, puis verticales de 1991 à 1998. Les manches restent blanches jusqu'en 1987, où la manche gauche devient rouge, la droite se colorant à partir de la saison 1996. De 1996 à 1998 des bandes blanches apparaissent de part et d'autre de la diagonale. a fin des années 90 introduisent tantôt des bandes blanches, tantôt des lignes dorées. De 2004 à 2006, une pointe de rouge tirera le rouge jusqu'en bas du maillot sur le flanc gauche, laissant apparaître du blanc de chaque côté. En 2009/2010, l'ASM piquera même le symbole d'un autre club mythique, les Girondins de Bordeaux, en arborant un scapulaire.
Les maillots sont le reflet du club, de leur identité, et l'AS Monaco est indissociable de son maillot.
Camille Franciosi
#Camouf
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iSalut les footeux! Dans ce weekend placé sous le signe de l'anniversaire de Johan Cruyff, je voulais prendre le contre-pied et parler d'un joueur défensif. Si je vous dis Ajax, Surinam, et glaucome, vous me répondez... Edgar Davids, un des plus emblématiques milieux de terrain des années 1990-2000!
Né le 13 Mars 1973 au Surinam, comme bon nombre de joueurs ayant porté le maillot oranje (Kluivert, Hasselbaink, Rijkaard, Gullit, Seedorf, Van Dijk, etc), Edgar Davids arrive aux Pays-Bas à l'âge d'un an. Il est repéré à douze par un recruteur de l'Ajax Amsterdam, où il fera toutes ses classes en équipes de jeunes. Il est lancé dans le grand bain en 1991 dans l'équipe première par Le Pélican Louis van Gaal, et portera les couleurs amstellodamoises pendant cinq ans. Il fait partie de cette génération des Baby Ajax qui ramassa les trophées avec les Lanciers , en remportant trois Eredivisie en 1994, 95 et 96, une Coupe de l'UEFA en 1992, et raflant le Grand Chelem Ligue des Champions - Supercoupe d'Europe- Coupe Intercontinentale en 1995, en formant un tandem inépuisable au milieu avec con compatriote Clarence Seedorf. C'est d'ailleurs sur un pénalty raté lors de la finale de Ligue des Champions la saison suivante que Davids quitte les Pays-Bas pour la Botte italienne, et le Milan AC, rejoignant Reiziger, Kluivert et Bogarde, ayant suivi les traces de leurs illustres aînés Van Basten Gullit et Rijkaard en Lombardie.
Le passage de Davids n'est pas à la hauteur des espoirs entrevus en Hollande, la faute notamment à une fracture de la jambe, et le néerlandais ne disputera que 31 matches dans le club de Silvio Berlusconi. Ce dernier veut prêter le joueur de 25 ans, et malgré des touches avec le FC Barcelone alors coaché par celui qui l'a lancé en pro, à savoir Van Gaal, il part fin 1997 pour 30 millions de la Lombardie dans le Piémont, pour jouer à la Juventus Turin.
À Turin, le Pitbull retrouve de sa hargne, et il est au top de sa forme et de son jeu. Apprenant aux côtés du capitaine français Didier Deschamps et de l'international italien Alessio Tacchinardi avec qui il forme un trio récupérateur impressionnant. Il jouera une troisième finale de Ligue des Champions dès son arrivée chez la Vieille Dame, mais s'inclinera face au Real Madrid. L'international néerlandais est un pilier de l'équipe qui prend un rôle essentiel dans l'équipe, surtout après les départs de Deschamps à Chelsea et de Zidane au Real Madrid. En 1999, il sera opéré d'un glaucome, une maladie oculaire, qui l'obligera à porter dès lors ses mythiques lunettes. Mais peu à peu, la passion s'effrite entre les Bianconeri et le natif de Panamaribo, et après une nouvelle finale de C1 perdue en 2003 et 159 matches dans le club de la famille Agnelli, il est prêté au FC Barcelone, dont l'entraîneur est un de ses anciens coéquipiers à l'Ajax, Frank Rijkaard.
Il y jouera 20 matches, lors de la phase retour de la Liga 2003-2004, aidant le club catalan à accrocher une seconde place et ne perdant qu'une seule rencontre. Le prêt n'étant pas convaincant, il revient à Turin, mais juste pour officialiser son retour à Milan, chez les Nerazzurri cette fois à l'été 2004. Son come-back dans la capitale de la mode n'est malheureusement pas à mettre sous les feux de la rampe, il ne disputera que 14 parties, avant d'être transféré à Tottenham en 2005 pour 10 millions d'euros. Chez les Spurs, il arrive en grandes pompes, et réussit sa meilleure saison depuis sa période turinoise. Son énergie, sa hargne et sa science tactique lui permettent de disputer 31 rencontres de Premier League, ce qui est son record en championnat sur une saison. La saison suivante est une nouvelle dégringolade pour celui que l'on surnomme Duracell, qui ne dispute que 13 parties avec les Lilywhites. En 2006, alors que ses coéquipiers font la bagarre au Mondial 2006 contre le Portugal, lui rentre à Amsterdam, où il remportera son dernier titre en 2007, une Coupe des Pays-bas dès son retour avec le brassard autour du bras. Une saison et une blessure plus tard, il raccroche les crampons en 2008.
Mais... le gredin en a encore sous la semelle, et il se remet en selle en août 2010, en signant avec le club de Crystal Palace qui évolue en Championship ( D2 anglaise) ... pour six matches seulement. Après un détour par la beach-soccer, il devient entraîneur-joueur du FC Barnet, club de 4e division anglaise en 2012, où il disputera 39 matches, avant de raccrocher les crampons.
En sélection nationale, il disputera 74 rencontres, de 1994 à 2005, ne jouant qu'un seul Mondial en 1998, les Pays-Bas n'étant pas qualifiés en 2002, il disputa tous les Euro à sa portée, 1996, 2000 et 2004 , étant même dans les équipes-type des tournois en 1998 et 2000.
Edgar Davids, c'était un tout, une dégaine, une volonté de se battre combinée à un sens du placement et une technique au-dessus de la moyenne, et c'est un symbole d'une catégorie de numéros 6 bagarreurs qui, à mon humble avis, manque de plus en plus au football.
Camille Franciosi
#Camouf
Né le 13 Mars 1973 au Surinam, comme bon nombre de joueurs ayant porté le maillot oranje (Kluivert, Hasselbaink, Rijkaard, Gullit, Seedorf, Van Dijk, etc), Edgar Davids arrive aux Pays-Bas à l'âge d'un an. Il est repéré à douze par un recruteur de l'Ajax Amsterdam, où il fera toutes ses classes en équipes de jeunes. Il est lancé dans le grand bain en 1991 dans l'équipe première par Le Pélican Louis van Gaal, et portera les couleurs amstellodamoises pendant cinq ans. Il fait partie de cette génération des Baby Ajax qui ramassa les trophées avec les Lanciers , en remportant trois Eredivisie en 1994, 95 et 96, une Coupe de l'UEFA en 1992, et raflant le Grand Chelem Ligue des Champions - Supercoupe d'Europe- Coupe Intercontinentale en 1995, en formant un tandem inépuisable au milieu avec con compatriote Clarence Seedorf. C'est d'ailleurs sur un pénalty raté lors de la finale de Ligue des Champions la saison suivante que Davids quitte les Pays-Bas pour la Botte italienne, et le Milan AC, rejoignant Reiziger, Kluivert et Bogarde, ayant suivi les traces de leurs illustres aînés Van Basten Gullit et Rijkaard en Lombardie.
Le passage de Davids n'est pas à la hauteur des espoirs entrevus en Hollande, la faute notamment à une fracture de la jambe, et le néerlandais ne disputera que 31 matches dans le club de Silvio Berlusconi. Ce dernier veut prêter le joueur de 25 ans, et malgré des touches avec le FC Barcelone alors coaché par celui qui l'a lancé en pro, à savoir Van Gaal, il part fin 1997 pour 30 millions de la Lombardie dans le Piémont, pour jouer à la Juventus Turin.
À Turin, le Pitbull retrouve de sa hargne, et il est au top de sa forme et de son jeu. Apprenant aux côtés du capitaine français Didier Deschamps et de l'international italien Alessio Tacchinardi avec qui il forme un trio récupérateur impressionnant. Il jouera une troisième finale de Ligue des Champions dès son arrivée chez la Vieille Dame, mais s'inclinera face au Real Madrid. L'international néerlandais est un pilier de l'équipe qui prend un rôle essentiel dans l'équipe, surtout après les départs de Deschamps à Chelsea et de Zidane au Real Madrid. En 1999, il sera opéré d'un glaucome, une maladie oculaire, qui l'obligera à porter dès lors ses mythiques lunettes. Mais peu à peu, la passion s'effrite entre les Bianconeri et le natif de Panamaribo, et après une nouvelle finale de C1 perdue en 2003 et 159 matches dans le club de la famille Agnelli, il est prêté au FC Barcelone, dont l'entraîneur est un de ses anciens coéquipiers à l'Ajax, Frank Rijkaard.
Il y jouera 20 matches, lors de la phase retour de la Liga 2003-2004, aidant le club catalan à accrocher une seconde place et ne perdant qu'une seule rencontre. Le prêt n'étant pas convaincant, il revient à Turin, mais juste pour officialiser son retour à Milan, chez les Nerazzurri cette fois à l'été 2004. Son come-back dans la capitale de la mode n'est malheureusement pas à mettre sous les feux de la rampe, il ne disputera que 14 parties, avant d'être transféré à Tottenham en 2005 pour 10 millions d'euros. Chez les Spurs, il arrive en grandes pompes, et réussit sa meilleure saison depuis sa période turinoise. Son énergie, sa hargne et sa science tactique lui permettent de disputer 31 rencontres de Premier League, ce qui est son record en championnat sur une saison. La saison suivante est une nouvelle dégringolade pour celui que l'on surnomme Duracell, qui ne dispute que 13 parties avec les Lilywhites. En 2006, alors que ses coéquipiers font la bagarre au Mondial 2006 contre le Portugal, lui rentre à Amsterdam, où il remportera son dernier titre en 2007, une Coupe des Pays-bas dès son retour avec le brassard autour du bras. Une saison et une blessure plus tard, il raccroche les crampons en 2008.
Mais... le gredin en a encore sous la semelle, et il se remet en selle en août 2010, en signant avec le club de Crystal Palace qui évolue en Championship ( D2 anglaise) ... pour six matches seulement. Après un détour par la beach-soccer, il devient entraîneur-joueur du FC Barnet, club de 4e division anglaise en 2012, où il disputera 39 matches, avant de raccrocher les crampons.
En sélection nationale, il disputera 74 rencontres, de 1994 à 2005, ne jouant qu'un seul Mondial en 1998, les Pays-Bas n'étant pas qualifiés en 2002, il disputa tous les Euro à sa portée, 1996, 2000 et 2004 , étant même dans les équipes-type des tournois en 1998 et 2000.
Edgar Davids, c'était un tout, une dégaine, une volonté de se battre combinée à un sens du placement et une technique au-dessus de la moyenne, et c'est un symbole d'une catégorie de numéros 6 bagarreurs qui, à mon humble avis, manque de plus en plus au football.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Aujourd'hui, on va parler d'un ancien de la Ligue 1. Pourquoi? Parce que j'ai envie pardi! Une des plus fines gâchettes des années 2000 de notre bon vieux championnat, qui a sévi dans son pays, avant d'arriver en France, puis de s'exporter outre-Rhin.
Le recordman des buts en sélection helvète a fait les beaux jours de Lucerne, du Servette Genève, du Stade Rennais, du Borussia Dortmund, pour finir là où il a commencé, chez la référence de son pays, au FC Bâle.
Tout a donc commencé au Parc Saint-Jacques de Bâle, ou Alex Frei commence en 1997. Mais le jeune attaquant ne perce pas, et inscrit un seul but en douze matches. Après une pige au FC Thoune, avec 7 buts en 34 matches, c'est en jouant au FC Lucerne qu'il commencera à dépasser la barre des 10 buts en championnat pour une équipe, avec 17 réalisations en 53 parties pour le FCL. Ces performances vont attirer les recruteurs du Servette de Genève qui embaucheront le Bälois de naissance. Nouveau millénaire, nouvelle donne. Avec les Grenats et Blancs, il va s'imposer comme un fin renard des surfaces. Il restera trois ans à Genève, remportant la Coupe de Suisse, et marquant à 36 reprises en 64 rencontres. Mais tout doucement, la SFL devient trop petite pour lui, et il rejoint le Stade Rennais pour 10 millions d'euros.
Au début de son séjour breton, l'attaquant peine à trouver ses marques, et ne fait trembler les filets qu'une fois en 13 apparitions en Rouge et Noir. Mais l'année d'après, avec une préparation et une entente plus évidente avec le reste de l'équipe, et surtout l'arrivée de Lazslo Bölöni, Alex est plus à l'aise, et le numéro 13 des Rennais commence à faire sérieusement trembler les cages et les défenses adverses, en marquant 19 fois en Ligue 1 derrière l'Aigle des Açores, Pedro Pauleta. Et le bougre ne s'arrêta pas là, la saison suivante, i atteint la vingtaine, et ramasse au passage le trophée de meilleur buteur de L1, devant son collègue portugais cette fois-ci. . Puis, vint la saison pré-coupe du monde 2006, il se blesse et traverse la saison en traînant la patte, inscrivant son nom au tableau d'affichage à 7 fois en 23 parties. Après le mondial en Allemagne, il fera l'aller-retour pour vider son casier rennais, puisqu'il s'engage avec le Borussia Dortmund pour cinq millions d'euros.
Son arrivée Outre-Rhin se passe très bien, il finit meilleur buteur du club dès la première saison, et deuxième meilleur scoreur derrière le Grec de Bochum, Theofanis Gekas, avec seize caramels dans la musette. D'après le magazine Bild, il sera élu "meilleur joueur de la saison".La saison suivante par contre, ses blessures le rattrapent, notamment à la hanche, mais il parviendra à inscrire 4 buts en 13 matches avec les Schwarzgelben. Sa dernière saison au Westfalenstadion est plus honorable, avec douze unités en 29 Buli-Spiele. À l'été 2009, après 3 ans dans le championnat préféré de Kaiser Franck, il rentre au bercail dans son club formateur, le FC Bâle.
En bon buteur qu'il est, de retour à la maison, le vieux continue de faire ce q'il fait le mieux: marquer. Et depuis qu'il est rentré au pays, il a trompé le gardien adverse à 71 fois en 94 rencontres, remportant le championnat à chaque fois , une Coupe de Suise en 2010, et finissant soulier d'or de SFL en 2011. Un dernier baroud d'honneur lui permettra en Coupe d'Europe d'éliminer Manchester United des phases de poules 2011/12 quasiment à lui tout seul, en marquant 3 buts en 2 matches.
Il a fait partie des derniers de sa race, les rôdeurs de surfaces, et partout où il est passé, il a laissé l'image du mec sympa, ayant mouillé le maillot, et avec 241 buts en 487 matches en club , plus 42 pions en 82 apparitions avec la Nati, d'un gars ayant eu des résultats partout où il est passé.
Camille Franciosi
#Camouf
Le recordman des buts en sélection helvète a fait les beaux jours de Lucerne, du Servette Genève, du Stade Rennais, du Borussia Dortmund, pour finir là où il a commencé, chez la référence de son pays, au FC Bâle.
Tout a donc commencé au Parc Saint-Jacques de Bâle, ou Alex Frei commence en 1997. Mais le jeune attaquant ne perce pas, et inscrit un seul but en douze matches. Après une pige au FC Thoune, avec 7 buts en 34 matches, c'est en jouant au FC Lucerne qu'il commencera à dépasser la barre des 10 buts en championnat pour une équipe, avec 17 réalisations en 53 parties pour le FCL. Ces performances vont attirer les recruteurs du Servette de Genève qui embaucheront le Bälois de naissance. Nouveau millénaire, nouvelle donne. Avec les Grenats et Blancs, il va s'imposer comme un fin renard des surfaces. Il restera trois ans à Genève, remportant la Coupe de Suisse, et marquant à 36 reprises en 64 rencontres. Mais tout doucement, la SFL devient trop petite pour lui, et il rejoint le Stade Rennais pour 10 millions d'euros.
Au début de son séjour breton, l'attaquant peine à trouver ses marques, et ne fait trembler les filets qu'une fois en 13 apparitions en Rouge et Noir. Mais l'année d'après, avec une préparation et une entente plus évidente avec le reste de l'équipe, et surtout l'arrivée de Lazslo Bölöni, Alex est plus à l'aise, et le numéro 13 des Rennais commence à faire sérieusement trembler les cages et les défenses adverses, en marquant 19 fois en Ligue 1 derrière l'Aigle des Açores, Pedro Pauleta. Et le bougre ne s'arrêta pas là, la saison suivante, i atteint la vingtaine, et ramasse au passage le trophée de meilleur buteur de L1, devant son collègue portugais cette fois-ci. . Puis, vint la saison pré-coupe du monde 2006, il se blesse et traverse la saison en traînant la patte, inscrivant son nom au tableau d'affichage à 7 fois en 23 parties. Après le mondial en Allemagne, il fera l'aller-retour pour vider son casier rennais, puisqu'il s'engage avec le Borussia Dortmund pour cinq millions d'euros.
Son arrivée Outre-Rhin se passe très bien, il finit meilleur buteur du club dès la première saison, et deuxième meilleur scoreur derrière le Grec de Bochum, Theofanis Gekas, avec seize caramels dans la musette. D'après le magazine Bild, il sera élu "meilleur joueur de la saison".La saison suivante par contre, ses blessures le rattrapent, notamment à la hanche, mais il parviendra à inscrire 4 buts en 13 matches avec les Schwarzgelben. Sa dernière saison au Westfalenstadion est plus honorable, avec douze unités en 29 Buli-Spiele. À l'été 2009, après 3 ans dans le championnat préféré de Kaiser Franck, il rentre au bercail dans son club formateur, le FC Bâle.
En bon buteur qu'il est, de retour à la maison, le vieux continue de faire ce q'il fait le mieux: marquer. Et depuis qu'il est rentré au pays, il a trompé le gardien adverse à 71 fois en 94 rencontres, remportant le championnat à chaque fois , une Coupe de Suise en 2010, et finissant soulier d'or de SFL en 2011. Un dernier baroud d'honneur lui permettra en Coupe d'Europe d'éliminer Manchester United des phases de poules 2011/12 quasiment à lui tout seul, en marquant 3 buts en 2 matches.
Il a fait partie des derniers de sa race, les rôdeurs de surfaces, et partout où il est passé, il a laissé l'image du mec sympa, ayant mouillé le maillot, et avec 241 buts en 487 matches en club , plus 42 pions en 82 apparitions avec la Nati, d'un gars ayant eu des résultats partout où il est passé.
Camille Franciosi
#Camouf