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Salut les footeux! Alors que le monde du football a été vampirisé ces dernières années par deux attaquants hors normes aux statistiques stratosphériques, on perd à part quelques spécialistes, les pivots, les avant-centre , les fox in the box comme aiment à les appeler les anglais. Mais j'ai envie aujourd'hui de parler d'un homme qui était un prototype de ces surface killers dans les années 90, un de ceux qui vivaient dans les 16m50, une idole de la Serie A également : Gabriel Omar Batistuta, aka Batigol!
Le jeune Gabi n'est pas vraiment ce qu'on appelle un grand dribbleur, il mise plutôt sur son engagement et ses capacités athlétiques. Il n'est pas encore non plus le genre de joueur à s'attacher à un maillot, comme le prouvent les trois clubs en quatre ans à ses débuts ( Newell's Old Boys, River Plate, puis Boca Juniors, ce qui lui vaudra un accueil plus que houleux quand il reviendra avec les Xeneizes au Monumental ). Il ne jouera pas titulaire à chaque reprise, mais remportera quand même un championnat avec Boca en 1990 et jouera une finale de Copa Libertadores avec Newell's Old Boys en 1988. Après 52 matches et 21 réalisations sur sa terre natale, le tout jeune international argentin met les voiles vers le Vieux Continent à la fin de la saison 1990-91, et vers le club qu'il fera sien, la Fiorentina.
Ses deux premières saisons sont bonnes, avec 29 buts en 59 matches, ce qui fait un ratio de près de 0,5 but/match, mais cela n'empêche pas la Fio d'être reléguée en fin de saison 1992/93. Il restera au club en Serie B, ce qui prouvera pour la première fois de sa carrière sa volonté de rester dans un club.
La saison suivant la remontée sera la consécration pour l'ange Gabriel sous le maillot florentin. Le buteur albiceleste sera sacré Capocanonniere de Serie A en 1995 avec 26 pions au compteur. La saison suivante, il remporte la Coupe d'Italie en 1996, et il découvre les charmes de la Coupe d'Europe, puis l'année d'après il poussera le bouchon encore plus loin, en allant jusqu'en demi-finale de Coupe des Coupes, où son chemin s'arrêtera face au FC Barcelone d'un certain Luiz Nazario de Lima, Ronaldo qu'ils l'appellent, je connais pas ce brésilien... Batigol sera l'homme qui signera les succès de la Viola lors des campagnes européennes, avec 11 buts en 21 matches, notamment en 2000 face à Arsenal.
Et en sélection? Bin notre Gabi, il plante, et il joue même ds Coupes du Monde, en 1994 pour la der du Pibe de Oro Maradona où il marque 4 buts, et au Mondial français en 1998, où il finit 2e meilleur buteur du tournoi avec 5 buts derrière le croate Davor Suker et ses 6 buts, ou des Copa America où il finira soulier d'or en 1991 et 1995. Il est d'ailleurs encore en 2020 le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la sélection Argentine avec 56 buts derrière l'ovni Messi.
Il devient même le meilleur buteur de l'histoire du club toscan (il finira avec 209 buts en 325 matches). Mais l'armoire à trophée est plutôt peu remplie, et surtout, il n'a toujours pas remporté de Scudetto, 9 ans après son arrivée, malgré les Effenberg, les Rui Costa et les Mijatovic qu'il a côtoyé.
C'est ainsi qu'il est transféré à la Roma en 2000 pour 35 millions d'Euros. Et c'est avec les Giallorossi qu'il parviendra à décrocher son unique Scudetto, et ce dès sa première saison dans la capitale italienne, en étant à la tête d'un trio qu'il forme avec l'Aeroplanino Vincenzo Montella et Il Puppone Francesco Totti et en faisant trembler les filets à 20 reprises. La seconde saison dans la Ville éternelle sera moins prolifique avec seulement 6 pions en 23 matches, puis seulement 4 en 12 matches, la faute à des genoux ne pouvant plus porter le vieux lion. Une pige à l'Inter Milan en 2003 où il n'inscrira que deux malheureux buts en 12 buts seront sa dernière halte européenne, avant d'aller cachetonner pour deux saisons à Al-Arabi Doha. Sous le soleil et les pétrodollars, et malgré des genoux plus que récalcitrants, il finit meilleur buteur du championnat qatari en 2004 avec 25 buts, avant de raccrocher les crampons au cours de la saison suivante.
Depuis la fin de sa carrière, Batigol a été en Australie, il a été préparateur physique, il a même été entraîneur adjoint de l'Argentine en 2012. Et il n'est pas étonnant que les Tevez , Agüero, Dybala et autres Crespo aient fit aussi souvent tremblé les filets, s'ils ont suivi les conseils du vieux sage aux 358 en 623 qu'a été Gabriel Omar Batistuta.
Camille Franciosi
#Camouf
Le jeune Gabi n'est pas vraiment ce qu'on appelle un grand dribbleur, il mise plutôt sur son engagement et ses capacités athlétiques. Il n'est pas encore non plus le genre de joueur à s'attacher à un maillot, comme le prouvent les trois clubs en quatre ans à ses débuts ( Newell's Old Boys, River Plate, puis Boca Juniors, ce qui lui vaudra un accueil plus que houleux quand il reviendra avec les Xeneizes au Monumental ). Il ne jouera pas titulaire à chaque reprise, mais remportera quand même un championnat avec Boca en 1990 et jouera une finale de Copa Libertadores avec Newell's Old Boys en 1988. Après 52 matches et 21 réalisations sur sa terre natale, le tout jeune international argentin met les voiles vers le Vieux Continent à la fin de la saison 1990-91, et vers le club qu'il fera sien, la Fiorentina.
Ses deux premières saisons sont bonnes, avec 29 buts en 59 matches, ce qui fait un ratio de près de 0,5 but/match, mais cela n'empêche pas la Fio d'être reléguée en fin de saison 1992/93. Il restera au club en Serie B, ce qui prouvera pour la première fois de sa carrière sa volonté de rester dans un club.
La saison suivant la remontée sera la consécration pour l'ange Gabriel sous le maillot florentin. Le buteur albiceleste sera sacré Capocanonniere de Serie A en 1995 avec 26 pions au compteur. La saison suivante, il remporte la Coupe d'Italie en 1996, et il découvre les charmes de la Coupe d'Europe, puis l'année d'après il poussera le bouchon encore plus loin, en allant jusqu'en demi-finale de Coupe des Coupes, où son chemin s'arrêtera face au FC Barcelone d'un certain Luiz Nazario de Lima, Ronaldo qu'ils l'appellent, je connais pas ce brésilien... Batigol sera l'homme qui signera les succès de la Viola lors des campagnes européennes, avec 11 buts en 21 matches, notamment en 2000 face à Arsenal.
Et en sélection? Bin notre Gabi, il plante, et il joue même ds Coupes du Monde, en 1994 pour la der du Pibe de Oro Maradona où il marque 4 buts, et au Mondial français en 1998, où il finit 2e meilleur buteur du tournoi avec 5 buts derrière le croate Davor Suker et ses 6 buts, ou des Copa America où il finira soulier d'or en 1991 et 1995. Il est d'ailleurs encore en 2020 le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la sélection Argentine avec 56 buts derrière l'ovni Messi.
Il devient même le meilleur buteur de l'histoire du club toscan (il finira avec 209 buts en 325 matches). Mais l'armoire à trophée est plutôt peu remplie, et surtout, il n'a toujours pas remporté de Scudetto, 9 ans après son arrivée, malgré les Effenberg, les Rui Costa et les Mijatovic qu'il a côtoyé.
C'est ainsi qu'il est transféré à la Roma en 2000 pour 35 millions d'Euros. Et c'est avec les Giallorossi qu'il parviendra à décrocher son unique Scudetto, et ce dès sa première saison dans la capitale italienne, en étant à la tête d'un trio qu'il forme avec l'Aeroplanino Vincenzo Montella et Il Puppone Francesco Totti et en faisant trembler les filets à 20 reprises. La seconde saison dans la Ville éternelle sera moins prolifique avec seulement 6 pions en 23 matches, puis seulement 4 en 12 matches, la faute à des genoux ne pouvant plus porter le vieux lion. Une pige à l'Inter Milan en 2003 où il n'inscrira que deux malheureux buts en 12 buts seront sa dernière halte européenne, avant d'aller cachetonner pour deux saisons à Al-Arabi Doha. Sous le soleil et les pétrodollars, et malgré des genoux plus que récalcitrants, il finit meilleur buteur du championnat qatari en 2004 avec 25 buts, avant de raccrocher les crampons au cours de la saison suivante.
Depuis la fin de sa carrière, Batigol a été en Australie, il a été préparateur physique, il a même été entraîneur adjoint de l'Argentine en 2012. Et il n'est pas étonnant que les Tevez , Agüero, Dybala et autres Crespo aient fit aussi souvent tremblé les filets, s'ils ont suivi les conseils du vieux sage aux 358 en 623 qu'a été Gabriel Omar Batistuta.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Aujourd'hui on va un peu parler de bagarre. Tout le monde (dans ceux qui ont suivi le football ces derniers mois ) connaissent le prodige du BVB Erling Haaland, mais combien connaissent le papa, Alf? Et oui, le mec a le même prénom que cet extraterrestre mangeur de chats
Et pourtant, le père du Mbappé danois a eu une querelle quelque peu ...mouvementée avec un des bad boys les plus iconiques des 90's, j'ai nommé l’irlandais Roy Keane.
La première partie de la rencontre entre nos deux hommes se déroule le 27 septembre 1997, lors d'un déplacement de Manchester United, l'équipe de Roy Keane à Elland Road, l'antre du Leeds United d'Alf Haaland. Sur un duel à 10 minutes de la fin du match, sur une (rare) accélération de l'irlandais, le danois vint le percuter. Keano s’effondre et reste au sol. le défenseur de Leeds se penche sur lui, et lui hurle dessus en l'accusant de simuler , et lui sommant de se relever, en compagnie de son coéquipier David Wetherall. Keano, le dur à cuire et capitaine des Red Devils en était incapable, et pour cause: il venait de se rompre les ligaments croisés, et de mettre fin prématurément à sa saison.
La deuxième partie de notre histoire se passe de l'autre côté du miroir..euh de l'an 2000, le 21 avril 2001 pour être exact. Nous jouons les dernières minutes d'un Derby of Manchester qui oppose un Roy Keane presque trentenaire, et étant le chien de garde d'un MU recevant un Manchester City qui n'est pas encore la machine que l'on connaît aujourd'hui, et qui s'est offert les services d'un Alf Haaland dépourvu de temps de jeu du côté de Leeds. Et à la 86e minute de ce derby, le numéro 16 des locaux prit sa revanche. Sur une balle anodine près de la ligne de touche, Keano fit ce dont il rêvait depuis près de quatre ans: un tacle au niveau du genou du danois, le laissant gémissant par terre. Il se pencha sur son Némésis en lui disant: " Ne te penche plus jamais au dessus de moi en disant que je simule, et ce coup est aussi pour ton pote Wetherall, fais lui passer le message!". Le capitaine d'United n'attendit pas que l’arbitre de la rencontre, Mr Elleray sorte le carton rouge pour laisser son brassard au sol et rentrer aux vestiaires. Haaland ne disputa plus que six rencontres avec son club ou avec sa sélection , avant de prendre sa retraite, la faute à un genou jamais remis. Roy Keane écopa de cinq matches de suspension et d'une amende de 150000 livres, mais c'est peu-être aussi ce jour-là qu'est née la légende de Keano. Je vous laisse avec une vidéo de l'histoire, et je vous dis "portez-vous bien"! Ciao!
Camille Franciosi
#Camouf
La première partie de la rencontre entre nos deux hommes se déroule le 27 septembre 1997, lors d'un déplacement de Manchester United, l'équipe de Roy Keane à Elland Road, l'antre du Leeds United d'Alf Haaland. Sur un duel à 10 minutes de la fin du match, sur une (rare) accélération de l'irlandais, le danois vint le percuter. Keano s’effondre et reste au sol. le défenseur de Leeds se penche sur lui, et lui hurle dessus en l'accusant de simuler , et lui sommant de se relever, en compagnie de son coéquipier David Wetherall. Keano, le dur à cuire et capitaine des Red Devils en était incapable, et pour cause: il venait de se rompre les ligaments croisés, et de mettre fin prématurément à sa saison.
La deuxième partie de notre histoire se passe de l'autre côté du miroir..euh de l'an 2000, le 21 avril 2001 pour être exact. Nous jouons les dernières minutes d'un Derby of Manchester qui oppose un Roy Keane presque trentenaire, et étant le chien de garde d'un MU recevant un Manchester City qui n'est pas encore la machine que l'on connaît aujourd'hui, et qui s'est offert les services d'un Alf Haaland dépourvu de temps de jeu du côté de Leeds. Et à la 86e minute de ce derby, le numéro 16 des locaux prit sa revanche. Sur une balle anodine près de la ligne de touche, Keano fit ce dont il rêvait depuis près de quatre ans: un tacle au niveau du genou du danois, le laissant gémissant par terre. Il se pencha sur son Némésis en lui disant: " Ne te penche plus jamais au dessus de moi en disant que je simule, et ce coup est aussi pour ton pote Wetherall, fais lui passer le message!". Le capitaine d'United n'attendit pas que l’arbitre de la rencontre, Mr Elleray sorte le carton rouge pour laisser son brassard au sol et rentrer aux vestiaires. Haaland ne disputa plus que six rencontres avec son club ou avec sa sélection , avant de prendre sa retraite, la faute à un genou jamais remis. Roy Keane écopa de cinq matches de suspension et d'une amende de 150000 livres, mais c'est peu-être aussi ce jour-là qu'est née la légende de Keano. Je vous laisse avec une vidéo de l'histoire, et je vous dis "portez-vous bien"! Ciao!
Camille Franciosi
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,Salut les footeux! Je voulais faire cet article le 17, mais je n'ai pas pu, donc je le fais aujourd'hui, le 20, car le 17 et le 20 sont les numéros qui ont marqué la carrière de notre homme d'aujourd'hui.
Je vais vous parler non pas du renard argenté cher à Rabbi Jacob, ni de Penna Bianca Ravanelli, mais du plus argentin des français: David Trezeguet.
Pour la petite carte d'identité, David Sergio Trezeguet est né le 15 octobre 1977 à Rouen de deux parents argentins. Son père Jorge évoluait alors en tant que défenseur dans le club de la ville. À deux an, David retourne avec ses parents en Argentine et grandit sans parler français, mais avec un intérêt certain, son père étant fan de Serge Blanco et d'Alain Prost. Il débuta sous les couleurs de Colegiales, une équipe de quartier du nord-est de Buenos Aires, avant de s'engager à 8 ans pour le CA Platense, pour lequel il jouera dans toutes les sections de jeunes, jusqu'à arriver en équipe première à 16 ans et demi le 12 juin 1994 contre Gimnasia la Plata. Quatre matches et une rencontre avec le recruteur Rafael Santos plus tard son départ en Europe était acté, restait à savoir dans quelle écurie le jeune attaquant allait atterrir pour la saison 1995-96. À l'été 95, il fait un essai d'un mois au PSG mais le board parisien ne le garde pas, et lui fait savoir à 3 jours de la fin du mercato. Il tenta alors une séance d'entraînement à Monaco, où les responsables du club, dont l'entraîneur d'Alors Jean Tigana le firent signer immédiatement en tant que stagiaire.
D'abord dans l'effectif de la réserve de Laurent Banide, il fit son premier match officiel le 30 janvier 1996 en Coupe de la Ligue lors d'une défaite 0-1 face à Lyon. Sa première partie en D1 française fut le 7 février 1996, lors d'une victoire 1-0 face au club qui n'avait pas voulu le recruter l'été d'avant, le PSG. Il se fera repérer par le responsable des Espoirs, Gerard Houillier qui le fera jouer en jeunes dès novembre 1995, et un match contre la Slovaquie où il frappera d'un doublé. Il sera sacré champion d'Europe avec sa catégorie d'âge l'été suivant. Quatre autres matches avec l'ASM suivront au cours de sa première saison, puis cinq lors de la saison d'après qui lui permettront d'inscrire la première ligne de son palmarès, avec le titre de champion de France 1996-97. La Coupe du monde des U20 sera le lieu de sa première récompense individuelle, finissant 2e meilleur buteur du tournoi avec 5 buts derrière le brésilien Adailton. Lors du départ de sa troisième saison sur le Rocher, David n'est que le 6e choix, derrière Anderson, N'doram, Ikpeba, Spehar, et son ami et coéquipier chez les Bleuets, Thierry Henry. Mais le départ de Sonnygol pour Barcelone ainsi que la blessure du tchadien laisse du temps de jeu au jeune buteur qui explose au meilleur moment. Après un but lors de sa première titularisation de la saison avec l'équipe première, le 5 septembre 1997 face à Cannes offrant au passage la victoire aux siens, 17 autres cacahuètes viendront garnir les stats de celui que ses coéquipiers surnomment "Bati" comme son illustre compatriote Gabriel Batistuta. 4 réalisations en Coupe d'Europe, dont un doublé pour son premier match, face aux Belges de Lierse, ainsi qu'une reprise de volée gargantuesque flashée à 163 km/h inciteront le sélectionneur Aimé Jacquet à le prendre avec l'équipe de France A lors du match d'inauguration du Stade de France en janvier 1998 face à l'Espagne. Six mois plus tard, le jeune franco-argentin participait à nouveau à un mondial et le remportait cette fois, lors d'une finale France-Brésil un certain 12 juillet... Mais le jeune buteur continue d'affoler les statistiques les saisons suivantes, en marquant 12 buts en 1998/99, puis 22 buts en 1999/2000, ce qui est son meilleur total en France et son 3e meilleur sur l'ensemble de sa carrière. Avec un nouveau statut de buteur redouté, il va décrocher avec la France l'euro 2000, en inscrivant le but en or lors de la prolongation face à l'Italie. Une Italie qui accueillera son bourreau à la fin de l'été, l'international français signant à la Juventus Turin pour 150 millions de Francs( 23M d'euros).
Il retrouve son coéquipier en bleu Zinédine Zidane sous le maillot bianconero, et évolue souvent avec la légende du club Alessandro Del Piero avec le meneur français derrière eux. Celui qui est devenu "Trezegol" n'a pas le temps, il est meilleur buteur du club dès son arrivée avec 14 buts. Et la saison d'après sera sa meilleure sur le plan comptable, malgré le départ de Zidane mais peut-être grâce aussi à celui d'Inzaghi, ce qui lui laisse le poste de finisseur numéro un de la Vecchia Signora et une saison à buts en Serie A qu'il remportera avec la Juve, un titre de co-meilleur buteur partagé avec Dario Hubner de Piacenza, et une deuxième place au classement des buteurs en Ligue des Champions derrière le mancunien Van Nistelrooy avec huit pions. Sa forme stratosphérique n'empêchera pas les Bleus de se crasher au mondial asiatique à l'été suivant . Les trois saisons suivantes seront tronquées par des blessures, même si le ratio de Trezegol quand il joue est très bon avec 36 buts en 60 matches de championnat. Il atteindra même la finale de Ligue des Champions en 2003, mais ratant son pénalty face à Dida, le portier brésilien du Milan AC. L'approche du Mondial dût éloigner les pépins physiques et faire repousser les ailes du Roi David, puisqu'il réalisa sa deuxième meilleure saison sous le maillot turinois en 2005/06 par 23 fois en championnat et 6 fois en C1. Il disputa une nouvelle finale de mondial en 2006, mais échouant cette fois-ci à soulever la babiole dorée, encore une fois à cause d'un tir au but manqué. Après le Mondial allemand, qui sera sa dernière compétition en Bleu, il suivit Buffon, Camoranesi, Nedved et son compère d'attaque Del Piero dans l'aventure Serie B, avant de remonter l'an suivant. Il resta trois années supplémentaires dans le Piémont, pour arriver à l'intersaison à 171 buts en 319 matches sous les couleurs blanches et noires, ce qui fait de lui le meilleur buteur étranger de l'histoire du club.
Je vais vous parler non pas du renard argenté cher à Rabbi Jacob, ni de Penna Bianca Ravanelli, mais du plus argentin des français: David Trezeguet.
Pour la petite carte d'identité, David Sergio Trezeguet est né le 15 octobre 1977 à Rouen de deux parents argentins. Son père Jorge évoluait alors en tant que défenseur dans le club de la ville. À deux an, David retourne avec ses parents en Argentine et grandit sans parler français, mais avec un intérêt certain, son père étant fan de Serge Blanco et d'Alain Prost. Il débuta sous les couleurs de Colegiales, une équipe de quartier du nord-est de Buenos Aires, avant de s'engager à 8 ans pour le CA Platense, pour lequel il jouera dans toutes les sections de jeunes, jusqu'à arriver en équipe première à 16 ans et demi le 12 juin 1994 contre Gimnasia la Plata. Quatre matches et une rencontre avec le recruteur Rafael Santos plus tard son départ en Europe était acté, restait à savoir dans quelle écurie le jeune attaquant allait atterrir pour la saison 1995-96. À l'été 95, il fait un essai d'un mois au PSG mais le board parisien ne le garde pas, et lui fait savoir à 3 jours de la fin du mercato. Il tenta alors une séance d'entraînement à Monaco, où les responsables du club, dont l'entraîneur d'Alors Jean Tigana le firent signer immédiatement en tant que stagiaire.
D'abord dans l'effectif de la réserve de Laurent Banide, il fit son premier match officiel le 30 janvier 1996 en Coupe de la Ligue lors d'une défaite 0-1 face à Lyon. Sa première partie en D1 française fut le 7 février 1996, lors d'une victoire 1-0 face au club qui n'avait pas voulu le recruter l'été d'avant, le PSG. Il se fera repérer par le responsable des Espoirs, Gerard Houillier qui le fera jouer en jeunes dès novembre 1995, et un match contre la Slovaquie où il frappera d'un doublé. Il sera sacré champion d'Europe avec sa catégorie d'âge l'été suivant. Quatre autres matches avec l'ASM suivront au cours de sa première saison, puis cinq lors de la saison d'après qui lui permettront d'inscrire la première ligne de son palmarès, avec le titre de champion de France 1996-97. La Coupe du monde des U20 sera le lieu de sa première récompense individuelle, finissant 2e meilleur buteur du tournoi avec 5 buts derrière le brésilien Adailton. Lors du départ de sa troisième saison sur le Rocher, David n'est que le 6e choix, derrière Anderson, N'doram, Ikpeba, Spehar, et son ami et coéquipier chez les Bleuets, Thierry Henry. Mais le départ de Sonnygol pour Barcelone ainsi que la blessure du tchadien laisse du temps de jeu au jeune buteur qui explose au meilleur moment. Après un but lors de sa première titularisation de la saison avec l'équipe première, le 5 septembre 1997 face à Cannes offrant au passage la victoire aux siens, 17 autres cacahuètes viendront garnir les stats de celui que ses coéquipiers surnomment "Bati" comme son illustre compatriote Gabriel Batistuta. 4 réalisations en Coupe d'Europe, dont un doublé pour son premier match, face aux Belges de Lierse, ainsi qu'une reprise de volée gargantuesque flashée à 163 km/h inciteront le sélectionneur Aimé Jacquet à le prendre avec l'équipe de France A lors du match d'inauguration du Stade de France en janvier 1998 face à l'Espagne. Six mois plus tard, le jeune franco-argentin participait à nouveau à un mondial et le remportait cette fois, lors d'une finale France-Brésil un certain 12 juillet... Mais le jeune buteur continue d'affoler les statistiques les saisons suivantes, en marquant 12 buts en 1998/99, puis 22 buts en 1999/2000, ce qui est son meilleur total en France et son 3e meilleur sur l'ensemble de sa carrière. Avec un nouveau statut de buteur redouté, il va décrocher avec la France l'euro 2000, en inscrivant le but en or lors de la prolongation face à l'Italie. Une Italie qui accueillera son bourreau à la fin de l'été, l'international français signant à la Juventus Turin pour 150 millions de Francs( 23M d'euros).
Il retrouve son coéquipier en bleu Zinédine Zidane sous le maillot bianconero, et évolue souvent avec la légende du club Alessandro Del Piero avec le meneur français derrière eux. Celui qui est devenu "Trezegol" n'a pas le temps, il est meilleur buteur du club dès son arrivée avec 14 buts. Et la saison d'après sera sa meilleure sur le plan comptable, malgré le départ de Zidane mais peut-être grâce aussi à celui d'Inzaghi, ce qui lui laisse le poste de finisseur numéro un de la Vecchia Signora et une saison à buts en Serie A qu'il remportera avec la Juve, un titre de co-meilleur buteur partagé avec Dario Hubner de Piacenza, et une deuxième place au classement des buteurs en Ligue des Champions derrière le mancunien Van Nistelrooy avec huit pions. Sa forme stratosphérique n'empêchera pas les Bleus de se crasher au mondial asiatique à l'été suivant . Les trois saisons suivantes seront tronquées par des blessures, même si le ratio de Trezegol quand il joue est très bon avec 36 buts en 60 matches de championnat. Il atteindra même la finale de Ligue des Champions en 2003, mais ratant son pénalty face à Dida, le portier brésilien du Milan AC. L'approche du Mondial dût éloigner les pépins physiques et faire repousser les ailes du Roi David, puisqu'il réalisa sa deuxième meilleure saison sous le maillot turinois en 2005/06 par 23 fois en championnat et 6 fois en C1. Il disputa une nouvelle finale de mondial en 2006, mais échouant cette fois-ci à soulever la babiole dorée, encore une fois à cause d'un tir au but manqué. Après le Mondial allemand, qui sera sa dernière compétition en Bleu, il suivit Buffon, Camoranesi, Nedved et son compère d'attaque Del Piero dans l'aventure Serie B, avant de remonter l'an suivant. Il resta trois années supplémentaires dans le Piémont, pour arriver à l'intersaison à 171 buts en 319 matches sous les couleurs blanches et noires, ce qui fait de lui le meilleur buteur étranger de l'histoire du club.
Il part pour Alicante pour jouer avec l'Hercules, pour faire plaisir à sa femme d'origine espagnole, souhaitant renouer avec son pays d'origine. À Alicante, il inscrit 12 buts en 31 matches, est le meilleur buteur du club et scorant contre des gros de la Liga (Real, Valence, Villareal), mais n'empêchant toutefois pas le club d'être relégué. Trezegol libéré de son contrat par le club espagnol s'offre une mini-pige lors de la seconde moitié de l'année 2011 aux Emirats Arabes Unis au Baniyas SC, n'y jouant que quatre matches. Il retournera sur ses terres d'enfance en décembre 2011 pour relever un géant sud-américain à terre: River Plate, alors descendu en seconde division argentine. Il y évoluera un an et demi, t inscrira 17 buts en 37 matches avant d'être prêté aux Newells Old Boys (aka le club d'enfance de Messi), où il inscrira 10 buts en 30 matches. Un dernier tour par l'Indian Super League et le Pune FC où il inscrira 2 buts en 9 matches, dont un à l'ancien international anglais David James sera le chant du cygne pour le buteur.
Où qu'il soit passé, David Trézéguet a fait lever les foules, et comme le chantaient les travées du Stadio delle Alpi, "Quand il joue, il marque toujours Trezeguet!"
Camille Franciosi
#Camouf
Où qu'il soit passé, David Trézéguet a fait lever les foules, et comme le chantaient les travées du Stadio delle Alpi, "Quand il joue, il marque toujours Trezeguet!"
Camille Franciosi
#Camouf
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Pas mal pour un mec qui avait peur de l'avion
Salut les footeux! Cette fois ci, on va lancer un petit truc, il y a des moments où le temps se suspend, où on attend le dénouement , et là aujourd'hui on va parler du but élu plus beau but de la Coupe du Monde 1998. Je veux évidemment parler du but du hollandais non-volant Dennis Bergkamp face à l'Argentine.
On va resituer un peu le contexte: on est en quarts de finale du Mondial joué en France, et le score est de un partout, après une ouverture du score de Kluivert sur une passe de ... Bergkamp , et une égalisation du Piojo Claudio Lopez, et on se dirige vers la prolongation. Mais après une action qui voit Batistuta trouver les montants de Van Der Sar quelques instants plus tôt, c'est Frank De Boer qui récupère le ballon. On joue la 89e minute, et les deux anciens coéquipiers de l'Ajax Amsterdam échangent un regard. Le frère de Ronald envoie une passe de plus de cinquante mètres en direction de son attaquant. L'attaquant d'Arsenal accélère, met quelques mètres dans la vue de Roberto Ayala. Il se retrouve à hauteur du point de pénalty dans la partie droite de la surface de réparation argentine, avec Ayala en train de revenir sur lui pour lui bloquer le chemin vers les cages de Carlos Roa.
Et là... Il saute, contrôle le cuir en l'air du gauche, sur le pas d'après, il crochète son vis-à-vis, il se retrouve à l'angle des six mètres avec un Carlos Roa vigilant au premier poteau, il peut pas frapper intérieur pied droit, le but étant sur sa droite. Alors il frappe fort de l'extérieur du droit en visant le poteau opposé, et ça part sous la barre du portier albiceleste.
On va resituer un peu le contexte: on est en quarts de finale du Mondial joué en France, et le score est de un partout, après une ouverture du score de Kluivert sur une passe de ... Bergkamp , et une égalisation du Piojo Claudio Lopez, et on se dirige vers la prolongation. Mais après une action qui voit Batistuta trouver les montants de Van Der Sar quelques instants plus tôt, c'est Frank De Boer qui récupère le ballon. On joue la 89e minute, et les deux anciens coéquipiers de l'Ajax Amsterdam échangent un regard. Le frère de Ronald envoie une passe de plus de cinquante mètres en direction de son attaquant. L'attaquant d'Arsenal accélère, met quelques mètres dans la vue de Roberto Ayala. Il se retrouve à hauteur du point de pénalty dans la partie droite de la surface de réparation argentine, avec Ayala en train de revenir sur lui pour lui bloquer le chemin vers les cages de Carlos Roa.
Et là... Il saute, contrôle le cuir en l'air du gauche, sur le pas d'après, il crochète son vis-à-vis, il se retrouve à l'angle des six mètres avec un Carlos Roa vigilant au premier poteau, il peut pas frapper intérieur pied droit, le but étant sur sa droite. Alors il frappe fort de l'extérieur du droit en visant le poteau opposé, et ça part sous la barre du portier albiceleste.
Il mettra un autre but du même genre avec Arsenal en 2002 contre Newcastle, qui sera élu plus beau but de l'histoire du club, mais ça c'est une autre histoire.
En attendant, je vous souhaite à tous une bonne journée, portez-vous bien et je vous dis à plus!
Camille Franciosi
#Camouf
En attendant, je vous souhaite à tous une bonne journée, portez-vous bien et je vous dis à plus!
Camille Franciosi
#Camouf
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Gudjohnsen père et fils lors d'un rassemblement avec l'équipe nationale d'Islande en 1996
Salut les footeux! Juste avant ce fichu confinement, on parlait beaucoup du fameux prodige de Dortmund, Erling Haaland (oui, je l'écris à la française, j'ai pas de clavier virtuel norvégien), et du fait que son papa était déjà un footballeur professionnel, Alf Haaland, qui a évolué principalement en Premier League ( Nottingham Forrest, Leeds, et Manchester City). Et je me suis dit que ça serait sympa de faire un petit tour pour voir (depuis les années 90's au moins pour les fils/petit fils) qui a hérité des bons gènes (ou des relations) de Papa/Papy.
Arnor et Eidur Gudjohnsen: J'ai décidé de mettre les deux islandais en premier, car c'est les seuls à avoir joué tous les deux dans un même match de sélection nationale, lors d'un match international contre l'Estonie le 24 avril 1996. Eidur Gudjohnsen, alors joueur du PSV Eindhoven, (où il côtoie notamment un certain Ronaldo) remplace son père Arnor Gudjohnsen, alors joueur d'Örebro, en Suède.
Alexei Sr, Alexei Jr, et Roman Eremenko: Le père, Alexei Senior a remporté plusieurs trophées avec son fils ainé Alexei Jr , deux championnats de Finlande avec le HJK Helsinki en 2002 et 2003, ainsi que la Coupe de Finlande 2003. Le père a également joué au FF Jaro avec son fils cadet Roman en 2004-2005, sans remporter de trophées cette fois-ci. Les deux frères ont évolué ensemble de 2011 à 2013 au Rubin Kazan.
D'autres papas footeux ont pu taper le ballon avec leur fils à un niveau au moins semi-professionnel: le Ballon d'Or 1999 Rivaldo et son fils Rivaldinho avec Mogi Mirim en 2015 lors d'un match de deuxième div' brésilienne contre Macaé, où les deux marqueront, ou encore la légende suédoise du Celtic Henrik Larsson qui a terminé sa carrière au Hogaborgs BK en jouant avec son fils de 15 ans Jordan.
Certaines familles poussent même le vice à avoir trois générations de footballeurs dans leurs rangs, comme les Maldini avec Cesare dans les années 50/60, Paolo des années 80 aux années 2000 et Cristian qui a fait ses débuts au Milan avant d'être transféré, ou les Weiss, où Vladimir, Vladimir et... Vladimir Weiss ont joué ou été formé à l'Inter Bratislava, Vladimir n°2 entraînant même Vladimir n°3 en sélection nationale lors de la Coupe du Monde 2010. Même chez les français, on peut trouver ce phénomène, avec Jean, Youri, et Oan Djorkaeff. Le grand-père ayant évolué avec Lyon et Marseille dans les années 60, le fils étant un des champions du monde 1998, et le fils faisant ses preuves actuellement à St Mirren, dans le championnat écossais.
Après, beaucoup de joueurs actuels suivent la trace de leur géniteur, en voilà quelques exemples:
Carles et Sergio Busquets: le papa était remplaçant au Barça de 1988 à 1998, alors que le fils est une des pierres angulaires des Culés depuis 2008. À savoir que le frère cadet Aitor est concierge du centre d'entraînement du FCB.
Un autre qui a fait mieux que papa Miguel, c'est Pepe Reina. Même si le père détenait le nombres consécutives de minutes sans prendre de but , 824 dans les cages du Barça des années 70, le fils a tout simplement été champion du monde avec l'Espagne en 2010 ainsi que l'Euro en 2008 et 2012.
D'autres reprennent les gants paternels, mais pour jouer dans les clubs adverses. Si le Big Dane Peter Schmeichel est une légende chez les Red Devils de Manchester United , son fils Kasper a fait ses débuts en Premier League chez les Sky Blues de City avant de devenir champion avec le surprenant Leicester.
El Cholo Simeone a été un excellent joueur avant d'être l'exubérant meneur d'hommes sur le banc de l'Atletico Madrid. Ayant laissé de très bons souvenirs en Serie A notamment à la Lazio et à l'Inter, ce n'est pas étonnant de retrouver son fils Giovanni dans un effectif de la Botte, en l’occurrence, la Fiorentina.
La Fiorentina qui aime bien les fils de , car après avoir eu le père Chiesa, Enrico , qui joua pour la Viola de 1999 à 2002, c'est maintenant le jeune international Federico qui plante pour les florentins.
En France aussi, on a des maillots qui se passent de générations en générations, comme chez les Ayew par exemple. Le papa, Abedi Ayew, dit Abedi Pelé a soulevé la Ligue des Champions 1993 avec l'Olympique de Marseille. Ses fils André et Jordan joueront également pour le club phocéen. Les deux frères se retrouveront d'ailleurs en 2018 sous le maillot gallois de Swansea.
On peut également citer les Kluivert, attaquants de père en fils. Le papa, le bourlingueur Patrick a eu ses grandes heures à l'Ajax ou au Barça (encore un décidément), alors que le fils Justin est en train de percer à l'AS Roma.
Comment ne pas parler de descendance footballistique sans parler de France 1998? Ils voient leurs jeunes arriver en pro, comme Lilian Thuram le parmesan dont le fils aîné Marcus joue à Mönchengladbach, et le plus jeune Kephren vient de débuter à Monaco, ou Zinédine Zidane, dont les quatre fils, Enzo, Luca,Théo et Elyaz sont passés par le Real Madrid ou sa réserve de la Castilla.
Auraient pu être aussi mentionnés et passés par la Ligue et/ou l'équipe de France: Pierre et Pierre-Emerick Aubameyang, Bruno et Valère Germain, Alain et Thibault Giresse, Bruno et Nolan Roux, Japhet et Kevin N'Doram, Jean-François, Lucas et Theo Hernandez, George et Timothy Weah.
Qui sait, peut-être qu'un jour , ce sera un autre Franciosi qui vous contera des histoires de foot? Sur ce, portez-vous bien et à très vite.
Camille Franciosi
#Camouf
Arnor et Eidur Gudjohnsen: J'ai décidé de mettre les deux islandais en premier, car c'est les seuls à avoir joué tous les deux dans un même match de sélection nationale, lors d'un match international contre l'Estonie le 24 avril 1996. Eidur Gudjohnsen, alors joueur du PSV Eindhoven, (où il côtoie notamment un certain Ronaldo) remplace son père Arnor Gudjohnsen, alors joueur d'Örebro, en Suède.
Alexei Sr, Alexei Jr, et Roman Eremenko: Le père, Alexei Senior a remporté plusieurs trophées avec son fils ainé Alexei Jr , deux championnats de Finlande avec le HJK Helsinki en 2002 et 2003, ainsi que la Coupe de Finlande 2003. Le père a également joué au FF Jaro avec son fils cadet Roman en 2004-2005, sans remporter de trophées cette fois-ci. Les deux frères ont évolué ensemble de 2011 à 2013 au Rubin Kazan.
D'autres papas footeux ont pu taper le ballon avec leur fils à un niveau au moins semi-professionnel: le Ballon d'Or 1999 Rivaldo et son fils Rivaldinho avec Mogi Mirim en 2015 lors d'un match de deuxième div' brésilienne contre Macaé, où les deux marqueront, ou encore la légende suédoise du Celtic Henrik Larsson qui a terminé sa carrière au Hogaborgs BK en jouant avec son fils de 15 ans Jordan.
Certaines familles poussent même le vice à avoir trois générations de footballeurs dans leurs rangs, comme les Maldini avec Cesare dans les années 50/60, Paolo des années 80 aux années 2000 et Cristian qui a fait ses débuts au Milan avant d'être transféré, ou les Weiss, où Vladimir, Vladimir et... Vladimir Weiss ont joué ou été formé à l'Inter Bratislava, Vladimir n°2 entraînant même Vladimir n°3 en sélection nationale lors de la Coupe du Monde 2010. Même chez les français, on peut trouver ce phénomène, avec Jean, Youri, et Oan Djorkaeff. Le grand-père ayant évolué avec Lyon et Marseille dans les années 60, le fils étant un des champions du monde 1998, et le fils faisant ses preuves actuellement à St Mirren, dans le championnat écossais.
Après, beaucoup de joueurs actuels suivent la trace de leur géniteur, en voilà quelques exemples:
Carles et Sergio Busquets: le papa était remplaçant au Barça de 1988 à 1998, alors que le fils est une des pierres angulaires des Culés depuis 2008. À savoir que le frère cadet Aitor est concierge du centre d'entraînement du FCB.
Un autre qui a fait mieux que papa Miguel, c'est Pepe Reina. Même si le père détenait le nombres consécutives de minutes sans prendre de but , 824 dans les cages du Barça des années 70, le fils a tout simplement été champion du monde avec l'Espagne en 2010 ainsi que l'Euro en 2008 et 2012.
D'autres reprennent les gants paternels, mais pour jouer dans les clubs adverses. Si le Big Dane Peter Schmeichel est une légende chez les Red Devils de Manchester United , son fils Kasper a fait ses débuts en Premier League chez les Sky Blues de City avant de devenir champion avec le surprenant Leicester.
El Cholo Simeone a été un excellent joueur avant d'être l'exubérant meneur d'hommes sur le banc de l'Atletico Madrid. Ayant laissé de très bons souvenirs en Serie A notamment à la Lazio et à l'Inter, ce n'est pas étonnant de retrouver son fils Giovanni dans un effectif de la Botte, en l’occurrence, la Fiorentina.
La Fiorentina qui aime bien les fils de , car après avoir eu le père Chiesa, Enrico , qui joua pour la Viola de 1999 à 2002, c'est maintenant le jeune international Federico qui plante pour les florentins.
En France aussi, on a des maillots qui se passent de générations en générations, comme chez les Ayew par exemple. Le papa, Abedi Ayew, dit Abedi Pelé a soulevé la Ligue des Champions 1993 avec l'Olympique de Marseille. Ses fils André et Jordan joueront également pour le club phocéen. Les deux frères se retrouveront d'ailleurs en 2018 sous le maillot gallois de Swansea.
On peut également citer les Kluivert, attaquants de père en fils. Le papa, le bourlingueur Patrick a eu ses grandes heures à l'Ajax ou au Barça (encore un décidément), alors que le fils Justin est en train de percer à l'AS Roma.
Comment ne pas parler de descendance footballistique sans parler de France 1998? Ils voient leurs jeunes arriver en pro, comme Lilian Thuram le parmesan dont le fils aîné Marcus joue à Mönchengladbach, et le plus jeune Kephren vient de débuter à Monaco, ou Zinédine Zidane, dont les quatre fils, Enzo, Luca,Théo et Elyaz sont passés par le Real Madrid ou sa réserve de la Castilla.
Auraient pu être aussi mentionnés et passés par la Ligue et/ou l'équipe de France: Pierre et Pierre-Emerick Aubameyang, Bruno et Valère Germain, Alain et Thibault Giresse, Bruno et Nolan Roux, Japhet et Kevin N'Doram, Jean-François, Lucas et Theo Hernandez, George et Timothy Weah.
Qui sait, peut-être qu'un jour , ce sera un autre Franciosi qui vous contera des histoires de foot? Sur ce, portez-vous bien et à très vite.
Camille Franciosi
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Pour le numéro 11, j'ai longtemps hésité entre deux joueurs qui ont marqué de leur empreinte le football des années 90/2000, entre Ryan Giggs et Pavel Nedved. Mais mon attirance pour la Serie A des 90's , l'équipe folle de la Lazio au changement de millénaire, et le statut de légende du tchèque à Turin ont fait pencher la balance de son côté au détriment du Gallois des Red Devils.
Pour la petite carte d'identité, Pavel Nedved est né le 30 Août 1972 à Cheb en Tchécoslovaquie, il mesure 1m77 et a évolué en majeure partie en tant que milieu de terrain.
Après avoir pris sa première licence au Tatran Skalna, puis être passé chez les jeunes de Cheb, et de Plzen, il fut prêté au Dukla Tabor en 1990/91, puis débuta en première division au Dukla Prague le 28 octobre 1991. Il disputa 19 matches et inscrit 3 buts, avant d'être transféré au grand club du pays, le Sparta Prague à l'été 1992 pur un peu moins d'un million d'euros.
Sa première saison fut correcte, mais pas brillante, il a disputé 18 rencontres, dont 13 entrant en jeu en tant que remplaçant, sans inscrire de but lors de la saison 1992/93. L'éclatement de la Tchécoslovaquie vint de pair avec l'éclosion du jeune talent. Il trouva sa place dans l'équipe à partir de 1993, devenant une pièce maîtresse des Rudi (les rouges), disputant 80 rencontres et inscrivant 23 buts de 1993 à 1996. Il remportera d'ailleurs les trois premières éditions de la toute fraîche Gambrinus Liga, mise en place avec l'éclatement de la Tchéquie. C'est aussi avec Prague qu'il découvrit les joies de la Coupe d'Europe, avec notamment une saison 1995/96 où il inscrivit 4 buts en 8 matches en coupe de l'UEFA. C'est aussi lorsqu’il jouait dans la capitale tchèque qu'il revêtit pour la première fois la tunique de la Reprezentace , en juin 1994 lors d'une victoire 3/1 face à l'Irlande du Nord. Et alors qu'il partait pour l'Euro 96 avec l'équipe nationale, où il finira finaliste face à l'Allemagne, le meneur de jeu donnait son accord au PSV Eindhoven. "Quoi, il a jamais joué pour le PSV, Pavel!" Je vous entends déjà gueuler mes ptizamis, comme dirait un chroniqueur de Gameone. En effet, il a jamais joué pour le PSV, cependant il avait donné son accord verbal. Mais recevant une offre de la Lazio, le Sparta a vendu Nedved au club slovaque de Kosice dont le propriétaire était aussi celui du Sparta pour 1 million d'euros, pour qu'il soit ensuite revendu directement à la Lazio pour 4,65 millions d'euros.
Pour la petite carte d'identité, Pavel Nedved est né le 30 Août 1972 à Cheb en Tchécoslovaquie, il mesure 1m77 et a évolué en majeure partie en tant que milieu de terrain.
Après avoir pris sa première licence au Tatran Skalna, puis être passé chez les jeunes de Cheb, et de Plzen, il fut prêté au Dukla Tabor en 1990/91, puis débuta en première division au Dukla Prague le 28 octobre 1991. Il disputa 19 matches et inscrit 3 buts, avant d'être transféré au grand club du pays, le Sparta Prague à l'été 1992 pur un peu moins d'un million d'euros.
Sa première saison fut correcte, mais pas brillante, il a disputé 18 rencontres, dont 13 entrant en jeu en tant que remplaçant, sans inscrire de but lors de la saison 1992/93. L'éclatement de la Tchécoslovaquie vint de pair avec l'éclosion du jeune talent. Il trouva sa place dans l'équipe à partir de 1993, devenant une pièce maîtresse des Rudi (les rouges), disputant 80 rencontres et inscrivant 23 buts de 1993 à 1996. Il remportera d'ailleurs les trois premières éditions de la toute fraîche Gambrinus Liga, mise en place avec l'éclatement de la Tchéquie. C'est aussi avec Prague qu'il découvrit les joies de la Coupe d'Europe, avec notamment une saison 1995/96 où il inscrivit 4 buts en 8 matches en coupe de l'UEFA. C'est aussi lorsqu’il jouait dans la capitale tchèque qu'il revêtit pour la première fois la tunique de la Reprezentace , en juin 1994 lors d'une victoire 3/1 face à l'Irlande du Nord. Et alors qu'il partait pour l'Euro 96 avec l'équipe nationale, où il finira finaliste face à l'Allemagne, le meneur de jeu donnait son accord au PSV Eindhoven. "Quoi, il a jamais joué pour le PSV, Pavel!" Je vous entends déjà gueuler mes ptizamis, comme dirait un chroniqueur de Gameone. En effet, il a jamais joué pour le PSV, cependant il avait donné son accord verbal. Mais recevant une offre de la Lazio, le Sparta a vendu Nedved au club slovaque de Kosice dont le propriétaire était aussi celui du Sparta pour 1 million d'euros, pour qu'il soit ensuite revendu directement à la Lazio pour 4,65 millions d'euros.
Il atterrit en 1996 dans une équipe de la Lazio où de nombreux internationaux évoluent, autant italiens (Nesta, Signori, Casiraghi, Fuser, Marchegiani) qu'autres (le sud-africain Fish, l'argentin Chamot, l'australien Okon).Il sera rejoint dans les années qui suivent par des noms ronflants comme Mancini, Boksic, Jugovic, Pancaro, Almeyda en 1997, ou la vague de recrutement dantesque de 1998/99 avec Salas, Mihajlovic, Stankovic, Conceicao, Couto, Vieri ou encore De la Peña!! Cependant la Lazio intègre bien son jeune joyau, le faisant apparaître 32 fois en championnat lors de sa première saison, où il scorera à 7 reprises. En 1997-1998, Pavelino démontre à l'Italie son talent. Il finit meilleur buteur du club en Série A avec 11 buts, décroche son premier trophée avec la Lazio en s'adjugeant la Coppa Italia et atteignant la finale de la Coupe UEFA, s'inclinant face à l'Inter Milan. Et les saisons suivantes furent encore plus folles: Nedved remporta la Coupes des Coupes en 1998-99, en marquant en finale contre Majorque, en s'octroyant la Supercoupe de l'UEFA en battant le vainquer de la C1 Manchester United, et laissant échapper le Scudetto d'un point au Milan AC, notamment en faisant match nul lors de l'avant dernière journée contre la Fiorentina. Et Nedved s'est offert un doublé historique avec la Serie A et la Coppa Italia en 2000, en compagnie des nouveaux arrivants Diego Simeone, Juan Sebastian Veron et Nestor Sensini. L'année suivante, avec le départ d'un certain meneur de jeu français vers l'Espagne, la furia ceca se voyait transféré au Nord, bien plus au Nord, vers Turin et sa vieille dame pour 38,7 millions d'euros à l'été 2001.
Nedved devient le meneur de jeu de l'équipe la plus titrée d'Italie. Il est positionné derrière l'attaque , et devient un rouage décisif de l'équipe, signant 11 passes décisives lors de chacune de ses deux premières années chez les Bianconeri, et remportant 2 Scudetti en 2002 et 2003. 2003 fut l'année de la consécration pour "moto perpetuo" (mouvement éternel), avec des masterclass en Ligue des champions, notamment face au FC Barcelone, et au Real Madrid. Il écopera un carton jaune de trop en demi-finale retour, en faisant une faute grossière sur l'anglais du Real Steve McManaman, et ne pourra pas disputer la finale de Ligue des Champions face au Milan AC. En fin d'année, il sera récompensé par le Ballon d'Or, et sera le 2e joueur tchèque après Josef Masopust en 1962 à obtenir cette récompense.
À l'arrivée de Capello en 2004 sur le banc turinois, Nedved sera décalé sur le côté gauche, mais restera influent sur le jeu de la Vieille Dame. 2004 sera l'année de la première retraite internationale du tchèque. après avoir atteint les demi-finales de l'Euro portugais, Pavel se retire, avant de revenir quelques mois plus tard, afin de participer à la seule Coupe du Monde jouée par son pays, en 2006. 2006, l'année où le meneur de jeu resta à Turin en compagnie de Camoranesi, Trezeguet, Buffon et Del Piero pour aidée une Juventus reléguée en Serie B suite au scandale du Calciopoli à remonter en Serie A, au contraire d'autre joueurs phares de l'équipe comme Ibrahimovic, Thuram, Emerson ou encore Cannavaro. Il remontera l'année suivante avec la Vecchia Signora, finira 3e en 2008, avant de prendre sa retraite en 2009.
Avec 327 rencontres sous le maillot blanc et noir, il est le joueur non-italien à avoir disputé le plus de rencontres avec la Juve. Ses exploits avec Turin ou avec la Lazio en font une icône en Serie A, et à coup sûr, un 11 de légende.
Camille Franciosi
#Camouf
Nedved devient le meneur de jeu de l'équipe la plus titrée d'Italie. Il est positionné derrière l'attaque , et devient un rouage décisif de l'équipe, signant 11 passes décisives lors de chacune de ses deux premières années chez les Bianconeri, et remportant 2 Scudetti en 2002 et 2003. 2003 fut l'année de la consécration pour "moto perpetuo" (mouvement éternel), avec des masterclass en Ligue des champions, notamment face au FC Barcelone, et au Real Madrid. Il écopera un carton jaune de trop en demi-finale retour, en faisant une faute grossière sur l'anglais du Real Steve McManaman, et ne pourra pas disputer la finale de Ligue des Champions face au Milan AC. En fin d'année, il sera récompensé par le Ballon d'Or, et sera le 2e joueur tchèque après Josef Masopust en 1962 à obtenir cette récompense.
À l'arrivée de Capello en 2004 sur le banc turinois, Nedved sera décalé sur le côté gauche, mais restera influent sur le jeu de la Vieille Dame. 2004 sera l'année de la première retraite internationale du tchèque. après avoir atteint les demi-finales de l'Euro portugais, Pavel se retire, avant de revenir quelques mois plus tard, afin de participer à la seule Coupe du Monde jouée par son pays, en 2006. 2006, l'année où le meneur de jeu resta à Turin en compagnie de Camoranesi, Trezeguet, Buffon et Del Piero pour aidée une Juventus reléguée en Serie B suite au scandale du Calciopoli à remonter en Serie A, au contraire d'autre joueurs phares de l'équipe comme Ibrahimovic, Thuram, Emerson ou encore Cannavaro. Il remontera l'année suivante avec la Vecchia Signora, finira 3e en 2008, avant de prendre sa retraite en 2009.
Avec 327 rencontres sous le maillot blanc et noir, il est le joueur non-italien à avoir disputé le plus de rencontres avec la Juve. Ses exploits avec Turin ou avec la Lazio en font une icône en Serie A, et à coup sûr, un 11 de légende.
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Au moment d'écrire ce numéro 10 de notre série, je me suis dit qu'il fallait que je parle pas seulement d'un maillot, mais du joueur qui l'a porté, car si vous lisez actuellement cet article, c'est grâce (ou à cause) à lui, car c'est avec ses coups de génie que tout a commencé pour moi (et peut-être pour vous aussi). Oui, je suis un Footix de 98, et aujourd'hui on va parler de la carrière d'une de mes deux idoles d'enfance, Yazid Zinédine Zidane, aka Zizou.
Bon on va passer sur la présentation Wikipédia , né le 23 juin 1972 à Marseille, 1,85m, fils d'un immigré algérien et d'une française d'origine algérienne.
Concentrons nous sur le joueur.
Le jeune Zinédine fait ses premiers pas le 20 mai 1989 avec son club formateur de l'AS Cannes, face au FC Nantes de deux joueurs bien connus des supporters de France 98: Didier Deschamps Et Marcel Desailly. Il attend un an avant de re-goûter à la D1, en août 1990 lors d'un match face à l'AJ Auxerre du mythique Guy Roux, mais la défaite 3-0 ce jour-là le renvoie jusqu'en septembre en réserve, jusqu'à revenir contre ... Nantes, première équipe affrontée en pro. C'est également contre les Canaris de Loire-Atlantique que le jeune numéro 11 (eh ouais, il ne porta jamais le 10 en club!) inscrivit son premier but en professionnel le 10 février 1991 d'un lob astucieux en lobant Marraud. L'AS Cannes, pourtant 4e la saison passée et qualifié pour la Coupe d'Europe, va être relégué à la fin de la saison 91-92, et Zidane sera cédé aux Girondins de Bordeaux pour 3 millions d'euros.
À son arrivée en Gironde, il rencontrera deux autres futurs champions du monde avec qui il se liera d'amitié: Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec qui il formera un trio magique sur le flanc gauche des Girondins. Le premier coup d'éclat du côté sombre de Zidane apparaît en 1993 face à Marseille, lorsqu'il reçoit son premier rouge pour un coup de poing asséné à Marcel Desailly, avec qui il n'est pas encore en équipe de France. Justement, les Bleus dont le jeune prodige porte la tunique pour la première fois le 17 août 1994 face à la République Tchèque. Il entre à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, et inscrit un doublé pour ramener le point du match nul. Sur ses trois premières saisons bordelaises, Zidane inscrit 22 buts en 106 matches. Mais c'est la saison 1995-96 qui va accélérer sa carrière. D'abord avec la Coupe Intertoto dont il est artisan majeur avec cinq buts en 8 matches, puis avec la coupe UEFA où le club au scapulaire atteindra la finale contre le Bayern (finale perdue sur un but d'Emil Kostadinov, qui décidément aimer briser les rêves français dans les 90's), et où le Z claqua un but somptueux de 40 mètres du pied gauche, son "mauvais pied" contre le Betis Séville . À la fin de la saison, Zidane est récompensé du titre de meilleur joueur de D1 et part pour la Juventus de Turin pour 35 millions d'euros.
Bon on va passer sur la présentation Wikipédia , né le 23 juin 1972 à Marseille, 1,85m, fils d'un immigré algérien et d'une française d'origine algérienne.
Concentrons nous sur le joueur.
Le jeune Zinédine fait ses premiers pas le 20 mai 1989 avec son club formateur de l'AS Cannes, face au FC Nantes de deux joueurs bien connus des supporters de France 98: Didier Deschamps Et Marcel Desailly. Il attend un an avant de re-goûter à la D1, en août 1990 lors d'un match face à l'AJ Auxerre du mythique Guy Roux, mais la défaite 3-0 ce jour-là le renvoie jusqu'en septembre en réserve, jusqu'à revenir contre ... Nantes, première équipe affrontée en pro. C'est également contre les Canaris de Loire-Atlantique que le jeune numéro 11 (eh ouais, il ne porta jamais le 10 en club!) inscrivit son premier but en professionnel le 10 février 1991 d'un lob astucieux en lobant Marraud. L'AS Cannes, pourtant 4e la saison passée et qualifié pour la Coupe d'Europe, va être relégué à la fin de la saison 91-92, et Zidane sera cédé aux Girondins de Bordeaux pour 3 millions d'euros.
À son arrivée en Gironde, il rencontrera deux autres futurs champions du monde avec qui il se liera d'amitié: Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec qui il formera un trio magique sur le flanc gauche des Girondins. Le premier coup d'éclat du côté sombre de Zidane apparaît en 1993 face à Marseille, lorsqu'il reçoit son premier rouge pour un coup de poing asséné à Marcel Desailly, avec qui il n'est pas encore en équipe de France. Justement, les Bleus dont le jeune prodige porte la tunique pour la première fois le 17 août 1994 face à la République Tchèque. Il entre à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, et inscrit un doublé pour ramener le point du match nul. Sur ses trois premières saisons bordelaises, Zidane inscrit 22 buts en 106 matches. Mais c'est la saison 1995-96 qui va accélérer sa carrière. D'abord avec la Coupe Intertoto dont il est artisan majeur avec cinq buts en 8 matches, puis avec la coupe UEFA où le club au scapulaire atteindra la finale contre le Bayern (finale perdue sur un but d'Emil Kostadinov, qui décidément aimer briser les rêves français dans les 90's), et où le Z claqua un but somptueux de 40 mètres du pied gauche, son "mauvais pied" contre le Betis Séville . À la fin de la saison, Zidane est récompensé du titre de meilleur joueur de D1 et part pour la Juventus de Turin pour 35 millions d'euros.
En difficulté face à la rigueur et la dureté des exigences du Calcio, Zinédine est soutenu et protégé par son coéquipier et capitaine en sélection Didier Deschamps, et placé en numéro 10 derrière Pippo Inzaghi et le légendaire Alessandro Del Piero. Il inscrit son premier but lors du Derby D'Italia le 20 octobre 96 contre l'Inter Milan. Ses deux premières saisons piémontaises sont une explosion pour lui. Il régale notamment en Ligue des champions où il offre 15 passes décisives en deux saisons et marquant 5 buts.
La fin de la saison 1998 , tout le monde la connaît, la Coupe du monde en France, le carton rouge en phase de groupes pour la semelle sur le saoudien, la finale, les deux coups de casque, le bisou sur le maillot, I will survive, la lala la la, Zizou président sur l'arc de triomphe ... et le Ballon en fin d'année 1998, ce qui fait de Zidane le 4e français à remporter la sphère dorée après Kopa, Platini et Papin.
Le Z traîne la patte lors de sa saison post-mondial, il est blessé et n'inscrit que 2 buts et offre 9 passes dé' TTC sur la saison 99-2000, notamment faute à une blessure. En équipe de France, il remportera l'Euro en s'imposant en prolongations face à l'Italie 2-1. La saison 2000-01 lui permettra de retrouver des statistiques dignes de son rang comme le prouvent ses 13 passes décisives en Serie A( record personnel), et en offrant au public quelques bijoux comme contre la Reggina en janvier 2000. Il sera même pressenti pour le ballon d'Or, mais son côté sombre resurgit par deux fois avec deux expulsions, une face à la Corogne, puis à quelques semaines de l'attribution face à Hambourg en collant une claque au bosnien Barbarez. Il manquera la sphère dorée, mais s'offrira un avenir (encore plus) doré à l'été 2001 en signant chez les Galactiques du Real Madrid pour 75 millions d'euros, ce qui est à l'époque le record pour un transfert, record qui sera battu par Cristiano Ronaldo huit ans plus tard.
Le sommet du maestro français se trouve dans ses années madrilènes. Que ce soit sous le plan statistique, ou sur le plan des titres en club, le génie récolte les succès. Et dès sa première année en Espagne, il décroche LE titre qui se refusait à lui par deux fois avec la Juventus avec des échecs en 97 face à dortmund, puis face à son désormais club actuel , le Real. Il remporte enfin la Ligue des Champions en 2002 face au Bayer Leverkusen, en signant une volée mémorable du gauche, son "mauvais pied" encore.
La fin de la saison 1998 , tout le monde la connaît, la Coupe du monde en France, le carton rouge en phase de groupes pour la semelle sur le saoudien, la finale, les deux coups de casque, le bisou sur le maillot, I will survive, la lala la la, Zizou président sur l'arc de triomphe ... et le Ballon en fin d'année 1998, ce qui fait de Zidane le 4e français à remporter la sphère dorée après Kopa, Platini et Papin.
Le Z traîne la patte lors de sa saison post-mondial, il est blessé et n'inscrit que 2 buts et offre 9 passes dé' TTC sur la saison 99-2000, notamment faute à une blessure. En équipe de France, il remportera l'Euro en s'imposant en prolongations face à l'Italie 2-1. La saison 2000-01 lui permettra de retrouver des statistiques dignes de son rang comme le prouvent ses 13 passes décisives en Serie A( record personnel), et en offrant au public quelques bijoux comme contre la Reggina en janvier 2000. Il sera même pressenti pour le ballon d'Or, mais son côté sombre resurgit par deux fois avec deux expulsions, une face à la Corogne, puis à quelques semaines de l'attribution face à Hambourg en collant une claque au bosnien Barbarez. Il manquera la sphère dorée, mais s'offrira un avenir (encore plus) doré à l'été 2001 en signant chez les Galactiques du Real Madrid pour 75 millions d'euros, ce qui est à l'époque le record pour un transfert, record qui sera battu par Cristiano Ronaldo huit ans plus tard.
Le sommet du maestro français se trouve dans ses années madrilènes. Que ce soit sous le plan statistique, ou sur le plan des titres en club, le génie récolte les succès. Et dès sa première année en Espagne, il décroche LE titre qui se refusait à lui par deux fois avec la Juventus avec des échecs en 97 face à dortmund, puis face à son désormais club actuel , le Real. Il remporte enfin la Ligue des Champions en 2002 face au Bayer Leverkusen, en signant une volée mémorable du gauche, son "mauvais pied" encore.
Il partira ensuite pour le Mondial 2002 en Corée et au Japon, mais se blessera pendant un match de préparation, et ne reviendra sur une jambe que pour le dernier match. À son retour à Madrid, il enchaîne les trophées la saison qui suit: Supercoupe d'Europe, Coupe intercontinentale et Championnat d'Espagne. Il ira jusqu'en demi-finale de C1 également, où le Real tombera face à la Juve et une prestation lunaire d'un Pavel Nedved en feu, successeur du français à la Juve. La Supercoupe d'Espagne remportée l'été suivant sera le dernier trophée par Zizou à la Maison Blanche. En 2004, il participera à l'Euro 2004 avec la France, remportant à lui seul quasiment la rencontre contre l'Angleterre en inscrivant 2 buts en toute fin de match. Les Bleus seront éliminés en quarts par la Grèce et Zidane prendra sa retraite internationale, avant de revenir en août 2005 face à la Côte d'Ivoire, pour terminer son récital lors du Mondial 2006 en Allemagne.
Après des débuts poussifs, et une qualification in extremis grâce à une qualification face au Togo d'Emmanuel Adebayor, l'Espagne se présente en 8e de finale, et ils veulent "envoyer Zidane à la retraite" selon les dires de certains joueurs espagnols. Mais c'est un récital qu'offre le meneur français face à la Roja , avec une passe décisive pour Patrick Vieira, et un but dans les arrêts de jeu. Les quarts seront le chef d'oeuvre du 10 tricolore avec un match contre le Brésil, où il enchaîne roulette, passements de jambes et crochets comme si c'était lui qui avait grandi à Copacabana. Il offrira d'ailleurs sa seule passe décisive à Thierry Henry en 8 ans de jeu commun en bleu pour l'unique but de la rencontre. Le Z marquera l'unique but sur pénalty de la demi-finale face au Portugal, avant de jouer le match qui le fera définitivement dans la légende.
Le 9 juillet 2006, pour le dernier match de sa carrière professionnelle, Zinédine Zidane avait rendez-vous avec l'Histoire. Pour la finale de la Coupe du Monde, la France affrontait la Squadra Azzurra, composée de quelques anciens coéquipiers (Del Piero, Buffon, Zambrotta, Perrotta) , et d'anciens adversaires croisés de son époque turinoise pour les autres. Et dès la 7e minute, la France a la possibilité de passer devant en bénéficiant d'un pénalty pour une faute de Materazzi sur Malouda. Zidane justifia sa panenka dans une interview de Lizarazu ainsi: "« J'avais en face de moi l'un des meilleurs gardiens au monde. J'avais toujours pour habitude de frapper mes penalties de la même façon, c'est-à-dire que j'avais toujours un côté où c'était plus facile pour moi de frapper. De l'autre côté je ne frappais jamais. Et lui le savait, c'est-à-dire d'ailleurs il est parti du côté où normalement je dois frapper toujours le penalty. J'ai eu dix secondes à penser à ce geste. Avant de poser mon ballon je me suis dit, il sait que je vais frapper là. Donc qu'est-ce que t'as à faire, à part frapper de l'autre côté et le rater ? Je me suis dit t'as juste à tenter ça, donc la panenka, et voilà et je le fais... J'avais que ce geste à tenter, mais pour l'efficacité ! Parce que je sentais que c'était comme ça que je pouvais que marquer. » Transversale rentrante , 1-0. Les italiens égalisèrent à la 19e minute par Materazzi sur un corner de Pirlo. Les équipes n'arrivant pas à se départager, des prolongations eurent lieu. À la 103e minute, suite à un échange avec Sagnol, le 10 français reprend un centre du latéral du Bayern, mais son ex-coéquipier sort une parade miraculeuse. Et là, c'est le drame. À la 107e minute, après un corner manqué de la France, les deux joueurs se replacent. L'intériste Materazzi tire alors sur le maillot du français, et Zidane lui dit en s'éloignant: "Si tu veux tellement mon maillot, je te le donnerai à la fin du match". L'italien lui répond: "Je préfère ta putain de soeur". Le madrilène entendant ces mots se retourne et vient asséner un coup de boule au niveau du sternum au défenseur italien qui s'écroule. C'est un des arbitres assistants, M Cantalejo qui signale la faute à M Elizondo, l'arbitre central, qui expulse Zidane pour son dernier match en carrière.
Zidane resta dans les rangs du Real Madrid après sa carrière pour apprendre le métier d'entraîneur, il entraînera le Real Madrid, avec qui il remportera trois Ligues des Champions consécutives de 2016 à 2018, ce qui n'avait plus été réalise depuis le Bayern Munich de 1974 à 1976, ainsi que les Supercoupes UEFA et les Mondiaux des Clubs 2016 et 2017, ou encore la Liga en 2016.
Pour beaucoup, Zinedine Zidane restera un des plus grands joueurs du football français, si ce n'est mondiaux, pour moi, ça a été le début d'une belle aventure: le Football. Portez-vous bien, prenez soin de vous et de vos proches, et à bientôt.
Camille Franciosi
#Camouf
PS: je peux pas parler de Zidane sans vous laisser une petite madeleine de Proust ;)
Après des débuts poussifs, et une qualification in extremis grâce à une qualification face au Togo d'Emmanuel Adebayor, l'Espagne se présente en 8e de finale, et ils veulent "envoyer Zidane à la retraite" selon les dires de certains joueurs espagnols. Mais c'est un récital qu'offre le meneur français face à la Roja , avec une passe décisive pour Patrick Vieira, et un but dans les arrêts de jeu. Les quarts seront le chef d'oeuvre du 10 tricolore avec un match contre le Brésil, où il enchaîne roulette, passements de jambes et crochets comme si c'était lui qui avait grandi à Copacabana. Il offrira d'ailleurs sa seule passe décisive à Thierry Henry en 8 ans de jeu commun en bleu pour l'unique but de la rencontre. Le Z marquera l'unique but sur pénalty de la demi-finale face au Portugal, avant de jouer le match qui le fera définitivement dans la légende.
Le 9 juillet 2006, pour le dernier match de sa carrière professionnelle, Zinédine Zidane avait rendez-vous avec l'Histoire. Pour la finale de la Coupe du Monde, la France affrontait la Squadra Azzurra, composée de quelques anciens coéquipiers (Del Piero, Buffon, Zambrotta, Perrotta) , et d'anciens adversaires croisés de son époque turinoise pour les autres. Et dès la 7e minute, la France a la possibilité de passer devant en bénéficiant d'un pénalty pour une faute de Materazzi sur Malouda. Zidane justifia sa panenka dans une interview de Lizarazu ainsi: "« J'avais en face de moi l'un des meilleurs gardiens au monde. J'avais toujours pour habitude de frapper mes penalties de la même façon, c'est-à-dire que j'avais toujours un côté où c'était plus facile pour moi de frapper. De l'autre côté je ne frappais jamais. Et lui le savait, c'est-à-dire d'ailleurs il est parti du côté où normalement je dois frapper toujours le penalty. J'ai eu dix secondes à penser à ce geste. Avant de poser mon ballon je me suis dit, il sait que je vais frapper là. Donc qu'est-ce que t'as à faire, à part frapper de l'autre côté et le rater ? Je me suis dit t'as juste à tenter ça, donc la panenka, et voilà et je le fais... J'avais que ce geste à tenter, mais pour l'efficacité ! Parce que je sentais que c'était comme ça que je pouvais que marquer. » Transversale rentrante , 1-0. Les italiens égalisèrent à la 19e minute par Materazzi sur un corner de Pirlo. Les équipes n'arrivant pas à se départager, des prolongations eurent lieu. À la 103e minute, suite à un échange avec Sagnol, le 10 français reprend un centre du latéral du Bayern, mais son ex-coéquipier sort une parade miraculeuse. Et là, c'est le drame. À la 107e minute, après un corner manqué de la France, les deux joueurs se replacent. L'intériste Materazzi tire alors sur le maillot du français, et Zidane lui dit en s'éloignant: "Si tu veux tellement mon maillot, je te le donnerai à la fin du match". L'italien lui répond: "Je préfère ta putain de soeur". Le madrilène entendant ces mots se retourne et vient asséner un coup de boule au niveau du sternum au défenseur italien qui s'écroule. C'est un des arbitres assistants, M Cantalejo qui signale la faute à M Elizondo, l'arbitre central, qui expulse Zidane pour son dernier match en carrière.
Zidane resta dans les rangs du Real Madrid après sa carrière pour apprendre le métier d'entraîneur, il entraînera le Real Madrid, avec qui il remportera trois Ligues des Champions consécutives de 2016 à 2018, ce qui n'avait plus été réalise depuis le Bayern Munich de 1974 à 1976, ainsi que les Supercoupes UEFA et les Mondiaux des Clubs 2016 et 2017, ou encore la Liga en 2016.
Pour beaucoup, Zinedine Zidane restera un des plus grands joueurs du football français, si ce n'est mondiaux, pour moi, ça a été le début d'une belle aventure: le Football. Portez-vous bien, prenez soin de vous et de vos proches, et à bientôt.
Camille Franciosi
#Camouf
PS: je peux pas parler de Zidane sans vous laisser une petite madeleine de Proust ;)
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Salut les footeux! Pour le numéro 9 de nos histoires de maillots, j'avais envie de parler du maillot qui représente un des plus grands attaquants de ces 30 dernières années, le maillot que Ronaldo a tant fait briller, et qui est reconnaissable ente tous: le Brésil!
Ces Auriverde, les Or et Verts, mais à quoi peuvent correspondre ces couleurs? Il s'agit en fait d'une partie du patrimoine culturel de Brésil, le vert pour la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et le jaune correspond selon les sources, soit à l'or dont le pays était leader en termes de production au 18e siècle, soit au soleil qui inonde la baie de Rio.
Mais le Brésil n'a pas toujours joué en jaune et vert, il a commencé en blanc avec une bande bleue sur les bras, avec un premier match recensé en 1914 lors d'une rencontre face à l’Angleterre. Le blanc étant considéré comme "flawless", sans défaut, pur, parfait. Le blanc sera la couleur principale du Brésil jusqu'à la coupe du monde 1950. Et là, ... c'est le drame!!
La Coupe du Monde 1950 se déroule au Brésil, et le pays hôte se retrouve en finale, face à l'Uruguay champion du Monde 1930. Le Brésil ouvre le score à la 47e minute par Friaça, Schiaffino égalise à la 66e pour l'Uruguay, avant que Ghiggia ne trompe Barbosa à la 79e minute. On parle encore aujourd'hui du "Maracanaço", qui est la plus grande catastrophe du football brésilien avec le 1-7 face à l'Allemagne de 2014.
Ces Auriverde, les Or et Verts, mais à quoi peuvent correspondre ces couleurs? Il s'agit en fait d'une partie du patrimoine culturel de Brésil, le vert pour la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et le jaune correspond selon les sources, soit à l'or dont le pays était leader en termes de production au 18e siècle, soit au soleil qui inonde la baie de Rio.
Mais le Brésil n'a pas toujours joué en jaune et vert, il a commencé en blanc avec une bande bleue sur les bras, avec un premier match recensé en 1914 lors d'une rencontre face à l’Angleterre. Le blanc étant considéré comme "flawless", sans défaut, pur, parfait. Le blanc sera la couleur principale du Brésil jusqu'à la coupe du monde 1950. Et là, ... c'est le drame!!
La Coupe du Monde 1950 se déroule au Brésil, et le pays hôte se retrouve en finale, face à l'Uruguay champion du Monde 1930. Le Brésil ouvre le score à la 47e minute par Friaça, Schiaffino égalise à la 66e pour l'Uruguay, avant que Ghiggia ne trompe Barbosa à la 79e minute. On parle encore aujourd'hui du "Maracanaço", qui est la plus grande catastrophe du football brésilien avec le 1-7 face à l'Allemagne de 2014.
La fédération brésilienne lança un concours pour proposer un nouveau maillot à l'équipe nationale, et c'est un jeune homme de 19 ans qui le remporta en illustrant une tenue avec un maillot jaune orné de vert, et un short bleu, les couleurs actuelles encore aujourd'hui. Le bleu rajouté fait référence à l'océan.
L'emblème de la sélection a toujours repris et symbolisé les couleurs du Brésil ces trois couleurs bleu-vert-jaune, avec une croix blanche au centre, la croix du Christ importée du Portugal, en référence au passé colonisé du Brésil, rattaché jusqu'en 1822 au Portugal. On y aperçoit les lettres CBF Confederaçao Brasileira de Futebol Les trois étoiles apparaîtront en 1970 sur la tunique, la coupe Jules-Rimet remplaçant même l'emblème habituel en 1982 et 1986, qui retrouvera sa place l'année d'après.
L'emblème de la sélection a toujours repris et symbolisé les couleurs du Brésil ces trois couleurs bleu-vert-jaune, avec une croix blanche au centre, la croix du Christ importée du Portugal, en référence au passé colonisé du Brésil, rattaché jusqu'en 1822 au Portugal. On y aperçoit les lettres CBF Confederaçao Brasileira de Futebol Les trois étoiles apparaîtront en 1970 sur la tunique, la coupe Jules-Rimet remplaçant même l'emblème habituel en 1982 et 1986, qui retrouvera sa place l'année d'après.
Du haut de ses 5 titres mondiaux désormais, le Brésil actuel ne renvoie plus forcément cette image du Joga Bonito qu'il a incarné durant tant d'années, et c'est avec cette image de la Seleção que je vous dis à plus!
Camille Franciosi
#Camouf
Camille Franciosi
#Camouf
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Salut les footeux! Aujourd'hui épisode numéro 8 sur les maillots mythiques, et j'ai choisi de parler d'un club où le numéro 8 a eu une place énorme ces 20 dernières années, le club de Steven Gerrard, le Liverpool FC.
Quand on parle des Bianconeri , on sait qu'on parle de la Juve, si on parle des Blaugrana, tout le monde l'associe au FC Barcelone. Mais les Reds? On ne parle pas des Red Devils, qui sont Manchester United, mais les Reds de Liverpool, et leur couleur rouge intemporelle est gravée dans la culture footballistique mondiale.
Et pourtant... Comme pas mal d'équipes, les Reds ont commencé... avec les couleurs du voisin honni, Everton. A la création du club en 1892, le club jouait en bleu et blanc.
Quand on parle des Bianconeri , on sait qu'on parle de la Juve, si on parle des Blaugrana, tout le monde l'associe au FC Barcelone. Mais les Reds? On ne parle pas des Red Devils, qui sont Manchester United, mais les Reds de Liverpool, et leur couleur rouge intemporelle est gravée dans la culture footballistique mondiale.
Et pourtant... Comme pas mal d'équipes, les Reds ont commencé... avec les couleurs du voisin honni, Everton. A la création du club en 1892, le club jouait en bleu et blanc.
À cette époque, Liverpool et Everton se partagent le stade d'Anfield Road. C'est en 1896, suite à une dispute entre le propriétaire du stade à l'époque, John Houlding, et des joueurs d'Everton, qui partiront suite à cette querelle à Goodison Park, que les Reds revêtent une tunique rouge pour la première fois. Il sera accompagné jusqu'en 1964 d'un short blanc , et de bas variant les couleurs, entre blanc, noir et rouge.
Le Liverbird, oiseau mythique mi aigle mi-cormoran et emblème de la ville apparaîtra dès 1955 sur le tricot liverpuldien. C'est le légendaire manager des années 60 Bill Shankly qui fera jouer ses hommes dans un ensemble complètement rouge en 1964 lors d'un match contre Anderlecht. Après les drames du Heysel et de Hillsborough en 1985 et 1989 qui causeront la mort de 135 supporters de Liverpool (dont le cousin de l'emblématique capitaine Steven Gerrard), le club décide en 1992, à la refonte du logo d'y intégrer de part et d'autre du cormoran deux flammes représentant ces deux tragédies, ainsi que la devise du club, le fameux "You'll never walk alone" dont le chant est connu dans le monde entier.
Je vous laisse avec ma version préférée de ce chant, qui est à la mi-temps de la finale de Champions League 2005 entre Liverpool et le Milan AC, et je vous dis à très bientôt !
Camille Franciosi
#Camouf
Le Liverbird, oiseau mythique mi aigle mi-cormoran et emblème de la ville apparaîtra dès 1955 sur le tricot liverpuldien. C'est le légendaire manager des années 60 Bill Shankly qui fera jouer ses hommes dans un ensemble complètement rouge en 1964 lors d'un match contre Anderlecht. Après les drames du Heysel et de Hillsborough en 1985 et 1989 qui causeront la mort de 135 supporters de Liverpool (dont le cousin de l'emblématique capitaine Steven Gerrard), le club décide en 1992, à la refonte du logo d'y intégrer de part et d'autre du cormoran deux flammes représentant ces deux tragédies, ainsi que la devise du club, le fameux "You'll never walk alone" dont le chant est connu dans le monde entier.
Je vous laisse avec ma version préférée de ce chant, qui est à la mi-temps de la finale de Champions League 2005 entre Liverpool et le Milan AC, et je vous dis à très bientôt !
Camille Franciosi
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Salut les footeux!! Désolé pour cette pause de quelques jours indépendant de ma volonté, mais on va revenir sur un sujet light au niveau des maillots, en parlant du Paris Saint Germain, aka le PSG ou le Pez pour les intimes.
Le PSG , quand on y pense , on a automatiquement ce maillot bleu-blanc-rouge en tête, qui est présent depuis les années 70, mais ce ne sont pas les couleurs originelles du club. Le club a débuté avec un maillot rouge orangé à col et manches bleues, short blanc et chaussettes noires.
Le maillot mythique du PSG arrivera lors de la saison 1973-74: le fameux maillot Hechter, bleu à bande centrale rouge et aux liserés blancs. Beaucoup disent que le célèbre couturier se serait inspiré du maillot de l'Ajax Amsterdam, mais selon le livre « Une histoire populaire du PSG » de Paris United, Hechter aurait eu le déclic en voyant une Ford Mustang ayant une bande centrale la traversant de part en part en se baladant dans la rue. Il dessinera le maillot en s'inspirant du véhicule, le bleu et le rouge pour les couleurs de Paris, et le blanc rappelant à la fois la monarchie et la ville de Saint Germain. Depuis, pour les couleurs du club, on fait souvent référence au code BBRBB pour Bleu-Blanc-Rouge-Blanc-Bleu.
Le PSG , quand on y pense , on a automatiquement ce maillot bleu-blanc-rouge en tête, qui est présent depuis les années 70, mais ce ne sont pas les couleurs originelles du club. Le club a débuté avec un maillot rouge orangé à col et manches bleues, short blanc et chaussettes noires.
Le maillot mythique du PSG arrivera lors de la saison 1973-74: le fameux maillot Hechter, bleu à bande centrale rouge et aux liserés blancs. Beaucoup disent que le célèbre couturier se serait inspiré du maillot de l'Ajax Amsterdam, mais selon le livre « Une histoire populaire du PSG » de Paris United, Hechter aurait eu le déclic en voyant une Ford Mustang ayant une bande centrale la traversant de part en part en se baladant dans la rue. Il dessinera le maillot en s'inspirant du véhicule, le bleu et le rouge pour les couleurs de Paris, et le blanc rappelant à la fois la monarchie et la ville de Saint Germain. Depuis, pour les couleurs du club, on fait souvent référence au code BBRBB pour Bleu-Blanc-Rouge-Blanc-Bleu.
Mais c'est avec une autre combinaison que le club de la capitale va connaître ses premiers succès nationaux. En 1982 et 83, les Parisiens remportent leurs premières Coupes de France face au Saint-Etienne d'un Platini en partance pour la Juventus , puis contre le FC Nantes la saison d'après avec un maillot blanc orné sur sa gauche d'une bande bleue et une bande rouge de largeur égale allant de l'épaule jusqu'en bas. C'est l'époque des Rocheteau, Dahleb et autres Luis Fernandez. Le logo RTL a survécu au changement de design. Il ne survivra pas à l'arrive de Nike.
En 1989, la marque à la virgule arrive sur la tunique francilienne, mais c'est en 1992 que les américains se ramènent avec un template très... représentatif des années 90, avec euhhh, comment dire... jugez plutôt par vous même
En 1989, la marque à la virgule arrive sur la tunique francilienne, mais c'est en 1992 que les américains se ramènent avec un template très... représentatif des années 90, avec euhhh, comment dire... jugez plutôt par vous même
Paris récupérera la tunique Hechter à partir de 1994, tantôt à dominante blanche , tantôt à dominante bleue. De 2001 à 2005, la bande centrale sera à nouveau décalée sur le coeur. De nombreuses tentatives, que je qualifierai de ... Marketing ont été essayées dans les années 2000, en allant du gris, eu crème et rouge, en passant par le marron (oui, oui, l'affreux machin Vuitton de 2006!), en en enlevant la bande et le transformant en fins liserés rouges. Ils seront revenus à la raison en 2011, la bande centrale revenant d'une façon ou d'une autre sur la tenue parisienne, pour récuperer le modèle Hechter depuis 2016.
En 2020, le Paris-Saint-Germain fêtera ses 50 ans, que nous réservera-t-il? Nous verrons bien cela la saison prochaine, d'ici là je vous souhaite à toutes et tous un confinement aussi positif que possible, et à très vite!
Camille Franciosi
#Camouf
En 2020, le Paris-Saint-Germain fêtera ses 50 ans, que nous réservera-t-il? Nous verrons bien cela la saison prochaine, d'ici là je vous souhaite à toutes et tous un confinement aussi positif que possible, et à très vite!
Camille Franciosi
#Camouf