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Suisse

​La Nati, comme l’appellent les Suisses est une habituée de la Coupe du Monde, avec 11 participations au compteur. Elle fait partie des premiers pays à avoir disputé le Mondial, avec une première participation en 1934, le temps d’un match gagné contre les Pays-Bas, avant de s’incliner face aux Tchécoslovaques. En 1938, elle s’impose contre l’Allemagne du 3e Reich, avant de perdre contre la Hongrie. 
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Après un nouveau faux départ en 1950, les Helvètes font un parcours plus que correct lors du Mondial 1954 à domicile, sous les ordres du prodigieux coach Karl Rappan. Après une victoire contre l’Italie de Boniperti, ils s’inclinent face à l’Angleterre, ce qui donne un match d’appui face aux voisins transalpins, qu’ils remporteront 4-1. En quarts de finale, ils tombent sur une Wunderteam autrichienne pour ce qui est actuellement encore le match le plus prolifique de la Coupe du Monde, avec un score final de 7-5 ! La Suisse mène 3-0 à la 19e minute, mais égalise à la 27e, avant de mener 5-3 à la 34e, et le score est de 5-4 à la pause. L’Autriche marquera encore par deux fois, et la Suisse un dernier but, pour le score le plus large de l’histoire du Mondial. 
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Des séjours au premier tour en 1962 au Chili et en 1966 en Angleterre seront les dernières traces d’une sélection helvète en Mondovision avant 28 ans. C’est dans un autre pays anglophone que les petits Suisses font leur retour, chez l’Oncle Sam en 1994. 

​Avec Grassi, Sforza et Chapuisat, les hommes en rouge vont faire match nul face à l’hôte américain, avant de manger la Roumanie de Gheorghe Hagi 4-1 et de s’incliner lors du dernier match contre la Colombie. L’aventure s’arrêtera au tour suivant face à l’Espagne avec un 3-0 des familles. Ils ne verront ni la France ni la Corée et le Japon (ni Vierzon d’ailleurs), mais reviennent pour la Coupe du Monde chez leurs voisins allemands
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​En 2006, ils sont dans le groupe des Bleus, avec le Togo et la Corée du Sud. Après un match nul heureux contre la France en ouverture (une main de Müller ayant été oubliée par l’arbitre), deux victoires contre le Togo et la Corée du Sud (ah c’est sûr que c’est moins facile quand les arbitres ne sont pas pour vous) permettent aux coéquipiers d’Alex Frei et de Tranquillo Barnetta (un des noms les plus classe de l’univers) de finir leader de la poule pour jouer l’Ukraine de Shevchenko en huitièmes. Le match étant tendu, ça part aux pénaltys, et là, c’est le drame. Aucun suisse n’arrive à transformer le sien, et malgré un loupé de l’attaquant du Milan AC Sheva, au bout du 4e ukrainien, l’aventure allemande se termine.

Après une sortie au premier tour en 2010, ils accéderont aux 8es en 2014 (à nouveau dans la poule de la France) et en 2018, étant éliminés par l’Argentine, vice-championne du monde et la Suède il y a quatre ans. 
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Qualification :

Les hommes de Murat Yakin ont assuré le service minimum en finissant premier du groupe et étant invaincus. C’est l’assise défensive qui a primé dans ces éliminatoires, où ils ont fini meilleure défense avec seulement 2 buts encaissés, mais aussi plus mauvaise attaque des leaders avec seulement 15 buts dans leur groupe de 5.
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Joueur à suivre :
 
Je vais vous parler pour une fois d’un joueur de Ligue 1. Eh oui, pas de Bundesliga, ni de Serie A cette fois-ci ! Mais ne vous inquiétez pas, y a quand même une grosse partie Buli. Je vais vous parler de Breel Embolo, pour qui ce premier tour sera un peu plus spécial peut-être.
Le buteur monégasque va avoir un match face à son pays natal, car il est né en 1997 au Cameroun, pays que les helvètes affronteront lors des phases de groupes.
Formé dans les équipes de jeunes de Bâle, il intègre l’académie du FC Bâle à l’âge de 13 ans, où il fera toutes ses classes. Il arrive dans l’équipe première lors de la saison 2013/14, où il est alors âgé de 16 ans. Il inscrira son premier but face à Aarau lors de la 25e journée, alors qu’il rentre à cinq minutes de la fin. Il dispute un peu moins de 200 minutes, entrant lors de onze parties, dont 4 d’Europa League. Mais après deux saisons en Super League, le jeune buteur va éveiller l’intérêt de la Bundesliga, et plus particulièrement de Schalke 04. Les Königsblauen mettent 26,5M d’euros sur la table pour s’offrir les services du jeune et prometteur buteur. 
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​À son arrivée à Gelsenkirchen il part sur de bonnes bases, jouant les 7 premiers matches, tantôt ailier, tantôt buteur, s’offrant même un doublé contre Gladbach à la 6e journée. Mais le match d’après sera le dernier de la saison. Contre Augsburg, il se blesse à la cheville à la 24e minute, et il traînera ce problème jusqu’en avril, où il souffrira d’un œdème osseux. La saison d’après, il retrouve du temps de jeu, mais malheureusement pas trop le chemin du but avec seulement 3 petits pions. 2019-20 est un peu mieux, avec 6 buts en 4 passes décisives en 28 matches, mais c’est trop peu pour un buteur de première division et pour Schalke. Il part donc après 61 matches à Mönchengladbach pour 11M. En 2019/20, avant que le Covid n’arrête tout, il fait une de ses meilleures saisons, avec 8 buts et 8 passes décisives en 28 parties. La saison suivante, il dépasse les 30 matches, mais pas les 10 buts, barre qu’il dépasse pour la première en Allemagne avec 11 buts agrémenté de 6 passes. Cet été, c’est en France qu’il atterrit après 106 matches pour les Fohlen, pour 12,5M. 
Son entente avec Kevin Volland devant le fait briller comme jamais, et en 14 parties de Ligue 1, il en est déjà à 7 buts et 2 assists. S’agit-il de la saison de l’explosion, pour qu’Embolo ne prouve qu’il n’est pas une brêle ? Voyons ce qu’il fera au Qatar avec la sélection !
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Serbie
 
Pour être clair, je ne parlerai ici que de la Serbie, pas de la Yougoslavie, donc je débute avec la sélection éphémère de Serbie et Monténégro ayant évolué au Mondial 2006, même s’il n’y en a que très peu à redire, avec 3 défaites en 3 parties, notamment un 6-0 encaissé contre l’Argentine avec un but conclu sur une action de 26 passes, pour ce qui sera la seule partie de la sélection sous cette forme, malgré des joueurs de talent comme Dejan Stankovic, Predrag Djordevic, Nemanja Vidic ou encore Mateja Kezman et Danijel Ljuboja
​Les serbes vont décrocher leur première victoire en 2010 face à un adversaire de prestige, l’Allemagne, 3e du Mondial précédent sur un but de Jovanovic. Malheureusement, les défaites contre le Ghana et l’Australie les laissent sur le bas-côté, tout comme ils le seront huit ans plus tard au Mondial Russe. Cette fois-ci, c’est contre le Costa Rica que les Aigles gagnent leur seul match sur un coup-franc de Kolarov, La Suisse et le Brésil leur étant supérieurs.
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Qualification :
 
La Serbie a fini première du groupe A de la zone Europe avec 6 victoires et 2 nuls en 8 matches, devant le Portugal, en arrachant une victoire 2-1 lors de la dernière journée face aux champions d’Europe 2016. Mais c’est aussi le leader avec la plus petite différence de buts, seulement 18 réalisations, seules l’Espagne et la Suisse ont fait moins bien, alors qu’ils ont la pire défense des leaders de la zone Europe avec 9 buts encaissés, soit plus d’un but par match, et se prenant des buts par des sélections comme l’Azerbaïdjan ou le Luxembourg.
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Joueur à suivre :
 
Le joueur que je voudrais mettre en lumière est tout simplement le meilleur passeur de l’Europa League la saison dernière. J’aimerai attirer votre œil sur le numéro 17 de la Juventus, Filip Kostic. Formé au FK Radnicki Kragujvac, le club de sa ville de naissance, où il évolua de 2010 à 2012, le jeune Filip aligné sur le flanc gauche des offensives de son club se fait remarquer dès sa première saison dans l’élite serbe, avec 3 buts, mais surtout 9 passes décisives, dans une équipe promue qui finit à la 6e place sur 16. Les hollandais du FC Groningen le repèrent et le recrutent pour 1,25M d’Euros.

 Aux Pays-Bas, il vadrouille entre les U21 et l’équipe première, disputant 22 rencontres pour les jeunes, et étant placé un peu partout sur la pelouse, entre les deux ailes et le centre du terrain. En 2013/14, il est fixé à gauche, et va faire une saison pleine avec 41 rencontres, 12 buts et 8 passes. Après 50 matches avec le club d’Arjen Robben, la Bundesliga l’appelle et c’est le VfB Stuttgart qui enrôle le serbe pour 6 millions d’Euros. La machine à centre est toujours précise et pour sa première saison, il régale de 6 caviars en 32 matches. Mais au bout de deux saisons, il traverse l’Allemagne, direction les Rothosen du Hamburger SV pour 14 millions d’euros après 63 matches pour 14 galettes et 8 buts.

L’air du nord de l’Allemagne ne réussit pas trop au serbe qui n’alignera que 6 passes décisives en une soixantaine de matches au HSV. Hambourg le laisse partir donc en prêt à Francfort en 2018-19, pour 600000 euros.

​Et là, on retrouve le vrai Kostic, le Filip qui ne flippe pas, et qui joue au flipper avec les défenses adverses. 10 buts et 13 passes décisives pour l’ailier serbe qui renaît chez les Aigles de Francfort. À la fin de la saison, il est transféré définitivement pour 6,3 millions d’euros. En Hesse, Kostic se révèle être un des meilleurs joueurs du championnat, et un des meilleurs passeurs d’Europe, comme l’attestent ses 18 passes pour 12 buts en 2019-20, ou ses 17 passes dé la saison d’après. Mais il fallait quelque chose de grand pour cette Eintracht qui avait faim. C’est un parcours en Europa League qui va emmener Kostic et le siens très haut. Avec 3 buts et 6 passes décisives, le maestro serbe va être l’un des artisans principaux de la victoire de l’Eintracht en Europa League, la 2e du club, 42 ans après la victoire en 1980.
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​Après 172 matches pour la launische Diva, 64 passes décisives et 33 buts, Kostic est recruté cet été par une autre Dame, la Vecchia Signora turinoise qui débourse 13 millions d’euros pour ses services. Et s’il a fallu attendre le 5e match en bianconero pour le voir décisif, il a été depuis impliqué sur les buts de 5 des 9 derniers matches de Serie A, plus une passe décisive en Ligue des Champions face au PSG lors de la 1ere journée. De là à en faire un des nouveaux hommes forts de la Juve, l’avenir nous le dira…
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Cameroun
 
Le premier pays africain à avoir fait les quarts de finale d’une Coupe du Monde, c’est eux. Ils auraient pu le faire dès 1982, mais trois matches nuls contre le Pérou, la Pologne et l’Italie ne leur permettent pas de passer, la faute à une différence de buts marqués défavorable. Mais c’est en 1990 que le Cameroun va entrer dans la légende. 
​Coaché par un sélectionneur russe ne parlant pas français, et presque pas anglais, les lions indomptables vont pourtant faire sensation au Mondial 1990. S’imposant lors du premier match face à l’Argentine championne du monde de Maradona, ils vont gagner face à la Roumanie pour le second match avec un doublé de Roger Milla et se qualifient directement pour les huitièmes de finale. Face à la Colombie, Milla âgé de 38 ans s’offre un doublé, dansant au poteau de corner avant de s’incliner en quarts face à l’Angleterre en prolongations, avoir pourtant avoir mené 2-1 jusqu’à la 83e minute.
​En 1994, c’est le français Henri Michel qui dirige les camerounais au Mondial américain, mais ils rentreront dans l’histoire seulement pour deux raisons cette fois ci : encaisser le seul quintuplé de l’histoire de la Coupe du Monde, et avoir le plus vieux buteur avec Roger Milla qui marque à 42 ans, les deux faits dans le même match, contre la Russie.
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​En 1998, ça ne passe pas dès le premier tour, même si une génération prometteuse avec Salomon Olembé, Lauren, Pierre Womé ou encore Samuel Eto’o fils découvre la Coupe du Monde. En 2002, juste avant la Coupe du monde asiatique, le Cameroun fait parler de lui, mais pour sa tenue. Ils veulent jouer avec des maillots sans manches, tels des maillots de basket, maillots qui est arboré par la sélection camerounaise depuis la CAN 2000. La FIFA refusera, et le Cameroun ajoutera des manches noires à son original accoutrement, ce qui ne les empêchera pas de passer à la trappe malgré une victoire face à l’Arabie Saoudite et un match nul contre l’Irlande.
En 2006, ils ne participent pas à la Coupe du Monde, suite à un pénalty manqué par Pierre Womé face à l’Egypte dans le temps additionnel du dernier match. En 2010 et en 2014 ils sortent également au premier tour, d’abord derniers dans un groupe avec les Pays-Bas, le Japon et le Danemark, puis rebelote face à l’hôte brésilien, à la Croatie et au Mexique. Ils ne se sont pas qualifiés pour le Mondial Russe.
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Qualifications :
 
Après avoir été premier du groupe D de la zone Afrique devant la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Malawi avec cinq victoire et une défaite lors de la 2e journée contre la Côte d’Ivoire en Côte d’Ivoire, les lions indomptables se sont qualifiés aux play-offs face à l’Algérie en prolongations s’imposant 2-1 en Algérie, après avoir perdu 1-0 à domicile.
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Joueur à suivre :
 
Le joueur camerounais qui m’interpelle est un attaquant passé par la France de 2012 à 2016, qui joue dans un pays où l’on parle français. Je vais vous parler brièvement de Jean-Pierre Nsame, le buteur des Young Boys Berne. Formé à Angers, il ne s’imposera jamais au SCO, étant prêté successivement à Carquefou, puis à Amiens, avant d’être transféré au Servette Genève en 2016, ne rentrant dans les plans amiénois que lors de la saison 2012/13, lors de laquelle il joue 26 matches avant d’enchaîner les prêts. En Suisse, le mec explose, lors de la saison 2016/17, il plante 23 fois en 31 matchs. Les Young Boys l’arrachent pour 900000 euros aux grenats. La saison suivante, 13 buts sont inscrits en 31 parties de championnat suisse, puis 15 en 2018/19. Mais c’est en 2019-20 que les compteurs s’affolent. Toutes compétitions confondues, c’est 41 buts en 46 matches qu’il nous met, le Jean-Pierre ! Une saison plus tard, il enchaîne avec 26 buts et 12 assists, du coup en 2021/22, le promu italien Venezia se le fait prêter pour 500000 euros à l’hiver 2022, étant sûr de choper un bon buteur pour pas cher pour espérer se maintenir. Mais ça va pas vraiment être le carnaval pour le camerounais qui est aligné 11 fois mais qui ne trouvera pas le chemin des filets, offrant une seule passe décisive, lors de la 34e journée face à l’Atalanta. Depuis, il est rentré au bercail, où il a marqué à 15 reprises en 23 matches. Espérons pour lui que la réussite lui sourit au Qatar…

Auteur

Camouf, @CamilFranciosi, qui va suivre cela avec plaisir

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​Salut les footeux! Aujourd’hui on parle du record de titres en Coupe du Monde, et ce sera un morceau à part entière, car j’avais envie de consacrer un papier spécial à l’équipe aux cinq étoiles, au recordman de participations (toutes les Coupes du Monde jouées !) et de victoires, mais aussi de certains des plus grands drames du Mondial, on va parler du Brésil !
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​Le Brésil c’est, quoi qu’en disent les anglais, LE pays du football. Cette parure jaune et verte, les jeunes qui jouent sur les plages d’Ipanema ou de Copacabana, le Maracanã (attention à l’orthographe), le pays de Lula est sans doute le pays qui incarne le plus le ballon rond dans l’imaginaire collectif. Et que dire des joueurs ayant porté le maillot auriverde ? De Leonidas à Ronaldinho, de Pelé à Ronaldo R9, de Romario à Neymar, certains des plus grands joueurs ont évolué sous les couleurs de la Seleçao. 
​Le Brésil et ses cinq titres du coup… Hum, mais avant les cinq titres, il y a eu le Brésil qui jouait en blanc. Oui, oui, vous avez bien lu, en blanc ! Et pas sur un match, pas comme les français et leur maillot rayé vert et blanc en 1978, ou sur une édition, mais sur les 4 premières ! Mais alors, pourquoi jouent-ils en jaune et vert maintenant ? C’est à cause du Maracanazo.
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Il s’agit de la finale du Mondial 1950, qui opposait le Brésil, chez lui à l’Uruguay, champion en 1930 pour la première édition. Il faut savoir que le Mondial 1950 avait une forme un peu spéciale, avec 4 poules de 4 équipes, et chaque premier de groupe intégrait un Final 4 qui formait une nouvelle phase de groupe, dont l’équipe qui terminait première se verrait sacrée championne. Or le dernier match fut le 1er contre le 2e, l’Uruguay contre le Brésil. Dans un Maracanã où plus de 200000 personnes se sont amassées ce 16 juillet 1950, la première mi-temps est âpre et disputée, mais le score reste nul et vierge. Mais dès la reprise, Friança ouvre le score pour les locaux, la foule voit son équipe déjà sacrée, surtout qu’il ne faut qu’un nul aux brésiliens pour soulever la coupe. Mais à la 66e, Schiaffino égalise. Et alors que les joueurs sont dans le money-time, Pérez et Ghiggia combinent sur le côté droit. Barbosa a anticipé un centre pour Schiaffino et s’est avancé. Grâce à un centre-tir, Ghiggia profite de l'espace laissé par le gardien brésilien et glisse le ballon entre Barbosa et son poteau gauche : 2-1 pour l’Uruguay. 
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Les 200000 personnes se taisent dans un silence de cathédrale. La légende raconte qu’en voyant son père pleurer devant ce match, Pelé lui aurait promis qu’il deviendrait footballeur et qu’il gagnerait le Mondial pour lui. Ce qu’il a fait huit ans, puis douze, puis vingt ans plus tard, devenant le seul joueur à avoir gagné trois Coupes du Monde.
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​En 1958, le jeune Edson Arantes do Nascimento a 17 ans, et est la star montante de Santos. Il est embarqué dans l’escouade auriverde qui part pour la Suède. Finissant 1er de la 4e poule, c’est lors des quarts de finale que Pelé se met en route, marquant le seul but contre le Pays de Galles, avant de mettre un triplé à la France lors de la demi-finale, et de finir par un doublé en finale face à l’hôte suédois.
​En 1962, Pelé est blessé dès le second tour face à la Tchécoslovaquie après avoir marqué le 2e but du premier match face au Mexique, le premier but étant marqué par le futur sélectionneur de 1998, Mario Zagallo. Le Brésil fait donc sans sa jeune star, mais avec Didi, Vava , Zito, ou encore Garrincha finissant quand même premier de groupe, avant de s’imposer face aux Anglais, notamment avec un doublé de Garrincha et un but de Vava, qui récidiveront face au Chili, avant d’aller décrocher la victoire finale face aux tchécoslovaques de Josef Masopust, sur un deuxième doublé de Vava.
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​Après un Mondial 66 où le Brésil ne fait rien de grandiose, il revient en 1970 avec un Pelé âgé de 29 ans accompagné de Gerson, Jairzinho, Rivelino et Tostão. Cette fois-ci, le Brésil se permet de gagner ses 3 matches de poule, avec Jairzinho et Pelé en fers de lance. Jairzinho se fera encore présent en quarts face au Pérou, mais c’est Tostão qui s’offre un doublé, avant que le plaisir soit partagé en 3 face à l’Uruguay. La finale contre l’Italie est considérée par beaucoup comme Le Match du siècle. Mais de match, il n’y en aura pas, le Brésil en plantant 4 à des azzurri complètement dépassés, ne sauvant l’honneur que par Boninsegna, le buteur de l’Inter Milan. 
​Le Brésil va ensuite s’offrir une traversée du désert de 24 ans sans jouer de rôle important en Coupe du Monde, malgré une présence à chaque édition, et avec des joueurs comme Zico, Socrates, et sa démocratie corinthiane ou Falcao (oui, il y a eu un Falcao célèbre avant le Colombien). 
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Brésil 1982

Il faudra attendre l’édition 1994 aux Etats-Unis pour revoir un Brésil triomphant. Avec les Dunga, Bebeto, Mazinho et autres Romario, qui finira meilleur joueur du tournoi, ainsi que deux jeunes joueurs, le latéral Cafu, et le jeune attaquant de Cruzeiro, un certain Ronaldo, le Brésil va comme à son habitude finir… premier du groupe, c’est bien vous avez suivi, devant la Suède, le Cameroun de Roger Milla plus vieux buteur de l’histoire du Mondial à 42 ans, et la Russie d’Oleg Salenko, seul joueur à avoir inscrit un quintuplé dans un match de Coupe du Monde, face au Cameroun. Les Etats-Unis d’Alexi Lalas et d’Eric Wynalda seront sortis par le plus petit des scores avec un but de Bebeto. ​Un Bebeto qui marquera un des 3 buts face aux Pays-Bas et qui nous gratifiera d’une célébration mythique dans ce match difficilement remporté 3-2. 
​Un petit but de Romario en demi-finales face à la Suède, et voici l’Italie une nouvelle fois en finale, avec ses Pagliuca, Maldini, Baresi, Albertini, et surtout, l’homme en feu de cette compétition, le turinois Ballon d’Or en titre, Il Divine Codino Roberto Baggio. Les deux équipes ont mis le verrou dans le Rose Bowl californien devant 94000 personnes. La Coupe du monde se disputera donc aux pénaltys, et comme souvent, c’est le meilleur joueur de l’équipe perdante qui échoue. Roberto Baggio , tout comme Baresi et Massaro côté italien et Marcio Santos côté brésilien avant lui ne transforme pas son penalty, lui le 5e tireur, azzurro qui donne un 4e titre au Brésil, passant devant l’Italie justement au nombre de titres mondiaux. 
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​En 1998, le Brésil arrive avec une armada impressionnante, Ronaldo entre-temps devenu le meilleur joueur du monde, Taffarel, Cafu, Dunga, Bebeto rejoints par Rivaldo, Roberto Carlos, Zé Roberto ou encore Emerson. Après une première place acquise, malgré la défaite contre la Norvège au dernier match, Cesar Sampaio et Ronaldo s’offrent chacun un doublé contre le Chili en huitièmes, nouveauté car premier Mondial à 32 équipes, avant de se défaire difficilement du Danemark de Brian Laudrup et Thomas Helveg 3-2, grâce à un doublé de Rivaldo. La demi-finale à Marseille voit les Auriverde affronter les Oranje dans un duel d’artistes. Les Pays-Bas de Patrick Kluivert, Dennis Bergkamp, Clarence Seedorf ou encore Edgar Davids veulent accrocher une 3e finale pour la Hollande. Mais l’éléphant accouchera d’une souris, et c’est aux pénaltys que ça se joue, Philip Cocu et Ronald de Boer loupant les leurs, alors que le Brésil fait un 4 sur 4. La finale est connue de tous (et toutes), Ronaldo qui fait une crise d’épilepsie avant le match, Zidane une fois, Zidane une fois juste avant la mi-temps, Ronaldo qui se fait sauter dessus par Barthez, Petit qui met le 3e en fin de match, La, lala, la la… 
​En 2002, les vieux briscards comme Bebeto, Cesar Sampaio, Taffarel ont tiré leur révérence, laissant leur place à des Edmilson, Lucio, Dida (qui ne jouera pas, c’est Marcos de Palmeiras le titulaire), ou des petits jeunes comme Kakà ou Ronaldinho qui formera la 3R, avec Ronaldo, qui revient de 2 graves blessures au genou, et d’un Rivaldo qui joue les grands frères. On a une équipe qui sent le Joga Bonito dont la célèbre marque à la virgule en fera des pubs passées à la postérité fin des années 90- début des années 2000.
 Après 3 victoires en poules, notamment grâce à une doublette Ronaldo-Rivaldo qui a marqué chacun 3 fois, c’est la Belgique qui est balayée par le duo magique. Contre l’Angleterre, le Brésil est mené au score en première mi-temps, Owen ayant scoré à la 23e, mais Rivaldo égalise juste avant la pause, avant que Ronaldinho nous sorte un coup franc magistral en seconde période ! 
​C’est la Turquie, jouée en phase de poules qui est en demi-finale, mais Ronaldo se charge d’inscrire son 6e but de la compétition pour bouter les ottomans hors du Mondial. En finale, c’est la Mannschaft du Titan Oliver Kahn qui veut rattraper le Brésil en nombre de coupes dorées soulevés. Avec des joueurs comme Christoph Metzelder, Bernd Schneider (surnommé le brésilien blanc), Torsten Frings ou encore Miroslav Klose, l’Allemagne a tout pour contrecarrer les plans de la bande à Dunga, surtout avec un gardien n’ayant encaissé qu’un but depuis le début du tournoi. Mais c’est sur cette finale que le goal du Bayern Munich va faire sa seule erreur à la 67e minute. En relâchant une frappe de Rivaldo, il permet à Ronaldo de planter son 7e but, le 8e viendra en fin de match, et Cafu soulèvera son 2e trophée en 3 finales de suite. 
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​Et que dire de la génération 2006 ? Dida, Julio Cesar, Rogerio Ceni aux cages, Cafu, Lucio, Juan, Roberto Carlos, Cicinho, Cris en défense, Emerson, Gilberto Silva, Zé Roberto, Kaka, Juninho, Ronaldinho au milieu, Adriano, Robinho et Ronaldo devant, le mondial était déjà gagné avant d’être joué !
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​Et ce n’est pas la phase de groupes avec trois succès contre la Croatie, l’Australie et le Japon, sept buts marqués, un encaissé qui contredisent cet avis, pas plus que des ghanéens courageux, mais pas au niveau de cet effectif 5 étoiles en huitièmes. Mais un homme s’est mis en tête de pourrir le Brésil à chaque fois qu’il les affrontera. Cet homme, c’est Zinédine Zidane. Le meneur français a été ce 1er juillet 2006 celui qui a fait danser la samba aux carioca, offrant sa première et seule passe décisive à Thierry Henry en huit ans de vie commune en bleu. 
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​Après un Mondial 2010 quelconque, le Brésil organise, pour la première fois depuis 1950 et le Maracanazo la Coupe du Monde. Et même s’ils n’ont pas la meilleure équipe du tournoi, ils ont des joueurs parmi les meilleurs au monde à leur poste, comme Neymar, Julio Cesar, Marcelo, Dani Alves ou encore Thiago Silva. En plus, ils sont coachés par Carlos Parreira, l’homme qui les a drivés en 2002, donc tout va bien. Le début du tournoi est bon avec deux succès et un nul, finissant leader de leur poule. En huitièmes c’est compliqué, mais ça passe aux pénos contre le Chili. En quarts, face à la Colombie de James Rodriguez et de Cuadrado, Neymar est blessé dans un duel avec Zuñiga, mais ça gagne 2-1.
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​Bon ça ne respire pas la tranquillité cette histoire-là… Surtout que sans Neymar, faut jouer l’Allemagne. L’Allemagne ouvre rapidement le score à la 11e par Müller, mais le Brésil est présent dans le match, et se dit que bon c’est qu’un but, c’est rattrapable. Et là, c’est le Drame. En six minutes, le Brésil, chez lui, à Belo Horizonte dans son Mondial va encaisser QUATRE buts coup sur coup, par Klose à la 23, Kroos à la 24e et à la 26e, et Khedira à la 29e. On arrive à peine à la demi-heure de jeu que le Brésil est mené 5-0, du jamais-vu ! Deux pions de Schürrle, et un but anecdotique d’Oscar dans les arrêts de jeu concluent la plus lourde défaite du Brésil en Coupe du Monde. 
​En 2018, les brésiliens sortiront en quarts contre la Belgique, après avoir dominé une poule avec la Suisse, le Costa Rica et la Serbie, et avoir battu le Mexique en 8es. 
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Qualification:

​Le Brésil a terminé leader invaincu de la zone AmSud avec 14 victoires et 3 matches nuls, avec 40 buts et 5 encaissés, avec plusieurs 4-0, contre la Bolivie, contre le Chili, le Paraguay, et même un 5-0 contre la Bolivie. C’est la deuxième meilleure attaque des qualifiés derrière le Japon.

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La liste étant déjà sortie au moment de cet article, je vais me baser sur celle-ci, et je verrais bien ce genre là comme compo de base
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Joueur à suivre :
 
On pourrait parler de Neymar, de Vinicius, de Casemiro ou Bremer, les deux derniers j’ai hésité d’ailleurs, mais j’ai envie de mettre le focus sur un joueur que j’ai découvert à son arrivée en Angleterre et que j’aime bien. C’est un joueur qui peut jouer sur les deux côtés de l’attaque, ainsi qu’en pointe, là où il joue actuellement en club, donc non ce n’est pas non plus Raphinha, qui est un superbe joueur au Barça d’ailleurs, mais je me penche sur le cas Richarlison.
Malgré de nombreuses blessures depuis 2018 (11 dont 2 qui l’ont fait louper une dizaine de matchs TTC l’an dernier), c’est quand même 48 buts et 21 passes décisives en 182 matches de Premier League, avec des saisons à plus de 30 matches en championnat. Il faut savoir qu’en arrivant à Watford, Richarlison, car oui c’est son vrai nom, étonnant pour un brésilien je sais, il est surtout aligné en tant qu’ailier gauche (29 fois sur 38) pour faire 5 buts et 5 passes décisives.
Evidemment, il attire l’intérêt des Toffees d’Everton qui le transfère pour 39,2M d’Euros. Et pour sa première saison chez les bleus de Liverpool, il va jouer partout sur le front de l’attaque, en 38 matches, il va jouer 13matches en ailier gauche, 13 en avant-centre et 12 ailier droit ! Et cette polyvalence va s’accompagner d’un sens du but qui s’est habitué à la Premier League, avec 13 pions en 2018-19, Même tarif en championnat la saison suivante avec encore 13 réalisations en PL, auxquelles 2 buts en FA Cup s’ajoutent. Et vu que notre ami n’est apparemment triskaïdékaphobe (je vous laisse chercher), il re-claque 13 buts en 2020-21,TTC cette fois-ci. La saison dernière, il ne met « que » 11 buts dont 10 en championnat, alors que paradoxalement il est positionné à 25 fois sur 32 parties en avant-centre, mais la mauvaise saison d’Everton et ses blessures l’ont empêché d’être plus performant.
​Alors non, il ne sera probablement titulaire s'il veut jouer sur l'aile, car des garçons comme Neymar, Gabriel Jesus ou Vinicius Jr seront probablement devant lui, mais à part Raphinha au Barca, je ne vois pas les autres appelés être meilleurs que lui, que ce soit Antony, Martinelli, Rodrygo ou Pedro, et surtout, à part Gabriel Jesus, c'est le seul avant-centre habitué à jouer à ce poste avec l'intensité des compétitions internationales européennes. 
Sera-t-il le buteur qui permettra à la Selecão de décrocher sa 6e étoile? C'est à voir dans quelques semaines...

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Camoufinho, @CamilFranciosi, redactão qui a très envie de voir cette Selecão faire du Joga Bonito au Qatar

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Exploration Coupe Du Monde Groupe E
 
Salut les footeux! Aujourd’hui on va parler d’un quadruple champion du monde, d’un mastodonte ayant dominé le football pendant 6 ans, ainsi que du pays d’Olive et Tom et d’une des surprises des derniers Mondiaux. Aujourd’hui on parle de l’Espagne, du Japon, du Costa Rica et de l’Allemagne.

Espagne
 
L’Espagne, on a l’image de la génération dorée qui a tout raflé entre 2008 et 2012. Mais avant la génération des Puyol, Piqué, Alonso, Xavi et Iniesta, la Roja c’était cette équipe volontaire, mais qui ne gagnait rien. On parle d’une équipe qui a participé à 16 Coupes du Monde, mais qui, à part un quart de finale en 1934 (avec 16 participants), a dû attendre 1986 et certains membres de la Quinta del Butre du Real Madrid, emmenée par Emilio Butragueno pour atteindre les quarts de finale, sortis par la Belgique après avoir atomisés le Danemark 5-1.
​Rebelote huit ans plus tard, l’Espagne sort 2e du groupe lors du Mondial aux USA, derrière l’Allemagne championne en titre, avec des Santiago Canizares, Fernando Hierro, Pep Guardiola et autres Luis Enrique. La Suisse est vaincue en huitièmes avant d’être éliminés par le futur vice-champion italien sur un but du Divine Codino Roberto Baggio à la 88e. 
Huit ans après, au mondial asiatique (quelle plaie ce tournoi !) c’est la Corée du Sud, pas duuuuuu touuuuut avantagée par l’arbitrage à domicile qui renvoie les coéquipiers de Raùl, de Joaquin, et du tout jeune Xavi qui joue son premier Mondial. On aperçoit les prémices d’une équipe qui sera quelques années plus tard très haut, avec Xavi 22 ans, Iker Casillas 21 ans, ou Carles Puyol 24 ans. En 2006, l’Espagne arrive avec de grandes intentions mais se vite doucher par la France d’un Zinédine Zidane qu’ils voulaient envoyer à la retraite. 

​Puis vient la génération dorée, avec des joueurs ayant percé sous Rijkaard avec le FC Barcelone comme Andres Iniesta ou Xavi, ou sous différents coaches au Real Madrid, comme Sergio Ramos, mais aussi d’autres clubs comme les valencians Albiol , Marchena, Silva, et Villa, les jaunes de Villarreal Capdevila, Cazorla, ou le brésilien naturalisé Senna, ou encore les Reds de Liverpool Reina, Arbeloa, Alonso et Torres. Le premier trophée depuis 1964 va se présenter à la Roja, sortant en phase finale successivement l’Italie aux Tirs au but (merci Di Natale), la surprenante Russie d’Arshavine, Pavlyuchenko et Zhirkov, avant de triompher de l’Allemagne sur un but d’El Niño Fernando Torres en finale. 
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L’appétit vient en mangeant, et cette Roja a très faim. La sélection est devenue entre-temps plus une compilation de joueurs du Clasico entre les Merengue du Real (Casillas, Ramos, Arbeloa, Alonso) et les Blaugrana du Barça (Valdes, Piqué, Puyol, Busquets, Xavi, Iniesta, Pedro), plus les valencians Marchena, Mata, Silva et Villa et d’autres s’étant implémentés comme Torres tout aussi important devant, ou Capdevila, seule option sérieuse à gauche de la défense. Après une défaite inaugurale contre la Suisse, Le Honduras et le Chili ne font pas le poids, et c’est le Portugal qui se présente en 8es. Un but de Villa en seconde suffit à accéder aux quarts. Contre le Paraguay, c’est une histoire de montants et de pénaltys, but refusé au Paraguay, un pénalty arrêté de chaque côté, avant que Villa, encore lui délivre les Ibères à la 83e sur un double poteau rentrant. En demi-finale, c’est la finale du précédent Euro qui nous est offerte. Et comme à l’Euro, l’Espagne s’impose 1-0, mais sur un coup de tête rageur du capitaine Carles Puyol. 
​La finale fait s’affronter deux équipes n’ayant jamais gagné la plus prestigieuse des compétitions, l’Espagne championne en titre rencontre les Pays-Bas, qui jouent là leur 3e finale, après 1974 et 78, et portée par un Wesley Sneijder ayant fait le triplé quelques semaines plus tôt avec l’Inter Milan et qui en est à 5 buts en 6 parties. Mais le maestro hollandais sera éteint par la doublette Van Bommel De Jong, le joueur de Manchester City étant averti en première période pour un Yoko Geri sur Xabi Alonso à la 28e que n’aurait pas renié Chuck Norris, et après un loupé incroyable de Robben face à Casillas et l’expulsion de John Heitinga après deux jaunes dans les prolongations, c’est Andres Iniesta qui va offrir à l’Espagne son premier titre mondial en trompant Stekelenburg à la 116e minute en ce 11 juillet 2010.  
​Vous croyez que c’est tout ? Ça y est ils ont gagné l’Euro et le Mondial, on arrête là ? Et non, ils renchaîneront avec un second succès européen en 2012, en battant l’Italie en finale. En 2014, l’Espagne en bout de course, tombe sur son adversaire de la finale précédente, et les néerlandais vont coller un 5-1, avec ce but mythique de Van Persie. 
​Après une défaite face au Chili, la fête est finie, même avec un 3-0 contre l’Australie. En 2018, ils sortiront aux pénaltys en huitièmes contre le pays hôte la Russie, Aspas et Koke manquant leurs tentatives.
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Qualifications :
L’Espagne s’est qualifiée en s’imposant dans le groupe B, en se débarrassant d‘une tenace Suède lors de la dernière journée de qualifications avec une victoire 1-0 sur un but tardif de Morata. Ayant la plus petite différence de buts (+ 10), et étant la plus faible attaque des leaders de groupe de la zone Europe avec la Suisse et 15 buts en 8 parties.
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Joueur à suivre

​J’avoue, c’est pas le mec le plus excitant de l’équipe que je vais citer là, mais pour son passé juventino, j’étais obligé de placer Alvaro Morata dans cette rubrique. L’actuel attaquant de l’Atletico est un chien sur un terrain de foot, ce n’est pas un attaquant qui va te mettre 35 buts par saison, mais il fait partie de ces mecs qui vont faire un pressing fou sur les défenseurs, être précieux sur le jeu dos au but et tout donner pendant 95 minutes. En plus, il a un jeu de tête plus que correct du haut de son mètre 89, et facture quand même 27 buts en 57 capes, ce qui est plutôt pas mal pour un mec qui est décrié pour sa finition devant le but. Il avait été mis de côté ces derniers temps au profit de concurrents comme Raul de Tomas ou Ferran Torres, pouvant aussi évoluer en pointe, mais c’est bien le joueur formé au Real qui a qualifié la Roja pour le Mondial dans les dernières minutes du dernier match de qualifications. Et un joueur passé par le Real, l’Atletico, Chelsea, et la Juve peut-il vraiment être si mauvais que ça ? Qu’un club se trompe, ou qu’un joueur ne s’adapte pas à un club c’est possible (Coucou Sheva !), mais que tous ces cadors européens recrute ce joueur alors qu’il est mauvais, cela me paraît quand même improbable. Il est le meilleur numéro neuf dont l’Espagne dispose actuellement, avec un Gerard Moreno qui n’a pas encore l’expérience de beaucoup de tournois internationaux avec l’Espagne, mais qui est blessé et pourrait revenir juste pour le début du Mondial, ou un Ferran Torres qui peut dépanner mais qui n’est pas un neuf.
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Costa Rica :
 
La « Sele » est une sélection jeune en Coupe du Monde, mais depuis sa première participation en 2002, la place est prise pour chaque tournoi à part en 2010. Deux premières apparitions en 2002 et en Allemagne, avec un premier succès dès sa première partie, un 2-0 contre la Chine, suivi d’un 1-1 contre la Turquie qui sera 3e de l’édition, mais elle tombe contre le Brésil qui lui en plante 4, et sort à la différence de buts. En 2006, c’est moins reluisant avec 3 défaites en autant de parties.

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C’est en 2014, sous l’impulsion de leur gardien Keylor Navas alors à Levante, en D1 espagnole que les Ticos vont se révéler. Dans un groupe pourtant ultra compliqué avec l’Angleterre, l’Italie et l’Uruguay, ils sont voués à être le sac de boxe du groupe. Mais ce sont eux qui vont cogner fort, en mettant 3-1 à l’Uruguay, de s’imposer face à l’Italie 1-0 et de tenir le nul face à l’Angleterre. En tant que premier de groupe ils jouent la Grèce en huitièmes de finale, qu’ils sortiront aux tirs au but, Navas sortant le pénalty de Theofanis Gekas. Ils sortiront au tour suivant face aux Pays-Bas, Louis Van Gaal faisant entrer en fin de prolongations le spécialiste des pénaltys Tim Krul, qui sortira ceux de Bryan Ruiz et d’Umaña. Un seul point est récupéré en 2018, lors du dernier match face à la Suisse avec notamment un contre son camp à la 93e de Yann Sommer.
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Qualification :
 
Le Costa Rica s’est qualifié en tant que 4e de la zone Concacaf à égalité de points avec les Etats-Unis, et à trois points seulement du Mexique et du Canada, avec 7 victoires, 4 nuls et seulement 3 défaites, face aux 3 premiers.
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Joueur à suivre :
                                     
J’aurai pu mettre le soyeux Bryan Ruiz passé par Fulham, le PSV Eindhoven et le Sporting Lisbonne, ou le précoce Joel Campbell prêté par Arsenal à la moitié de l’Europe (Lorient, Betis, Olympiakos, Villarreal, Sporting) avant d’être cédé à Frosinone pour un million d’euros, mais on va souligner la carrière extraordinaire du gardien, de l’icône du Pays, El Señor Keylor Navas. Le natif de San Isidro de El General est seulement le 9e joueur le plus capé de la sélection avec 107 sélections à presque 50 capes du recordman Celso Borges et ses 153 apparitions, la faute à des blessures récurrentes, surtout sur les quatre dernières saisons, pas moins de 16 blessures depuis la saison 2017/18.  Mais quand il est là, c’est lui le patron, lui qui rassure sa défense. Après un départ en Europe à Albacete en 2010, où il est rapidement prêté à Levante après une saison, c’est le 2e club de Valence qui le récupère en juillet 2012 pour 150000 euros. Après 2 ans sur la côté valencienne, où il va s’imposer comme un des meilleurs gardiens de la Liga raflant même le trophée de meilleur gardien en 2013-14, c'est sa sélection qu'il va porter au mondial brésilien, s'inclinant seulement face aux Pays-Bas en quarts de finale. 
​Puis après le Mondial 2014, la consécration avec un transfert au Real pour 10 millions, avec qui il va faire le triplé sous les ordres de Zinédine Zidane. Après 152 parties avec la tunique de la Casa Blanca, c’est à Paris qu’il atterrit en 2019 pour 15 millions d’euros. Il a déjà disputé 109 matches avec les franciliens, mais aucune encore cette saison, la faute à l’arrivée de Donnarumma, le portier italien étant propulsé numéro un, et à des blessures qui pourraient lui permettre d’essayer de récupérer du temps de jeu. Refera-t-il le coup de 2014, c’est-à-dire refaire un gros Mondial pour ensuite se faire transférer ? Vu la situation au PSG, la Coupe du Monde semble tomber à point pour le goal de 35 ans, qui pourrait rendre des services à un bon nombre de clubs européens pour un dernier gros défi.
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Japon                                                                                                                                                                                             
 
Le pays du Soleil Levant, des samouraïs et de Nintendo. Il est étonnant de voir la qualité des artistes japonais quand ton équipe nationale s’appelle les Blue Samurais. L’un des premiers souvenirs footballistique que j’ai du Japon est une légende du football japonais, Hidetoshi Nakata, le milieu offensif ayant évolué pendant 7 ans dans la Botte entre 1998 et 2005 entre l’AS Roma, Parme, Bologne et la Fiorentina. C’est lui qui a mené la première équipe nipponne dans un Mondial, le français en 1998. Il n’est cependant pas le premier buteur japonais en Coupe du Monde, celui-ci étant Masashi Nakayama contre la Jamaïque dont c’était la première (et seule) participation à un Mondial.
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Mais le Japon voulait voir grand, car quatre ans après, il co-organisa le premier Mondial en terre asiatique en collaboration avec la Corée du Sud. Et après avoir fini premiers de leur groupe avec un match nul face aux belges, et en gagnant contre la Russie et la Tunisie, ils accédaient aux huitièmes dès leur 2e Coupe du Monde. Ils tomberont contre la Turquie (tiens comme le Costa Rica en phase de poules, tiens !) 3e du mondial. 
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​Ils vont ainsi enchaîner 8es de finale et éliminations au premier tour, ne prenant qu’un point en 2006 (0-0 contre la Croatie) et en 2014 (0-0 contre la Grèce). En 2010, ils finissent 2e derrière les Pays-Bas s’imposant contre le Danemark et le Cameroun, avant de s’incliner face au Paraguay aux pénaltys, et en 2018, c’est la Belgique dans un match fou qui les élimine en huitième en l’emportant 3-2 en toute fin de match après avoir mené 2-0 jusqu’à 20 minutes du terme. 
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Qualification :
 
Le Japon s’est sorti largement leader du Groupe F asiatique, avec des stats dignes de Fifa ou PES, 46 buts marqués et 2 buts encaissés avec notamment un 14-0 en Mongolie, ou un 10-0 en Birmanie ! Il n’est pas utile de dire qu’il s’agit là de la meilleure différence de buts des qualifiés au Mondial !
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Joueur à suivre :

On va parler d’un joueur qui a commencé à se montrer l’an dernier, mais qui explose cette saison, j’aimerai mettre en avant le milieu offensif de l’Eintracht Francfort, Daichi Kamada. Cette année, le milieu offensif de 26 ans est tout simplement le meilleur buteur et le meilleur joueur d’une Eintracht 5e du championnat allemand avec sept buts et trois passes décisives en Bundesliga, plus trois en C1 et deux en DFB-Pokal, après une saison 2021-22 où il a enchaîné les matches (46 matches), et où il a surtout été Monsieur Europa League chez les Aigles avec cinq buts en treize parties, alors qu’il n’a inscrit que 4 pions en 32 rencontres. En 152 matches avec le maillot des Adler il a déjà marqué 36 buts pour 26 passes décisives. Il a aussi prouvé lors de son passage à Saint Trond qu’il pouvait être un joueur qui plante avec une saison 2018-19 à 36 matches, pour 16 buts et 9 assists. Il aura de la concurrence avec Ritsu Doan de Fribourg, Kaoru Mitoma de Brighton ou encore le monégasque Minamino mais il a du talent pour être dans la liste du Japon pour le Mondial qui débute dans quelques jours.
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Allemagne
 
Quand on parle de l’Allemagne (de l’Ouest) en Coupe du Monde, on parle du plus beau palmarès derrière le Brésil (4 victoires) et du record de finales jouées, huit. On parle aussi d’une équipe qui a pris l’habitude d’être dans le dernier carré, et ce à 12 reprises depuis 1958, soit 12 fois sur les 18 dernières éditions. 
​Le premier titre mondial de la Mannschaft remonte à 1954, celui qu’on appelle le Miracle de Berne. Opposé en finale face aux invincibles hongrois (31 matches sans défaite avant la finale) de Kocsis, Hidegkuti et Puskas, les allemands de Sepp Herberger sont menés 2-0 après seulement huit minutes de jeu, Puskas et Czibor ayant battu Turek par deux fois. Mais la pluie s’abat sur Berne, et contrairement aux magyars qui préféraient le jeu léger et léché, les Allemands jouaient un jeu plus direct, et reviennent par Morlock et Rahn et au bout de vingt minutes les deux équipes sont à égalité. Les hongrois tentent tout au long du match de reprendre l’avantage mais Turek arrête tout, ce qui fera dire au commentateur allemand « qu’il est un gars diabolique, un dieu du football ». Le match bascule à la 84e minute. Rahn récupère le ballon à l'entrée de la surface, crochète et frappe à ras de terre du pied gauche, son tir piège Grosics, le portier hongrois. Le but de Rahn, qui donne l'avantage aux Allemands, est instantanément qualifié de miracle par les journalistes allemands, qui ne peuvent contenir leur joie à la fin du match!
​Le second sacre des Allemands est lié à l’armada du Bayern des 70’s, avec Maier, Beckenbauer, Breitner, et autres Gerd Müller. C’est encore contre des esthètes, peut-être l’équipe qui a le plus influencé le football moderne, les Pays-Bas de Cruyff, Neeskens, Rep ou Rensenbrink, le « totaalvoetbal »cher à Rinus Michels, repris plus tard par Pep Guardiola. Mais si Johan Neeskens obtient un pénalty, qu’il transforme dès la 2e minute, Paul Breitner plante le sin à la 26e minute pour égaliser, et c’est évidemment « der Bomber » Gerd Müller qui bénéficie d’une passe décisive de Bonhof à la 44e pour offrir le 2e titre à l’Allemagne de l’Ouest cette fois, le Mur de Berlin ayant fait son apparition.
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​​Un Mur de Berlin qui vient de tomber quelques mois avant le 3e titre de l’Allemagne réunifiée, qui affronte en finale une Argentine qui les a battus il y a quatre ans. Mais un pénalty de l’arrière latéral Andy Brehme à la 85e minute offre un 3e sacre aux allemands
Le quatrième sacre est celui de la Löw génération en 2014,  avec une génération qui avait commencé en 2006 avec Podolski, Schweinsteiger, Mertesacker et du futur capitaine Philipp Lahm qui finira 3e à domicile lors du Mondial allemand. 
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C'est un groupe qui s’est complété avec les Özil, Boateng, Neuer et Thomas Müller, entre 2008 et 2010 et qui arrive donc à maturité en 2014.  On se souvient tous de la demi-finale inimaginable contre le Brésil, chez eux, avec le succès historique 7-1 c'est pendant cette demi-finale dantesque que Miroslav Klose devint le meilleur but de l'histoire du Mondial avec sa 16e réalisation. 
C'est une nouvelle nouvelle l'Argentine que la Mannschaft retrouve en finale, et contre qui elle s’impose en prolongations sur une volée du gauche de Mario Götze. 
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​Les finales perdues non citées auparavant sont celles de 1966, au Mondial anglais avec le fameux but de Geoff Hurst, celle de 1982 où ils se cassent les dents sur l’Italie de Paolo Rossi et Marco Tardelli, avec sa célébration mythique et celle de 2002, où Oliver Kahn impeccable pendant tout le tournoi laisse échapper en finale un ballon dans les pieds du brésilien Ronaldo.
                                                                                           
Le Mondial 2018 sera une débâcle , avec l'Allemagne sortie au premier tour, malgré une victoire contre la Suède arrachée par un coup franc de génie de Toni Kroos, mais des défaites contre le Mexique et la Corée du Sud ont eues raison du collectif teuton.
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L’Allemagne s’est qualifiée en tant que leader du groupe J avec une seule défaite en dix parties, lors de la 3e journée face à la Macédoine du Nord. On a ici la seconde meilleure attaque de la zone Europe avec 36 buts avec des 6-0 contre l’Arménie, ou 9-0 contre le Liechtenstein.
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J’aurais pu vous faire un débrief sur l’homme sans muscles Thomas Müller, mais  j’ai préféré vous parler d’un de ses coéquipiers en club comme en sélection, de l’homme qui tire les ficelles du Bayern, le polyvalent Joshua Kimmich. Ce n’est pas le monsieur stats décisives cette saison, mais on parle quand même d’un mec qui en ayant Thomas Müller dans son équipe, et en jouant milieu défensif, étant le joueur le plus défensif de l’équipe à part les défenseurs et le garçon nous a lâché 12 passes décisives. Il est l‘homme qui équilibre la machine Bayern, avec les Lewandowski (Maintenant Choupo-Moting), Gnabry, Coman, Sané, Mané, Müller, Goretzka, mais pas à la manière d’un Claude Makélélé qui courait partout ou plus récemment Ngolo Kanté, mais en avec un sens du placement et de l’anticipation que très peu ont dans le foot actuel, et avec une qualité de passe extraordinaire plutôt à l’instar d’un Andrea Pirlo doté d’un bagage défensif extrêmement poussé. 
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​Il est évidemment le nouveau Philipp Lahm, autant dans le gabarit pour leur poste (1,77 pour Kimmich, 1m70 pour Lahm), dans les clubs (Kimmich étant formé à Stuttgart, alors que Lahm avait joué deux ans en début de carrière au VfB) que dans le positionnement sur le terrain, Lahm ayant débuté en latéral avant d’être replacé en tant que milieu défensif en fin de carrière, tout comme Kimmich qui a fait son trou en tant qu’arrière droit avant de s’installer à côté de son compère Leon Goretzka dans le pivot à deux au centre du jeu bavarois. Il est d’ailleurs l’un des leaders du Bayern, derrière les légendes Müller et Neuer. Aura-t-il le même destin que son illustre aîné il y a huit ans de ça ? Réponse dans un peu plus d’un mois au maximum. 
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Camouf, @CamilFranciosi, pressé de voir les matches de ce groupe

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​Salut les footeux ! Aujourd’hui on va parler du groupe D de la Coupe du Monde au Qatar, c’est le groupe de la France (Cocorico !), mais aussi celui d’un ancien champion d’Europe surprise, le Danemark, de l’équipe la moins asiatique de la zone Asie (maintenant Asie-Océanie) l’Australie, et d’un ancien champion d’Afrique, la Tunisie. Let’s go !
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Tunisie

Commençons par les Aigles de Carthage. Bien que les premiers matches en terre tunisienne aient lieu pendant le protectorat français, dès 1928, et une défaite 8-2 contre une Equipe de France B, la première rencontre officielle se passe à la suite de l’indépendance du pays, et après la création d’une fédération tunisienne de Football. Elle se déroule le 29 mars 1957, contre la Libye lors des jeux panarabes, et se termine sur un score de 4-2.
Il faut attendre l’édition 1978 en Argentine pour voir la Tunisie participer à la grand-messe mondiale du Football. Il faut se souvenir que les places pour le Mondial sont encore majoritairement données aux européens, voire aux sud-américains, l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Afrique n’ayant qu’un ticket chacun. En tant que représentant africain, la Tunisie va même être la première équipe africain à remporter un match dans un Mondial gagnant contre le Mexique, puis perdant contre la Pologne, 3e lors de l’édition précédente et de décrocher un nul contre les champions du monde ouest-allemands. 
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​Il faudra attendre la coupe du Monde en France en 1998 pour les revoir en Coupe du Monde. Les coéquipiers de Sami Trabelsi ne décrocheront qu’un point contre la Roumanie de Gheorghe Hagi, le Maradona des Carpates, et du jeune attaquant Viorel Moldovan, qui fera notamment les beaux jours du FC Nantes. S’enchaîne la Coupe du Monde asiatique 2002 ou l’équipe est composée de plus de joueurs qui évolueront en Europe comme Hatem Trabelsi à l’Ajax, Ali Boumnijel à Bastia, Ziad Jaziri à Troyes , Adel Sellimi à Nantes et Fribourg, ou encore le binational Selim Benachour, formé et ayant joué au PSG, mais où là aussi, un seul nul face à la Belgique des Deflandre, Mpenza, Wilmots et du jeune Van Buyten. 
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​L’édition 2006 en Allemagne voit une Tunisie championne d’Afrique deux ans auparavant face au Maroc, et avec des joueurs habitués aux championnats européens, comme les sept joueurs évoluant en France (Haggui, Yahia, Jemmali, Jaziri, Guemamdia, Ben Saada et le brésilien naturalisé Santos), sans oublier les « allemands » Mnari et Chedli de Nuremberg, Saïdi à Lecce, ou encore Jaïdi et Nafti à Bolton et Birmingham. Malheureusement là aussi, seul un nul contre l’Arabie Saoudite sera glané lors du premier match, s’inclinant contre l’Espagne pas encore en mode rouleau compresseur et l’Ukraine de Shevchenko, qui enterre les espoirs tunisiens. 
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​Les éditions sud-africaines et brésiliennes seront sans eux, et c’est en Russie qu’ils referont une courte apparition, remportant le deuxième match de leur histoire en Coupe du Monde, gagnant 2-0 contre le Panama avec des buts de Ben Youssef et Khazri, et marquant des buts à des équipes qui finiront demi-finalistes comme l’Angleterre ou les belges. 
Qualification :
 
La Tunisie s’est qualifiée en finissant première du Groupe B africain devant la Guinée équatoriale, la Zambie et la Mauritanie, n’encaissant que 2 buts en 6 parties (3e meilleure défense derrière le Mali 0 but et le Maroc 1 but) avant s’imposer face au Mali lors du 3e tour. 
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Composition :

La Tunisie devrait jouer dans un 4-3-3 qui pourrait ressembler à ça : 
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Joueur à suivre :
 
Le nombre de joueurs dans l’effectif actuel jouant ou ayant joué en France est remarquable. Pas moins de 10 joueurs sont passés par la France (Talbi, Ghandri, Khaoui, Rafia, Sassi, Skhiri, Sliti, Touzghar, Laidouni, et Abdi , sans compter le jeune Mejbri formé à Monaco). Mais c’est celui dont je connais le plus la situation dont je vais parler. Il s’agit du milieu de terrain du FC Cologne Ellyes Skhiri.

L’ancien montpelliérain formé dans l’Hérault a passé 6 saisons dans le sud de la France avant de franchir le Rhin. Milieu de terrain récupérateur infatigable, il s’est établi en Ligue 1 comme une valeur sûre de l’entrejeu, enchaînant les saisons en tant que titulaire de la Paillade. En 2019, ce sont les boucs de Cologne qui flairent le bon coup en l’enrôlant pour six millions d’Euros.

Le tunisien s’impose dès le départ comme un titulaire à Cologne, disputant 32 rencontres pour sa première saison allemande, étant même dès la3e journée l’artisan majeur de la victoire 2-1 contre Fribourg, étant buteur et passeur.2020-21 est celle de la consécration pour Skhiri, se permettant de clouer le BVB à lui seul grâce à un doublé lors de la 9e journée notamment et inscrivant 5 buts pour 3 passes décisives. Il sera inscrit dans l’équipe-type de la saison. La saison dernière fut moins brillante pour l’ex-héraultais, la faute à des blessures ne le laissant disputer que 3 rencontres entre la 7e et la 22e journée. Mais cette année, le natif de Lunel est reparti sur de bonnes bases, n’ayant manqué aucune rencontre de son club depuis la reprise. 
Australie
 
Quand je vous parle de Coupe du Monde, de joueurs ayant gagné la Champions League et de maillots jaunes avec des shorts verts, vous pensez à qui ? Au Brésil ? Perdu ! Je parle des Socceroos, une équipe d’Océanie qui participe aux qualifications de la zone Asie . Etonnant, n’est-ce pas ?  La raison pour laquelle l'Australie se présente dans cette compétition est le bien maigre niveau des autres sélections de l'OFC, la Confédération Océanique du Football. Parmi ces sélections, les Fidji, les Îles Samoa, la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Zélande, Tahiti, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Samoa américaines, Tonga, le Vanuatu, les Îles Cook et Salomon, pas génial pour se jauger. En 2005, ils ont même mis un 31-0 aux Samoa. Bref, ils sont trop forts pour l’Océanie, et ont demandé à l’AFC, la Confédération Asiatique de Foot de pouvoir jouer contre des équipes d’un autre niveau, comme la Corée du Sud, le Japon ou l’Iran.


​Cependant, en dehors de sa première participation en 1974, c’est une équipe récente en Coupe du Monde. Leur deuxième Mondial date seulement de 2006, où ils ont atteints les huitièmes de finale, se faisant sortir sur un coup de filou de Fabio Grosso et un penalty de Francesco Totti. Mais avant de tomber face aux futurs champions du monde, ils s’avançaient dans un groupe composé du Brésil, du Japon et de la Croatie. Mais cette Australie avaient des joueurs de haut niveau dans son effectif, entre le goal Mark Schwarzer de Middlesborough, un milieu composé de mecs comme Tim Cahill d’Everton, Mark Bresciano de Parme ou du sous-coté Scott Chipperfield de Bâle, et d’une attaque avec Harry Kewell, vainqueur en 2005 de la C1 avec Liverpool, et Mark Viduka, l’armoire à glace de Newcastle et Middlesborough. Après une victoire 3-1 contre le Japon, il s’incline contre l’épouvantail brésilien, avant de décrocher un nul contre les croates, terminant avec 4 points.
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​Depuis, les trois tournois mondiaux sont l’histoire de trois petits matches, avant de rentrer au bercail.  En 2010, ils sont tout près de se qualifier à nouveau pour les huitièmes, ayant quatre points à égalité avec le Ghana, mais les Black Stars se sont inclinés 1-0 face à l’Allemagne, alors que les Socceroos en prennent 4, et sortent au goal-average, malgré une victoire face à la Serbie. En 2014 par contre, c’est un zéro pointé au niveau des points, dans un groupe injouable avec l’Espagne championne du monde et double championne d’Europe, les Pays-Bas vice-champions du monde et qui finiront demi-finalistes, et du Chili qui sortira des poules avec les Oranje. Enfin au mondial russe, dans la poule de la France, ils décrochent un point face au Danemark, après une défaite inaugurale malheureuse contre les Bleus et une deuxième face au Pérou. 
Qualification :
 
L’Australie s’est qualifiée en tant que leader du groupe B  du 2e tour de la Zone Asie devant le Koweït, la Jordanie, le Népal et Taïwan (pas vraiment plus fort que l’Océanie tout ça…) avant d’être 3e du groupe 2 du 3 tour derrière l’Arabie Saoudite et le Japon, ce qui les oblige à passer par un 4e tour face aux Emirats arabes unis et de jouer un barrage intercontinental contre le Pérou, qui se passera aux pénaltys, Andrew Redmaine sortant le 6e pénalty des péruviens.
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Composition:

L'Australie joue principalement en 4-5-1 (ou 4-2-3-1) et pourrait ressembler à ça: 
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Joueur à suivre :
 
J’aurai pu vous parler de Matthew Leckie, passé par plusieurs clubs allemands dont le FSV Frankfurt, le FC Ingolstadt et le Borussia Mönchengladbach, ou Aaron Mooy, le travailleur milieu du Celtic passé par Manchester City et Brighton, mais j’ai préféré me pencher sur le milieu polyvalent Ajdin Hrustic, qui évolue actuellement au Hellas Verona. Post-formé chez le Königsblauen du Schalke 04, mais chez qui il ne jouera jamais en pro, il se révèle à Groningen aux Pays-Bas ou il va évoluer de 2016-17 où il va jouer ses premiers matches, avant de s’imposer dans le nord des Pays-Bas. Il dépasse les 1000 minutes de jeu les saisons suivantes devenant un joueur soit qui rentre souvent en jeu, étant un supersub, soit qui joue la première heure, jouant une soixante de minutes par match, puis effleurant les 2000 minutes lors de sa dernière saison. Il part en septembre 2020 pour un million d’euros à Francfort pour entrer dans la rotation, tantôt pour remplacer Kostic, tantôt pour remplacer Sebastian Rode, ou Daichi Kamada. Avec l’arrivée d’Oliver Glasner, il a doublé son temps de jeu chez les Aigles du Main, mais malgré 23 rencontres la saison dernière, les statistiques sont faibles ( 2 buts et 0 passes dé en 23 matches) et il s’engage en fin de mercato cet été avec le Hellas Verona pour 500K euros. Depuis il a joué 4 des 5 matches de son équipe, sans être décisif.
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Danemark :
 
Si on parlait d’Euro et non pas de Coupe du Monde, le lauréat de 1992 aurait eu des choses plus glorieuses à nous raconter au niveau des résultats. Mais on dirait presque que les résultats n’ont jamais été au centre des débats au pays des frères Laudrup, de Peter Schmeichel recordman de sélections avec 129 capes, ou actuellement du revenant Christian Eriksen. Quand on lit les meilleurs buteurs et les plus capés, on a du nom ronflant avec les 3 cités ci-dessus, mais aussi Morten Olsen, Michael Laudrup, Preben Elkjaer Larsen dans les années 1980, les Ebbe Sand, Tomasson, ou Thomas Helveg dans les années 90-2000, ou plus récemment, Niklas Bendtner ou Simon Kjaer. Mais le Danemark aime nous raconter des histoires improbables. De la victoire en 1992, suite à une disqualification de la Yougoslavie entrant en guerre à l’union sacrée l’an dernier suite à la crise cardiaque d’Eriksen lors du premier match face à la Finlande, les hommes en rouge aiment surprendre, et emmener l’opinion populaire souvent avec eux. 
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​Et quand le Danemark joue en Coupe du Monde, en général il passe les groupes (à part en 2010 où il ne gagne que contre le Cameroun). Lors de la première participation en 1986 des Rod-Hvide (les rouge et blanc), ils finissent premiers d’un groupe composé des futurs vice-champions ouest-allemands, de l’Uruguay et de l’Ecosse avec notamment un 6-1 contre l’Uruguay avec un triplé d’Elkjaer Larsen, avant de sortir face à l’Espagne d’un Butragueno injouable et auteur d’un quadruplé ! 
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​Les Danish Dynamite reviendront pour le Mondial français, pour leur meilleure prestation en Coupe du Monde. Dans le groupe C de la France, de l’Afrique du Sud et de l’Arabie Saoudite, ils s’inclinent contre les futurs champions du monde après avoir vaincu les saoudiens et partagé les points avec les Bafana Bafana. En huitièmes de finale, ils explosent 4-1 des Nigérians champions olympiques dotés d’une génération dorée avec les Okocha, West, Oliseh ou encore Ikpeba avant de s’incliner 3-2 avec les honneurs face au Brésil de Rivaldo, Ronaldo, Roberto Carlos et Cafu.
​En 2002, ils se retrouvent avec les français, accompagnés cette fois de l’Uruguay et du Sénégal, avec qui ils vont sortir du groupe, après deux victoires et un nul contre le Sénégal, avec de se faire sèchement sortir 3-0 par l’Angleterre en huitièmes. En 2010, comme dit précédemment, ils sortent au premier tour avec une seule victoire. Lors du dernier mondial, ils retrouvent les français contre qui ils feront un match nul après un partage des points avec l’Australie et une victoire face au Pérou.
Qualification :
 
Les danois sont sortis leaders du groupe F où ils étaient avec l’Ecosse, Israël, l’Autriche, les Iles Féroé et la Moldavie, étant la 2e meilleure défense avec seulement 3 buts encaissés, derrière la Suisse et ses 2 buts. 
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Composition:

Les Danish Dynamite jouent régulièrement dans un 3-4-1-2 qui pourrait donner ceci:
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Joueur à Suivre :
 
S’il y a bien un joueur à suivre dans cette équipe danoise, c’est bien lui, le revenant Christian Eriksen. Lui qui lors du premier match de l’Euro 2021 face à la Finlande est tombé sur la pelouse, et dont on ne savait pendant de trop longues minutes, s’il était encore vivant, ou s‘il nous avait quitté. Lui qui vit et joue désormais avec un pacemaker. Mais avant ce drame qui a bouleversé au-delà des limites du football, on parle du milieu de terrain offensif, un numéro 10 un peu à l'ancienne avec un talent incroyable, partout où il est passé.

Formé à Odense, le milieu offensif régale dès le centre de formation, et à 17 ans, il rejoint en janvier 2009 les moins de 19 de l’Ajax Amsterdam pour 1,5 Millions d’euros. Il passe dans l’équipe première l’année d’après, et jusqu’en août 2013, il va aligner 163 matches avec les Lanciers, pour 32 buts et 65 passes décisives.

Et à l’issue d’une dernière saison ajacide 2012-13 où il finit avec 13 buts et 22 passes décisives, il part pour la perfide Albion, et rejoint les Spurs de Tottenham pour 14,15 millions d’euros. Chez les Lilywhites, c’est la consécration. En six saisons et demie dans le nord de Londres, Eriksen s’impose comme un des meilleurs milieux de la planète foot. Il est même sélectionné dans l’équipe-type de la Premier League lors de la saison 2017-18. Il dépasse régulièrement les 10 buts et/ou 10 passes décisives par saison, et s’affiche comme un des passeurs les plus surs d’Europe montant jusqu’à 24 passes décisives en 2016-17, agrémentées de 12 buts en 48 parties. En 305 parties pour les Londoniens, il a planté à 69 reprises pour 90 passes décisives avant de partir en janvier 2020 pour l’Italie et l’Inter Milan pour 27 millions.

En deux saisons, le maestro danois a mené l’Inter à son premier Scudetto depuis 2010 et l'hégémonie de la Juventus, derrière la doublette Lautaro-Lukaku, organisant le jeu à la manière d’un quaterback, se partageant le travail avec le croate Brozovic. Mais avec son problème cardiaque, et après s’être rétabli, Eriksen ne peut plus évoluer en Italie, le règlement n’autorisant pas les joueurs dotés de pacemakers à évoluer en tant que joueur professionnel en Italie. Il lui faut un nouveau point de chute, et ce sera le promu en Premier League Brentford, pour la phase retour du championnat anglais. Il marque lors de la victoire 4-1 face à Chelsea et délivre quatre passes décisives.

Mais malgré le soutien à Brentford, Eriksen veut rejouer en Coupe d’Europe, et c’est à Manchester United qu’il atterrit librement cet été, où il a délivré 3 passes décisives mais pas encore marqué sous le maillot des Red Devils. Attention au trop plein d’émotions au moment de rejouer en Coupe du Monde Christian !
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​​France
 
(Spoiler) Je vais essayer le faire le plus concis possible, mais ça risque quand même d’être un gros pavé, vu la riche histoire de l’EDF en Coupe du Monde.
Kopa, Platini, Zidane, Griezmann. 4 (petit) fils d’immigrés, 4 génies offensifs qui ont porté la France dans leur plus belle épopée. Depuis le Mondial 1958 en Suède, jusqu’au Mondial Poutinien il y a quatre ans, la France est une actrice, digne de la Comedia dell’Arte transalpine comme des tragédies grecques selon les éditions qu’elle a jouée. Retour sur l’histoire des Bleus en Coupe du Monde.

Il faut savoir que l’Histoire de la Coupe du Monde commence avec la France, car c’est elle qui dispute le premier match de l’histoire du Mondial le 13 juillet 1930 face au Mexique, et c’est un français qui ouvre le score, Lucien Laurent pour une victoire 4-1. Deux défaites plus tard, les Bleus rentrent à la maison. Après un seul match contre l’Autriche en 1934, la France organise le tournoi en 1938 et se débarrasse de la Belgique avant de perdre contre l’Italie de Mussolini, championne en titre. Après la Guerre, il joue un premier tour en 1954, avant la première épopée bleue dans un Mondial. 
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​En 1958, composée autour des joueurs du Stade de Reims finaliste face au Real Madrid lors de la finale de la toute jeune Coupe d’Europe des Clubs Champions (l’ancêtre de la Champions League), l’équipe de France a fière allure avec ses Kopa (ex-Reims), Jonquet, Piantoni, J.Vincent et autre Penverne. Et c’est un de ces rémois qui va crever l’écran, Just Fontaine. Auteur de 6 buts en 3 matches de poule, Justo détonne. En quart de finale, le buteur rémois en colle 2 à l’Irlande du Nord, et égalise à un partout en demi-finale face au Brésil des Pelé, Vava, Didi et autres Garrincha. 9 buts, est-ce suffisant pour Fontaine ? Non, car il va claquer un quadruplé au champion du monde sortant ouest-allemand pour un total de 13 buts dans une compétition, record inégalé jusqu’à aujourd’hui, et probablement inégalable.
​Mais après ce premier exploit, les Français tombent dans une période de disette. Entre 1962 et 1974, un seul tournoi disputé, en 1966, pour une sortie eu premier tour en 1966, tout comme au Mexique en 1978, où la France jouera pour la seule fois de son histoire en vert et blanc, suite à un imbroglio de maillot blanc, et un emprunt de maillots au club local du Club Atletico Kimberley. Mais c’est le premier contact en Coupe du Monde de la bande à Platini. Avec une cohorte de joueurs de 25 ans ou moins, les Bleus (pleins de verts) forment un groupe plein d’espoir avec Battiston, Bossis, Janvion, Lopez, Bathenay, Platini, Rocheteau, Rouyer ou encore Six. La seconde époque dorée commence.
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​En 1982, en Espagne, la  France fait un premier tour contrasté, avec une défaite face aux Anglais, une victoire face au Koweït, où le cheikh Fahad al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, président de la Fédération koweïtienne de foot et du Comité olympique koweïtien a fait annuler un but de Giresse, et enfin un nul face aux tchécoslovaques de Panenka. 
​Au second tour, deux succès contre l’Autriche et l’Irlande du Nord permettent aux Bleus de jouer la demi-finale pour la fameuse nuit de Séville. Après l’ouverture du score de Littbarski et l’égalisation de Platoche sur pénalty, puis l’agression de Toni Schumacher sur Battiston à la 55e, le goal de Cologne collant un coup de hanche à Battiston qui sous la violence du choc va perdre connaissance et quelques dents, on va aux prolongations. Les français prennent vite les devants par Trésor à la 92e puis Giresse à la 98e. Et là, c’est le drame… Rummenigge, diminué mais entré en jeu pour les prolongations, puis Fischer remettent les compteurs à zéro, et à la loterie des tirs aux buts, Stielike est le seul à manquer son tir, alors que Six puis Bossis ne transforment pas. La petite finale sera perdue contre la Pologne. 
​Quatre ans plus tard, ils sortent d’un groupe avec l’URSS de Dasaev, Blokhine (Ballon d’or 1975) et Belanov, Ballon d’Or cette année-là, la Hongrie et le Canada. L’ossature est sensiblement la même, avec Bossis et Battiston en défense, Tigana, Giresse et Platini au milieu, et Rocheteau devant, accompagné des jeunes Bellone et Papin devant. En huitièmes de finale, c’est le champion du monde italien qui est sorti, avant de battre le Brésil aux pénaltys, le jeune Luis Fernandez qualifiant la France pour les demi-finales. Par contre, y a un problème, et il s’appelle « La Mannschaft ». Mais sans Rocheteau, et ayant tout donné contre le Brésil, les Bleus sont battus cliniquement 2-0. Ils réussiront quand même à accrocher la 3e place face à la Belgique, avec un des deux seuls buts de Papin en Coupe du monde, lui qui a évolué à Bruges dans sa jeunesse. Suite à ce Mondial, la génération Platini arrête.
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​Après cela, la France va complètement se planter, et loupera les qualifications pour le mondial italien, puis celui aux USA à deux secondes près dans le temps réglementaire du dernier match de qualification (coucou Kostadinov !) alors qu’il fallait un point face à Israël ou la Bulgarie pour aller chez l’oncle Sam, et que la France a perdu les deux, s’inclinant à 89.58 minutes contre la bande à Stoichkov.
​Mais la Coupe du Monde 1998 se passe à la maison, après un Euro 96 où les Bleus sont allés en demi-finale, et malgré la grogne populaire entourant Aimé Jacquet, le sélectionneur n’étant pas un adepte du beau jeu, mais construisant à partir de solides bases. Exit les Papin, les Cantona, les Ginola, devant on a le double meilleur buteur de Division 1, Stéphane Guivarch, et les deux rookies monégasques Thiery Henry et David Trezeguet, le tout soutenus par l’intériste Youri Djorkaeff et le juventino Zinédine Zidane. Après 3 succès en poule contre l’Afrique du Sud, l’Arabie Saoudite (où Zidane se rendra un rouge) et le Danemark (dans leur groupe cette année), le Paraguay du portier strasbourgeois José Luis Chilavert se présente. C’est Laurent Blanc qui va sauver la maison bleue en prolongations, pour aller jouer l’Italie en quarts.
​Sachant que sept joueurs de l’effectif français évoluent dans le Calcio (plus quatre ayant évolué auparavant), c’est un duel fratricide que les deux formations s’opposent, et qui vont se départager aux tirs au but, Lizarazu étant stoppé par Pagliuca, alors qu’Albertini voit sa frappe détournée par Barthez, et Di Biagio tape la barre. En demi-finales, c’est le petit nouveau croate, tombeur de l’Allemagne qui joue la France. Et ce sont même eux qui ouvrent le score à la 46e par Suker sur une perte de balle de Thuram. Mais le parmesan va égaliser dans la minute suivante avant de s’offrir un doublé, ses seuls buts en 142 capes et de nous offrir une célébration mémorable. 
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La finale est rêvée, le Brésil, champion du monde en titre, avec son Ballon 97 Ronaldo, ses stars Rivaldo, Bebeto, Leonardo (jouant au PSG), Dunga, Cafu, R.Carlos à la maison. Mais les dieux du foot ont décidé ce soir-là de poser leur bénédiction sur la tête d’un jeune de la Castellane à Marseille, qui n’avait que peu pesé dans cette Coupe du Monde, mais qui ce 12 juillet 1998, met deux coups de casque dans les cages de Taffarel en première période. Desailly se fera exclure en seconde période, Barthez sera héroïque face à Il Fenomeno Ronaldo, et au bout de la partie, un 3e but signé Emmanuel Petit, le 1000e but de l’Equipe de France comme un symbole, donne la première Coupe du monde à la France. Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille.
​Après un Euro 2000 aussi flamboyant et une Coupe des Confédérations 2001 remportée, le 1er mondial en Asie est en 2002. Avec le meilleur buteur des championnats français (Cissé), anglais (Henry) et italien (Trézeguet), et avec un Zidane qui vient d’inscrire un but d’anthologie en finale de Ligue des Champions, soulevant enfin un trophée qui lui était échappé en 1997 et 98 avec la Juve, que peut-il arriver aux Bleus ? Eh bin… une blessure de Zidane, et la France ne sait plus jouer sans son numéro 10. Après une défaite inaugurale face au Sénégal dont c’était la première participation et dont 20 joueurs sur 23 jouent en France, et entraînée par un français, les français décrochent le nul face à l’Uruguay mais perdent un Henry expulsé dès la 25e, avant de sortir après le 3e match perdu contre le Danemark.
​Après un Euro 2004 à la fin duquel Zidane annoncera sa carrière, avant de revenir en août 2005, le mondial revient en Europe en 2006, chez nos voisins allemands. Le premier tour est très compliqué, faisant nul contre la Suisse et la Corée du Sud, avant de battre le Togo. L’Espagne en 8es de finale veut « mettre Zidane à la retraite », et va même ouvrir le score par Villa, mais Ribéry pour son premier but en Bleu, et Vieira vont redonner l’avantage aux Bleus avant que le Maestro Zizou ne parachève le succès.
En quarts, c’est le favori de la compétition, le Brésil de Ronaldo, Ronaldinho, Adriano, Kakà et Juninho qui est sur la route. Mais la plus brésilien des 22 acteurs ce soir portera un maillot blanc. Zidane fait la pluie et le beau temps à coup de roulette, de contrôle, de feinte et offrira la seule passe décisive de sa carrière à Thierry Henry. 
​Un pénalty contre le Portugal plus tard, l’Italie de Buffon, Cannavaro, Pirlo, Gattuso, Totti ou encore Del Piero joue la finale face aux Bleus. Après un pénalty dès la 7e minute, sur une faute de Materazzi, c’est le défenseur de l’Inter qui égalise de la tête à la 19e de la tête sur un corner de Pirlo. Aucune équipe n’arrive à marquer, Patrick Vieira se blesse à l’heure de jeu et doit laisser sa place à Alou Diarra, Zidane se déboîte l’épaule droite à la 80e, puis se la fait remettre, et malgré des Italiens beaucoup plus marqués physiquement, on part sur des prolongations. Zidane est tout près d’inscrire un 4e but en finale de Coupe du Monde (3e de la tête) à la 103e mais Buffon détourne, et après un rouge de Zidane pour un énième coup de boule à la 107e, cette fois dans le torse de Materazzi, c’est les pénaltys qui départagent tout le monde avec un raté de Trézéguet qui tape la barre de Buffon.
​En 2010, on passe vite dessus, élimination ridicule au premier tour, avec des défaites face au Mexique et à l’Afrique du Sud suivant un nul contre l’Uruguay, le plus croustillant dans ce mondial français étant l’extra-sportif, la seul cohésion des français étant en ne sortant pas du bus pour les entrainements, écrivant des lettres au sélectionneur, et le traitant même pour certains. On se souvient de la sortie mythique d’un Ribéry parlant en claquettes-chaussettes sur le plateau de Téléfoot. 2014 est un peu mieux, avec une équipe tricolore ayant retrouvé ses supporters, notamment grâce aux barrages contre l’Ukraine fin 2013, mais après être sortis d’un groupe avec le Honduras, la Suisse et l’Equateur, ils battent le Nigeria, avant de tomber une nouvelle fois contre l’Allemagne, contre qui ils s’inclineront 1-0.
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​Le Mondial 2018 est une réussite pour la France. Après des matches compliqués contre le Pérou et l’Australie, ils font un nul contre le Danemark pour finir premiers. En huitièmes de finale, c’est l’Argentine de Messi, Di Maria et Agüero qui est jouée par les Bleus, pour ce qui est le meilleur match des Bleus de ce mondial, avec l’accélération de Mbappé précédant le premier but, l’Argentine qui repasse devant juste après la pause, la frappe de Pavard, la France repassant devant avec un doublé de Mbappé et la tension avec la réduction du score d’Agüero en fin de match
Les quarts contre l’Uruguay et la demie contre la Belgique sont âpres la France est sauvée par sa charnière centrale Varane - Umtiti buteurs. La finale contre la Croatie vient conclure une campagne maîtrisée, surtout à partir des 8es pour le second sacre mondial français qui ramènent la Coupe à la maison. 
Qualification :
 
Les hommes de Didier Deschamps ont fini premiers et invaincus du groupe D de la Zone Europe avec 18 points, 5 victoires 3 nuls et 18 buts inscrits pour seulement 3 buts encaissés, étant la 2e équipe à avoir encaissé le moins de buts à égalité avec le Danemark, derrière le verrou suisse, mais aussi la 3e plus mauvaise attaque à égalité avec la Serbie, devançant la Suisse et l’Espagne avec 15 buts.
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Composition :
 

Deschamps a changé son fusil d'épaule, et est passé sur un 3-4-1-2 semblable à celui du Danemark, t ça pourrait être quelque chose comme ça:
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Joueur à suivre :
 
Le joueur à suivre, c’est évidemment le prodige français Kylian Mbappé. Le joueur le plus cher du monde actuellement avec 160 Millions de valeur marchande était en 2018 un jeune joueur très prometteur, débarquant à Paris pour un prix désopilant, 180 Millions d’Euros, à ce jour, toujours le 2e plus gros transfert de l’histoire derrière Neymar, et qui avait fait déjà quelques armes avec Monaco en Coupe d’Europe, sortant notamment Manchester City en 2017.  Mais depuis, le natif de Bondy est devenu une superstar, peut-être la superstar mondiale aux côtés des deux légendes Ronaldo et Messi. En quatre ans, il est déjà le 2e meilleur buteur de l’histoire du club à 23 ans, avec 183 buts, et devrait cette saison dépasser les 200 buts d’Edinson Cavani. Son entente avec Antoine Griezmann et Karim Benzema devant seront une des conditions majeures dans la réussite du groupe France au Qatar. Après le (très probable) ballon d’Or de Benzema en 2022, Mbappé Ballon d’Or en 2023 ? Pour ça, il faudra gagner autre chose que la Ligue 1 Kylian, et ça commence en Novembre au Qatar…

Auteur

Camouf, @CamilFranciosi, qui n'a pas pris en compte la soirée du Ballon d'Or

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Salut les footeux ! Aujourd’hui on va parler du groupe C , le 3e groupe à analyser de ce mondial. Entre l’un des favoris à la victoire finale l’Argentine de Messi, la Pologne d’un Lewandowski qui marche sur l’eau, et deux habitués des tournois continentaux avec l’Arabie Saoudite et le Mexique, voyons ce que ce groupe C a à nous offrir. Musique Maestro !
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Arabie Saoudite

Pour commencer, parlons de l’équipe que je connais le moins bien, et probablement vous aussi. Les Faucons, tel est le surnom de l’équipe nationale d’Arabie Saoudite, est une équipe dont le premier match international remonte à 1957, et une victoire 31 face à la Syrie, et que les moins de 40 ans ont l’habitude de voir apparaître en Coupe du Monde, mais les plus anciens se souviennent de leur première apparition en mondovision, lors du Mondial américain de 1994. 

Sur les terres de l’Oncle Sam, les coéquipiers de Mohammed Al-Deayea et de Majed Abdullah (meilleur buteur de l’histoire saoudienne avec 72 buts en 140 matches) se sont offert le luxe de passer le premier tour, ce qui est à ce jour, à l’aube de leur sixième participation au tournoi leur meilleure performance. Après une défaite inaugurale 2-1 avec les honneurs contre les Pays-Bas, les petits hommes verts s’imposent face au Maroc avant de gagner face à la Belgique des Michel Preud’homme, Marc Wilmots, Enzo Scifo et autres Danny « la mobylette grenat » Boffin. Ils sortiront en huitièmes sur le score de 3-1 face à la Suède de Brolin, Dahlin et du jeune Henrik Larsson qui finira 3e du tournoi.
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​La Coupe du monde 1998 voit les Faucons débarquer avec sur leur banc l’entraîneur champion du monde en titre, Carlos Alberto Parreira, arrivé juste avant la phase finale. Mais après deux revers contre le Danemark en ouverture puis face à la France, match dans lequel Zidane écopera d’un rouge pour avoir essuyé ses crampons sur la cuisse sur Amin, les saoudiens sortent derniers du groupe accrochant le nul face aux néophytes d’Afrique du Sud.
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Le mondial asiatique est le pire pour les saoudiens (comme quoi les français en 2002 hein…). Dans un groupe avec le futur vice-champion allemand, le Cameroun et l’Irlande, ils perdent leurs 3 matches, ne marquant aucun but et se prenant un cinglant 8-0 lors du match d’ouverture de leur groupe avec un triplé de Miroslav Klose notamment.
En 2006, c’est un peu moins honteux, car ils décrochent un match nul 2-2 face à la Tunisie championne d’Afrique en titre, mais ce seront les seuls points et buts marqués, l’Ukraine de Shevchenko les étrillant 4-0 puis l’Espagne finissant le travail 1-0

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Après des phases finales manqués en 2010 et 2014, ils reviennent en 2018, dans une poule contenant l’hôte Russe, l’Uruguay de Suarez et Cavani, et l’Egypte du prometteur Mohamed Salah. Après avoir été douché par la Russie 5-0, ils vont s’incliner 1-0 sur un but de Suarez face à l’Uruguay, la victoire contre l’Egypte d’un Salah avec le bras en vrac ne servant que de lot de consolations.

​Que feront-ils cette année? C'est à voir, même si je les vois finir derniers de ce groupe.
Qualifications :
 
L’Arabie Saoudite a fini première de son groupe 2, devant le Japon et l’Australie, avec une seule défaite en 10 matches, lors de la 8e journée au Japon, et chipant la première place lors de la dernière journée, les Faucons gagnant contre l’Australie pendant que les Blue Samurais faisaient match nul face au Vietnam.
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Composition :
 
L’Arabie Saoudite joue dans un dispositif en 4-3-3 ou 4-5-1 qui pourrait ressembler à cela :
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Joueur à suivre:
 
Etant donné que tous les joueurs ont une carrière plus ou moins concentrée dans le Moyen Orient, je m’en suis référé aux statistiques, et c’est sur le cas de l’expérimenté ailier gauche Salem Al-Dawsari que j’ai jeté mon dévolu. Il joue actuellement à Al-Hilal, club par lequel est passé notre bon vieux Bafétimbi Gomis, et lequel jouent actuellement d’anciens joueurs connus en Europe comme le malien Moussa Marega (ex-FC  Porto) ou Luciano Vietto (ex- Atletico et FC Seville). Il a remporté la Champions League asiatique avec Al-Hilal, et a porté pendant une saison les couleurs d’un club européen, Villarreal, pour lequel il a joué … 33 minutes lors de la dernière journée de championnat 2017-18 lors d’un match nul face au Real Madrid. Il est le 3e meilleur buteur de l’histoire de son club avec 71 pions, à égalité avec Al-Qahtani, à quatre unités de l’ex-niçois Carlos Eduardo, Gomis étant le meilleur scoreur avec 107 buts en 147 parties, et le deuxième plus capé avec 296 matches derrière Al-Shahrani (311). En équipe nationale, il en est à 15 buts en 53 sélections derrière Sahlawi et 20 buts (ou 28 si on compte les non officiels) et donc Abdullah et ses 72 unités.
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​La Tri est une des sélections les plus habituées à jouer des Coupes du Monde, avec 16 participations en 21 participations, la 17e arrivant en novembre, ce qui la place en 5e position derrière le Brésil  ( 21/21 avant de jouer celle de cette année), l’Allemagne (19/21), l’Italie (18/21), et l’Argentine (17/21). Ils sont les recordmen de victoires en Gold Cup, l’équivalent de l’Euro en Amérique du Nord avec 11 victoires entre 1965 et 2019.
​Les résidents de la CONCACAF (fédération d’Amérique du Nord et d’Amérique Centrale) dont ils sont un des pays fondateurs sont un des 13 pays à avoir disputé la première Coupe du Monde, celle de 1930 remportée par l’Uruguay face à l’Argentine, où ils perdront leurs trois matches, encaissant d’ailleurs le premier but de l’histoire de la compétition par Lucien Laurent, lors du 4-1 inaugural. S’en suivront un 3-0 face au Chili et un 6-3 face à l’Argentine (qu’ils retrouvent cette année) pour une dernière place peu glorieuse. Ils retrouveront le Mondial vingt ans après, en 1950, pour le même résultat qu’en 1930, une sortie au premier tour avec 3 défaites consécutives. Les aztèques vont prendre leur premier point huit ans plus tard en 1958, face au Pays de Galles lors du second match, Belmonte répondant à Allchurch en fin de match. Malheureusement c’est le seul point pris du tournoi. La première victoire mexicaine arrive lors du Mondial 1962 lors du dernier match de poules face à la Tchécoslovaquie, un succès 3-1 qui ne suffit pas, ayant perdu les deux premières parties. Il faut attendre la 7e participation en 1970 pour voir le Mexique passer les poules en finissant 2e d’un groupe avec l’URSS, la Belgique et le Salvador, faisant match nul contre les Russes, et gagnant face aux 2 autres. Ils se feront sortir 4-1 en quarts (oui il n’y avait pas encore de 8es) face aux futurs vice-champions italiens. 
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Equipe du Mexique de 1970

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​Après un passage éclair en 1974, c’est en 1986 qu’on les revoit et qu’ils passent à nouveau les poules, sous l’impulsion d’un Hugo Sanchez performant au Real Madrid en finissant premiers du groupe avec des succès contre la Belgique et l’Irak, et un nul face au Paraguay, et de battre la Bulgarie 2-0 en huitièmes introduits pour ce tournoi, avant d’échouer face à l’Allemagne aux tirs au but. 
​En 1988, l’affaire des « cachirules », histoire où la sélection des moins de 20 ans avait utilisé 4 joueurs ayant dépassé l’âge autorisé va pénaliser la fédération mexicaine, qui se fait suspendre des qualifications du Mondial 1990 ! Les amateurs de ponchos et autres sombreros vont retrouver la Tri lors du Mondial américain, où ils vont finir huitièmes de finalistes, et éliminés par la Bulgarie qui prend sa revanche de 1986, après avoir été premiers d’un groupe comprenant le vice-champion italien, l’Irlande et la Norvège. Depuis le mondial Made in USA, le Mexique a fini à chaque tournoi en huitièmes de finale (7 fois d’affilée !), enchaînant des sorties contre l’Allemagne en 1998, le voisin et ennemi des Etats Unis en 2002, l’Argentine en 2006 (avec un golazo de Maxi Rodriguez en prolongations) et en 2010, par les Pays-Bas en 2014, et enfin contre le Brésil lors du mondial Russe de 2018.
Qualifications :
 
Le Mexique s’est qualifié en seconde position de la zone Concacaf avec 28 points en 14 journées, à égalité avec le leader canadien, mais avec une différence de buts moins élevée que les coéquipiers de Jonathan David (+16 pour le Canada pour +9 pour le Mexique) ? Ils ont alterné le bon et le moins bon, s’imposant les deux fois contre le Costa Rica de Keylor Navas, mais faisant de mauvais résultats contre leurs rivaux, le Canada (match nul puis défaite) et les USA (défaite puis nul) ou faisant match nul au Panama.  
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Composition :
Je vois le Mexique jouer dans un 4-3-3 qui pourrait ressembler à ça :
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Joueur à suivre :
 
J’ai hésité car plusieurs joueurs sont intéressants à suivre entre les ailiers Lozano et Lainez, le vétéran Guardado ou l’éphémère ajaccien Memo Ochoa, mais j’ai envie de mettre en lumière un garçon de l’ombre, qui est une des fondations de son effectif, malgré son relatif jeune âge, et dans une institution du football offensif, Edson Alvarez. Depuis son arrivée en 2019-2020, où il a joué 23 matches, la saison s’arrêtant plus tôt que prévu pour cause de *tousse Covid tousse*, le solide milieu défensif a imposé son mètre 87 au centre du terrain de l’Ajax Amsterdam et été un pion important du milieu de terrain, disputant 39 matches en 2020-21, puis 41 la saison dernière, étant le 4e homme du milieu ajacide, derrière le trio néerlandais Klaassen- Berghuis- Gravenberch (désormais parti au Bayern). Cette année, il a le 2e nombre de matches joués depuis le début de la saison avec 10 parties disputées derrière l’indéboulonnable Berghuis et les jeunes Kenneth Taylor et Mohammed Kudus, le ghanéen qui explose tout en ce début de saison (7 buts en 11 matches). 
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Pologne
 
En 2022, quand on pense Pologne, on pense évidemment à un homme, le nouvel attaquant du Barça, qui a régné sur la Bundesliga pendant la dernière décennie, Mr Robert Lewandowski. Mais comme il y a eu un club de foot à Paris avant Zlatan, il y a eu une équipe de Pologne avant RL9. Et elle a même parfois été surprenante, même si elle n’a jamais été gagnante. Les Bialo-czerwoni (les blanc et rouge en VF) qui ont disputé leur premier match officiel en décembre 1921, une défaite 0-1 face à la Hongrie ont connu leurs heures de gloire dans les années 70-80. Une première apparition en Coupe du Monde est à noter dès 1938, mais après un huitième de finale (seulement 15 équipes) contre le Brésil perdu 6-5 dans des conditions climatiques affreuses, le premier Mondial est déjà fini, et il faudra attendre loooooooooooongtemps avant de revoir la Pologne en mondovision. 
Très discrète lors des compétitions internationales jusqu'alors, la Pologne connait son heure de gloire dans les années 1970 et jusqu'au milieu des années 1980, grâce notamment à une génération exceptionnelle de footballeurs talentueux, comme le milieu de terrain Kazimierz Deyna, les attaquants Grzegorz Lato et Andrzej Szarmach (qui évoluera à l’AJ Auxerre dans les 80’s) ou encore le gardien de but Jan Tomaszewski.

En 1974 après avoir battu l’Angleterre et le Pays de Galles en qualification, ils débarquent dans une poule composée de l’Argentine, du vice-champion du monde italien et de Haïti, et ils vont remporter les trois matches, atomisant Haïti 7-0 au passage. Un joueur survole ce groupe c’est le buteur Szarmach qui en est à 5 buts en 3 matches, devançant son compère d’attaque Gregorz Lato avec 4 pions. Pour le deuxième tour (oui cette coupe du monde ne s’est pas jouée avec des quarts et des demi-finales), ils sont opposés à l’Allemagne de l’Ouest, la Suède et la Yougoslavie. Le premier match est gagné contre la Suède, le deuxième contre la Yougoslavie aussi, avec à chaque fois des buts de Lato mais contre la RDA, un but de Müller est le seul inscrit de la rencontre, et c’est l’Allemagne qui joue la finale. Les Biale Orly (les aigles blancs) joueront la petite finale et la remporteront sur un nouveau but de Lato, qui finit meilleur buteur de la compétition avec 7 buts, il aura marqué dans 5 des 7 matches de sa sélection.
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​Après avoir fait un huitièmes de finale en 1978, sortant la Tunisie et le Mexique (qu’ils retrouveront cet hiver) avec des buts de Lato contre la Tunisie et de Deyna et du jeune Boniek contre le Mexique, ils ne décrochent qu’un succès contre le Pérou au second tour, s’inclinant contre le Brésil et le futur champion argentin, malgré une nouvelle réalisation de Szarmach contre le Pérou et un de Lato face au Brésil.
En 1982, Lato et Szarmach sont toujours présents, mais Boniek est devenu un membre important de l’équipe, et c’est ce trio qui va porter l’équipe pendant le tournoi. Après un 0-0 contre les futurs champions italiens, et un nouveau match sans but contre le Cameroun de Roger Milla, le sélectionneur Antoni Piechniczek laissant Szarmach sur le banc pour Iwan. Le troisième est cependant largement remporté 5-1 contre le Pérou, avant que Boniek ne s’offre un triplé contre la Belgique, puis de refaire un match nul et vierge face à l’URSS dans le second tour, match dans lequel Boniek écope d’un jaune. Sans leur jeune prodige, ils tomberont 2-0 face à l’Italie en demi-finales. 
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​En 1986, ils sortent d’un groupe avec le Maroc, l’Angleterre et le Portugal, mais seulement en tant que 2e meilleur troisième derrière la Belgique. Ils sortiront en huitièmes, se faisant balader par le Brésil 4-0.
Depuis, trois apparitions se limitant au premier tour en 2002, 2006 et 2018 sont les seules choses qu’ont pu montrer les nouvelles générations, malgré certains joueurs talentueux comme Lewandowski évidemment, mais aussi Eusebiusz Smolarek meneur de Santander et du BVB, dont le père Wlodimirz a joué dans les équipes de 1982 et 86, l’ex défenseur le Lyon et Lens Jacek Bak, l’auxerrois Ireneusz Jelen, ou plus récemment, la doublette Piszczek - Blaszczykowski du BVB, Arkadiusz Milik à l’époque au Napoli, ou des joueurs made in Ligue 1 comme Glik  (Monaco), Grosicki ( Rennes), Rybus (OL) ou Krychowiak passé par le PSG, voire des français naturalisés comme le sochalien Damien Perquis et le messin Ludovic Obraniak.
Qualification :
La Pologne a fini 2e du groupe I, à six points du leader anglais mais ne s’inclinant que deux fois en 10 matches, lors de la 3e journée à Wembley face aux Three Lions, et à la dernière journée face à la Hongrie. Ils ont été exemptés de demi-finales de barrages, étant donné qu’ils étaient tombés contre la Russie, qui est exclue de toutes compétitions internationales, vu la situation géopolitique actuelle, avant de battre la Suède fin mars 2-0 en finales de barrages.
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Composition:

La Pologne pourrait jouer en 3-5-2 dans un dispositif tel que celui-ci: 

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Joueur à suivre :

Y a-t-il vraiment un autre joueur à suivre dans cette  Reprezentacja que le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, qui est aussi le capitaine et l’homme le plus capé ? Je parle évidemment du néo-barcelonais Robert Lewandowski. Le buteur polonais qui avait très mal commencé sa carrière, ne réussissant pas à s’imposer dans l’équipe réserve du Legia Varsovie.
Il va reprend du poil de la bête au Znicz Pruszkow en 2007-08, où il va mettre 21 buts en 32 matches en 2e division polonaise. Le Lech Poznan sent le bon coup et le transfère pour 380000 euros. Là, le jeune buteur explose en première div et en 82 parties, il enquille 41 buts et 20 passes décisives.

L’Ekstraklasa devient trop petite pour le grand talent, et en 2010, c’est le Borussia Dortmund qui le chipe pour 4,75 millions d’euros. Au Borussia, sous la houlette de Jürgen Klopp, c’est toute l’Europe qui va découvrir le bomber venu de l’Est, notamment en Ligue des Champions, où Lewy claque un quadruplé au Real Madrid en demi-finales lors de la campagne 2012-2013 ! Malheureusment pour lui, la finale sera perdue contre le Bayern, mais avec les Schwarzglben, il remporte les Meisterschale (bouclier du champion d’Allemagne)  2011 et 2012, faisant le doublé en 2012 avec la Coupe, et s’adjugeant la Supercoupe en 2013. Mais après le départ de Götze au Bayern en 2013, ce n’est pas Robert goes to Hollywood, mais à Munich qu’il pose ses valises gratuitement après 4 saisons dans la Ruhr, 187 apparitions, 103 buts et 42 assists en jaune et noir.

Avec le Bayern, RL9 s’établit comme un des meilleurs avant-centres au monde. Il a tout gagné, 8 Bundesliga, 3 DFB-Pokal, 5 Supercoupes, et la Champions League en 2020, ainsi que la Coupe du Monde des Clubs et la Supercoupe de l’UEFA la même année, étant la deuxième équipe après le Barça de 2009 à s’offrir un sextuplé. Malheureusement pour Lewandowski, le Ballon d’or qui lui était promis cette année-là lui échappe, l’élection étant annulée à cause du Covid.


Après huit années en Bavière, où il est devenu le 2e meilleur buteur de l’histoire du Rekordmeister avec 344 buts en 375 matches, étant aussi dans le top 15 des joueurs les plus capés du FCB, il est parti en Catalogne cet été chez un autre FCB à qui il a coûté 45 millions d’euros, et pour qui il a déjà marqué 12 buts en 10 matches.
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Argentine
 
Di Stefano. Maradona. Messi. Ces trois noms résument à eux seuls la grandeur de l’Albiceleste. Double vainqueur de la compétition en 1978 à domicile et en 1986 au Mexique, finaliste en 1930 lors de la première finale en 1930 en Uruguay et en 2014 lors du mondial brésilien, l’Argentine a rarement su briller lorsqu’il s’agit de quitter le continent sud-américain, à part l’édition 1990 où ils arrivent en finale face à l’Allemagne fraîchement réunifiée lors de l’édition italienne. 
​Ne dépassant pas les huitièmes de finale (alors que maximum 15 équipes sont inscrites) entre 1934 et 1966, il faut attendre le tournoi anglais pour voir le deuxième plus haut niveau atteint par les gauchos en terre non-sud-américaine. Se qualifiant 2e d’un groupe incluant l’Allemagne de l’Ouest, l’Espagne et la Suisse (ils jouaient l’Euro ou le Mondial, là, franchement ?!) derrière les teutons, ils se feront sortir par l’hôte et futur champion anglais, avec une expulsion pour le capitaine Antonio Rattin, ne voulant pas sortir. Cet incident nous apportera l’apparition des cartons jaune et rouge lors du mondial suivant. 
Expulsion de Rattin à 1:42
​Après des faibles performances en 1970 et 74, c’est en 1978, à domicile que l’Argentine va s’élever sur le toit du monde.  
Dans un contexte de dictature militaire, le général Videla étant aux commandes d’un pays « asservi », l’Argentine sort 2e d’un groupe avec l’Italie, la France et la Hongrie (c’est d’ailleurs lors de ce tournoi que la France joua en vert et blanc pour la seule fois de son histoire), avant de dominer le second tour en battant la Pologne et le Pérou, faisant 0-0 face au frère ennemi brésilien. La victoire 6-0 contre le Pérou fait d’ailleurs grand bruit, car ils devaient s’imposer au moins 4-0 pour passer devant le Brésil lors du 3e match. Aaah les joies de jouer à domicile dans un pays sous dictature… Cela dit, la finale est accrochée avec les Pays-Bas sans Cruyff, resté en Europe, et c’est en prolongations que Kempes, déjà buteur en première période, puis Bertoni (sur une passe de Kempes) offrent le premier sacre mondial à l’Argentine. 
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​En 1982, ils sortent au second tour, derrière la Belgique mais devant le Salvador (dont c’est une des 2 seules apparitions) et la Hongrie, perdant contre l’Italie et le Brésil au second tour.
Mais en 1986, il y a un joueur, certes déjà présent en 1982, mais pas encore à un niveau extraordinaire qui va exploser la compétition de toute sa classe. On parle évidemment du Pibe de Oro, Diego Armando Maradona. Après être sortie relativement facilement d’un premier tour face à la Corée du Sud avec une victoire 3-1, aux champions du monde italiens contre qui ils font match nul grâce à Maradona, et un succès face à la Bulgarie 2-0, les huitièmes de finale font leur apparition. L’Uruguay y est sorti 1-0 avant de jouer l’un des matches les plus iconiques de l’histoire d’un Mondial, l’Argentine- Angleterre.
​Quatre après le Guerre des Malouines, incident géo-politique ayant opposé les deux pays en 1982, les deux équipes se retrouvent sur un terrain de football pour en découdre. Il faut savoir que l’Argentine, sur les huit oppositions précédentes, s’était imposée une seule fois face aux Anglais, en 1964. Malgré quelques occasions argentines, la première période n’est pas passionnante. Mais à la 51e, Olarticoechea, sur la gauche, passe à Maradona, qui dribble Hoddle et Reid vers l'axe, attire Butcher et Sansom vers lui, puis fait une passe en diagonale vers la droite à la limite de la surface à Valdano, avant de poursuivre sa course vers la surface de réparation. La passe de Maradona arrive légèrement derrière Valdano, qui rate le contrôle. Le ballon atteint l’anglais Hodge, qui tente une passe lobée en retrait, sans remarquer que Maradona a couru vers la surface de réparation. Shilton sort de son but pour dégager le ballon, mais après avoir sauté, l'attaquant argentin, pourtant plus petit que l'Anglais, arrive à sa hauteur et frappe le ballon de la main gauche avant que le gardien anglais ne puisse le dégager. Le ballon rebondit dans le but vide, et Maradona part célébrer son but. C’est la fameuse  « Main de Dieu », reprise en 2009 par Thierry Henry face à l’Irlande. C’est une injustice ? Diego est un tricheur ? Ok, peut-être mais El Pibe est aussi un génie, comme il le montre quatre minutes plus tard. Enrique passe la balle à Maradona côté droit, et l’histoire se met en marche. Le capitaine argentin se retourne et se défait du marquage de l'attaquant et de Reid d'un contrôle puis d'un dribble de la semelle. Il se dirige alors à toute vitesse vers les buts anglais, échappant à un Butcher trop lent en cours de route. Il crochète ensuite Fenwick avant d'entrer dans la surface de réparation. Shilton sort de ses buts pour réduire l'espace et Maradona feinte une passe vers Burruchaga ou Valdano à sa gauche, dribble le gardien sur la droite, puis marque le but alors que Butcher tacle sur sa droite pour essayer de lui enlever le ballon, incapable d'éviter le 2-0. Le but du siècle vient d’être inscrit, et les commentaires à la radio argentine de Victor Hugo Morales passent à la postérité eux aussi.
​Après cette longue digression, Maradona se débarrasse de la Belgique d’un doublé, avant d’affronter l’Allemagne de l’Ouest en finale. Après avoir mené 2-0 à la 56e par Brown et Valdano, la Mannschaft revient à égalité par Rummenigge et Völler à la 81e, avant que Burruchaga offre un second sacre à l’Albiceleste d’un Maradona devenu icone mondiale. 
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​L’Argentine vient donc en Italie en 1990 avec un titre de champion ET un Maradona devenu dieu à Naples. Ils finissent dans les meilleurs 3es cependant en phase de poules, se faisant surprendre en ouverture par le Cameroun de Roger Milla, avant de battre l’URSS et de concéder le nul face à la Roumanie. Le Brésil est éliminé en huitièmes, avant que les pénaltys ne départagent la Yougoslavie et l’Argentine d’un Maradona qualifié malgré son tir manqué. C’est face au pays hôte, mais à Naples, la ville de Maradona que se joue la demi-finale Argentine-Italie, et que le Pibe de Oro qualifie les siens aux tirs aux but encore une fois, dans un stadio San Paolo (désormais rebaptisé Stadio Maradona) en folie. Malheureusement ils tomberont sur des Allemands réunifiés et solides qui s’imposent sur un pénalty de Brehme en fin de rencontre.
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​​En 1994, c’est une Argentine qui commence à traîner un Maradona en fin de cycle qui s’envole chez l’Oncle Sam. La légende argentine se fera suspendre d’ailleurs après un contrôle anti-dopage après le deuxième match, et l’aventure s’arrête en quarts contre la Roumanie de Georghe Hagi. 
En 1998, ils n’ont plus Maradona, mais un beau vivier avec Ayala, Zanetti, Simeone, Gallardo, Veron, Batistuta ou encore Crespo, mais après un carton plein en phase de poules face à la Jamaïque, la Croatie (pourtant demi-finaliste) et le Japon, ils sortent l’Angleterre des jeunes Owen, Scholes et Beckham aux pénos, ce dernier prenant un rouge, avant de se faire sortir par les Pays-Bas sur un bijou de Dennis Bergkamp en quarts de finale. 
En 2002, c’est une sortie au premier tour (comme les Bleus tiens !) malgré une armada tout aussi impressionnante que 4 ans auparavant, et en 2006, ils se baladent dans le groupe C infligeant notamment un 6-0 à la Serbie-Monténégro avec un but de Cambiasso issu d’une action à 24 passes, battant la Côte d’Ivoire et faisant un nul face aux Pays-Bas.
​En 8es, face au Mexique, c’est sur une reprise de volée incroyable de Maxi Rodriguez en prolongations que l’Argentine passe avant de sortir contre l’Allemagne en quarts aux pénaltys (en même temps sortir Crespo pour Julio Cruz…) C’est aussi la première Coupe du Monde d’un jeune attaquant de Barcelone commençant à percer, un certain Lionel Messi. En 2010, une nouveauté, Diego Maradona est LE Coach, mais devinez contre qui ils sortent en quarts après s’être de nouveau amusés en phases de groupe, et avoir de nouveau sorti le Mexique ? Et oui, l’Allemagne, qui leur en colle 4 en quarts (du coup, c’est el famoso 4 quarts ?) 
Et en 2014, ça y est, l’Argentine d’un Messi devenu superstar performe. En plus, c’est en Amérique du Sud, donc ils vont y arriver, c’est sûr. Comme d’hab, en phase de poules, 3 sur 3 contre le Nigéria, la Bosnie et l’Iran, avec un Messi qui met 4 buts en 3 matches. Ok , le mec est habité ce coup-ci, c’est Maradona 86. La Suisse en 8es, c’est au bout des prolongations que Di Maria va inscrire un but à la 118e, sur une passe de… Messi. Les quarts maintenant, c’est la Belgique d’Hazard et de De Bruyne, qui est sortie 1-0 pour une fois sans Messi décisif. La demi-finale est irrespirable (tout l'inverse de l'autre demie Brésil-Allemagne). Contre les Pays-Bas vice –champions du monde de Van Persie Sneijder et Robben, c’est des loupés de Vlaar et de Sneijder qui envoient l’Albiceleste en finale, avec Messi qui marque son pénalty. Mais et là qui voilà ? Non, c’est pas l’inspecteur Gadget, c’est les Allemands. Et comme le dit si bien Gary Lineker : « Le football est un sport simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent ». Eh bien soit, Higuain loupe ses face à face, Messi n’est pas décisif, et après avoir remplacé Miroslav Klose à la 88e, c’est Mario Götze qui crucifie les rêves argentins à la 113e d’une volée du gauche.
​En 2018 enfin, l’Argentine fait connaissance avec Kylian Mbappé, Benjamin Pavard et sa frappe de batard et Antoine Griezmann en huitièmes après être passé de justesse en phase de groupe avec seulement 4 points, s’inclinant contre le vice-champion croate, et faisant match nul contre l’Islande, ne décrochant qu’une victoire poussive 2-1 sur le Nigéria.
Qualifications :
 
L’Argentine a fini 2e de son groupe, seule équipe invaincue en Amérique du Sud avec le Brésil, avec 11 matches et 6 matches nuls (contre seulement 3 pour le Brésil) avec notamment des points perdus contre le Paraguay à la 3e journée, le Chili à la 7e ou l’Equateur à la dernière journée.
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Composition :
 
L’Albiceleste devrait jouer dans un 4-4-2 avec un onze pouvant ressembler à ça :
 
10 joueurs
    Messi
 
Ou plutôt :
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Joueur à suivre :

Vraiment ? Vous croyez vraiment que je vais répondre à cette question ? Il n’y a pas un mec, septuple Ballon d’ Or, jouant au PSG et ayant avec son Némésis portugais défoncé la planète Football depuis une quinzaine d’années maintenant, qui va probablement à 35 ans disputer sa 5e Coupe du Monde (peut-être la dernière) et qui vient de remporter à pine l’an dernier son premier titre intercontinental majeur avec l’Argentine (et me parlez pas des JO s’il vous plaît)? Je pense que Lionel Messi est peut-être, éventuellement, LE joueur à suivre dans cette équipe ! Le mec a plus de trophées à son palmarès que moi de maillots de foot dans ma collection (ou presque) avec 88 trophées ou distinctions personnelles ! Il a tout gagné en club, plein de fois, 4 Champions League, 10 Liga, 3 Championnats du monde des Clubs, a été 10 fois joueur de l’année en Liga ou en Champions League, est le meilleur buteur et joueur le plus capé de l’histoire du Barça (et de trèèèèèèèèèèèèès loin pour les buts, avec 672 en 778 apparitions contre 226 buts pour Cesar Rodriguez dans les années 40-50). Il est également le meilleur buteur et le plus capé de l’histoire de la sélection avec 90 buts en 164 sélections (le 2e buteur étant Batistuta avec 54 buts). Leo Messi est également en forme cette saison, après une saison d’adaptation à la capitale française, avec 8 buts et 8 passes décisives en 13 matches toutes compétitions confondues en club. Profitons de Messi en Coupe du Monde avant qu’il soit trop tard, et peut-être que c’est au Qatar, lui le joueur du PSG qu’il va briser la « malédiction » argentine, qui n’arrive pas à gagner hors des limites américaines.

Auteur

Camouf  @CamilFranciosi , nostalgique du football d'avant